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Tome trentième.
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tìons. L’acide marin ne dissout point, ou ique très-peu de mercure si on l’applique ànud. En préparant cedemi-minéra!, ou enle faisant sublimer en même temps quel’acide marin se distille, ils s’uniront envapeurs, & formeront un sel , qui fera avecsurabondance d’acide. Ensorte que pour ledébarrasser de cette surabondance , il fau-dra le faire sublimer plusieurs fois avec dunouveau mercure pour former la panacéemercurielle , que nous regardons commele véritable sel neutre du mercure & del’acide marin. C’est là le seul moyen desavoir entièrement neutre &très-pur ; parla précipitation qu’on en fait de l’acide ni-treux, il ne l’est jamais.

Les acides en ne dissolvant qu’une partiede certains métaux fur lesquels on les ap-plique à nud , prouvent qu’ils ne les dissol-vent qu’à raison de leur phlogistique , qu’ilsles décomposent; & en ester, s’ils n’encontiennent pas une assez grande quantitépour aider la dissolution de tout le principeterreux qui entre dans leur composition ,cette terre se précipite dépourvue de phlo-jistique fous forme de chaux.

M. Pott se trompe , lorsqu’il dit que lenagma déliquescent formé par cet acide &le cuivre , dont la couleur est verd de pré ,n ’est point crystallisable. II en dit autant decelui qui est formé par le fer , dont la cou-leur est jaune verdâtre.

L’acide marin & l’étain forment un selP ar ^'tement neutre , très - crystallisable.Ausii ce dernier est aisément dissous : &

- °«que l’acide est concentré , le mélangeç^^yolatil parla surabondance d’acide.la T 6 dlssoi «ion mêlée avec le mercure estr ? u ^ ur fumante de Libàvius, qui peut

Vlr à volatiliser les autres métaux.

Cet acide compose avec l’antimoine unle a nnt d j lqncsce ™ volatil , connu soustnoins deux beurr . e d 'antimoine • H faut aufur une d e P rSnl P d ’ acide rtès-concehtré,

fous I e f 1 préc i? lte le reZule en chaux,est l’ a lM ÍOr T e d Une poudre blanche, quiH resti r0t k 0l í mer cure de vìe, à laquellePrenne C£penda ^ » quelque soin qu’on

«ne petite íacidé.

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L’arsenic est à peu près dans le mêmecas ; le beurre qui résulte d’une dissolutionlente, malgré l’ébullition, est un magmadéliquescent, volatil, peu connu-

Le zinc en est dissous, la dissolutionest claire, mais le sel est inconnu. En dis-tillant cette dissolution, on retire l’acidesans addition. II dissout auíîi le bismuth,

& cependant si on le verse fur une dis-solution de bismuth dans l’acide nitreux ^il le précipite. Le cobalt est égalementdissous, mais en petite quantité. La dis-solution est à peine colorée : cependanten s’évaporant elle noircit. Quant au selqui en résulte, il est encore inconnu. Foye?Adice marin sous lé mot Sel mariîï.

Genre IV. sels végétaux. L’acide végétal,le plus volatil de tous, ne passe pas pourdissoudre un grand nombre de terres, nide métaux. On doit cependant observerqu’on seroit aisément induit en erreur ,si on oublioit qu’on a fait très-peu d’ex-périences avec le vinaigre radical, quel-que attention qu’il méritât ; & qu’il n’eílpas tare de voir un acide qui a besoind’être très-concentré pour opérer certainesdissolutions. Nous ajouterons que celui-cidissout presque tous les métaux , lorfqu’ilsont été précipités de leurs diffolvans pro-pres.

La crème de tartre est un sel neutreformé par l’alkali 6t l’acide végétaux, maisavec surabondance de ce dernier, & uneportion d’huile & de terre, qui la rendentdifficile à fondre dans l’eau: Ce set est unmentìrue qui réussit souVent lorsque l’acidevégétal pur est arrêté. Nous renvoyonsaux sels neutres composés ceux qu’elle peutformer.

Cet acide uni à l’alkali volatil composele sel ammoniac liquide , le plus volatil,St le moins crystallisable de tous les selsneutres. En dissolvant le fer, il en résulteun magma déliquescent, dont la saveurest douçâtre .astringente. Ear le peu quenous disons de ce genre, on doit con-noître combien peu de découvertes y ont

été faites.

Genre V. sels royaux. Nous donnons cenom à tous les sels que forme l’eau régaleavec les alkalis, les terres vu les métaux,