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Tome trentième.
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différente nature. Les plantes maritimes ,les légumineuses de Tournefort , les gra-minées , les fucus , les algues contiennentd u sel marin ; toutes les plantes aromati-ques , astringentes & armeres, du tartrevitriolé ; les aspérifoliées de Rajus ou bor-rnginées , la pariétaire , le pourpier , lechardon bini , le cerfeuil, le concom-bre sauvage . un nitre abondant ; la canneà sucre ct quelques autres plantes fournis-sent un sel peu défini , qui est fort analo-gue à celui du moût & du miel. Dans tousles végétaux ccs Lis neutres font commu-nément avec fur abondance d’acide appa-rsntcomme dans l’ofeille , ou caché commedans la plupart, il ne se montre que lorf-qu’il est dépouillé de toutes les matièresétrangères ; la cráme de tartre séparée duvin est dans ce cas. M. Boulduc a prouvédans les mémoires de íacad. des Scierie,ann. 2734, que la bourrache contient dunitre , du sJ marin , & du tartre vitriolé ,ce qui rassemble les trois acides minérauxdans une même plante. L’évaporation lented’une décoction d’abord simple , ensuitedépurée par la chaux & les cendres debois neuf, est le moyen à la faveur du-quel il a obtenu les crystaux distincts dec.es différens sels.

La présence 011 la formation des selsdans les plantes , font dûes. i°. A ceuxque la terre contient ', semblables en celaaux animaux , les plantes en tirant leurssucs de la terre , lui enlèvent ces sels , dontplusieurs en font un excellent fumier , cequi nous persuade qu’une même plantecrue dans des terrains chargés de sels diffé-rons , ne doit pas contenir les mêmes.2°. A la structure des organes de la p'antequi admet dans fa seve , certains sels &cn rejette d’autres. 3 0 . A la maturitéquifait passer l’acide du verjus & des fuitsen un sel doux , neutre , sucré , huileux.aA A la fermentation qui change ce sucreen crème de tartre , en acide pur, commevinaigre , ou en alkali volatil produit de]a putréfaction. Ces deux derniers, en fedissipant dans l'air, s’y combinent dediíïerentes maniérés, & reviennent fumerdé nouveau la terre , entraînés par les

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pluies , la rosée , ou précipités par unfroid vif.

Tel nous paroît être le cercle qu’observela nature, cjui la rend fans cesse féconde ’ rtelle nous paroît être la transmutationdes acides fk des alkalis , que les chimistes'recherchent avec tant d’empress. ment &de raison : transmutation qn’i's trouverontmieux par une digestion lente , par la fer-mentation , que par toute autre voie.

Ces principes posés, voyons commenton obtient le plus aisément les sels qui se:sont acquis exclusivement dans la chimiemédicinale , l’epithete d’essentiels , quiconviendroit pour le moins autant à.plusieurs sels tirés des minéraux & aesanimaux.

Cueillez dans le printemps ou au com-mencement de l’cté , la plante aqueuse ÍCsucculente dont vous voulez extraite leíel ; tirez-en le suc en la pilant dans nnmortier de marbre, & I’exprimant fousle pressoir ; coulez ce suc par la chausse ,évaporez-Ie doucement jufqu’à consistanced’extrait, íans le laisser brûler ; dissolvezcet extrait,&étendez-le dans suffisante quan-tité d’eau , de maniéré que le total foiebien fluide. Dans cet état garnissez unfiltre d'une couche épaisse de chaux délayée»ou de toute terre absorbante; filtrez ensuitevotre dissolution plusieurs fois, jusqu’à caqu’elle 'devienne limpide , ayant soin dechanger de temps en temps la terre dufiltre ; par ce moyen on obtient assezpromptement un suc végétal , sépare detout le mucilage qui nuit & s’oppose à lacristallisation. Ce suc traité comme lesdissolutions des sels neutres , donne sescrystaux comme eux , plutôt ou plus tard »suivant la nature du sel. Ces sels ne fontplus acides, comme doivent être presquetous les sels essentiels , parce qu’ils onttrouvé dans ces terres absorbantes, ce quileurs manquoit pour les neutraliser paffaitement. Si on veut éviter cet incon-vénient , on filtrera la dissolution de !'ex>trait sur des terres indissolubles par les •acides, comme les atgilles , les sables,

C’cst par cette méthode que l’on p.uflfiS'

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