SEL
cn d’autres endroits où elles îe exposentà l'aide de l’évaporation ; ce qui ne peutpoint être appelé une reproduction , maisUne transposition.
On trouve encore des mines àe sel gemmecn plulieurs endroits de 1 Europe. I! y ena de tort abondantes dans la Transilvaniet; dans la haute Hongrie , près d’Epérits ;estes produisent un revenu très-confidé-rable à la maison d’Autriche. Ces minesont 180 lachters ou verges, c’est-à-dire,1800 pies de profondeur. Le sel gemmes’y trouve par couches suivies; ce n’eslpoint une roche , mais de la terre quiles accompagne. On dit qu’il s’y est trouvédes masses ou des blocs de sel qui pesoientjusqu’à cent milliers ; on les divise en• morceaux quarrés comme des pierres detaille , pour pouvoir commodément lessortir de la mine , après quoi on les écrasésous des meules ; ce sel est gris de fanature , mais il paroît tout blanc , lors-qu’il a été pulvérisé. II s’y trouve des mor-ceaux de sel blancs & transparens commedu crystal; d’autres font colorés cn jaune& en bleu, au point qu’on en fait desbijoux & des ornemens, qui imitent ceuxqu on fait avec les pierres précieuses. Onsilure que ces mines de Hongrie ne lecedent en rien à celles de Pologne.
,11 y a en Tyrol, à deux lieues d'unsville nommée Hall, des mines de seltrès - abondantes , qui font exploitéesdepuis plusieurs siécles. Ce sel est de diffé-rentes couleurs, il y en a de blanc, de 1jaune , de rouge & de bleu ; on le faitdissoudre dans des auges ou dans des réser-voirs pratiqués en terre, d’où beau chargée
* CÍ * par des canaux de
bois jusqu a la ville ; la o n l a f ait boui!Iir
pour purifier lejd, qui le vend au nrositde la masson d’Autnche ; on prétend quetous frais faits, il donne un produit deplus de deux cent mille florins , c’est-û-dire , cinq cent mille livres par an. Le selqui se trouve à Hallein , dans l’arche-véche de Saltsbourg , est de la mêmenature que celui du Tyrol; 6e doit êtreE afiiné de la rnême maniéré..
Sel éiji
On - trouve aussi du fd gemme de disse-'rentes couleurs en Catalogne , dans levoisinage de Catdone ; il y en a de blanc,de gris de fer , de rouge , de bleu , deverd, d’orangé; quelques morceaux ainsicolorés font traníparens , d autres fontentièrement opaques. Ces sels font descouches les unes au deflus des autres. Onen détache des malles de 1 s même maniéréj que les pierres dans les carrières. 11 y aI lieu de présumer que ces différentes cou-leurs de sel gemme , viennent de partiesmétalliques & minérales, qui en ren-dement biffage très-suspect , si l’on n’avo’t
foin de le purifier avant que de s’enservir. ( — )
Sels LIXIVIELS , ( Chimie & Médecine. )
I es Jds Uxiviels sont ceux qu’on retire par lalessive des cendres des plantes.
Pour avoir ces jels , nous connoissonsdeux méthodes. La premiere & ia plus-suivie consiste à prendre la plante donton veut tirer le jel, récente , mais séchée( le meilleur temps pour la cueillir est unpeu avant fa maturité, ) à la brûler enla remuant fur un foyer propre , à enlessiver les cendres avec de l’eau purequ’on filtrera & qu’on fera évaporer dans.,un vaisseau de pierre, de verre , de terrevernissée, ou mieux encore de méta 1 par-fait , jusqu’à siccité par une ébu’litionmoyenne , pouflant le feu sur la fin ,calcinant le sel dans un creuset en leremuant sans le laisser fondre , on nelaissera ce sel exposé à Pair que le moinsqu’il fera possible , 8t on le conserveradans des flacons bouchés exactement pourI empêcher de tomber en défaillance , &même de lecombincr avecl’acideuniveisei;,mais ìessds lixtv,ds qui sont reconnus [dsneutres, & non alkabs, n ont pas besoin*de cette derniere précaution.
Les - cendres qui n’onf souffert qn’une'lessive contiennent encore une grandequantité d et Jel qu’on enlevé entièrementpar une lotion réitérée. Pour rendre cemême sel plus blanc, on doit le dissoudredans seau , le fisircr , le laite évaporée&. calciner une seconde fois. On Je for--