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Tome trentième.
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11 est très - vraisemb!ab T e q ail n’y adans la nature qu’nno source vraie &primitive , qu’une fabrique de ce sel , s’ilest permis de s’exprimer ainst ; que lesel marri passe des végétaux aux animauxqui s’en nourrissent ; des végétaux , desanimaux & de leurs excrémens décom-posés par la putréfaction aux terres ; desmines de sel gemme, à la mer , ou aucontraire de la mer aux entrailles de laterre ; de la surface de la terre & desmers dans l’atmofphere, &c,. mais nousne toucherons point à cette question ,qui est juíqu’à présent peu décidée quantau principal chef, savoir la détermina-tion de la source vraie & primordiale dusel marin. , & quant à plusieurs des objetssecondaires dont nous venons de fairemention.

Mais ce qui est très-décidé , ( & quiest une forte induction en faveur del’opinion que nous venons de proposer ,puisqu’elle porte fur un argument prisde la nature même interne ou chimiquede l’objet examiné , ( c’est que le selmarin retiré des diverses sources quenous venons d’indiquc-r n’est qu'un seul& méme être chimique. Ainsi une cer-taine division vulgaire que la routine aconsacré dans les petits traités de phy-sique & d’hilíoire naturelle , du sel dontil s’agit en sel marin, sel de fontaine ,& sel gemme ou folsile , marinum ,fossile & fontanum ; cette division , dis-je ,est absolument nulle ôi superflue, aussi,comme le lecteur peut s’en être déjaapperçu , les chimistes, ne gardent - ilspas chacun de ces noms pour ces pré-tendues efpeces particulières , mais ilsdonnent indifféremment le nom de selmarin , qui est devenu-générique dansle langage chimique &c à celui quiprovient de. la mer. & à celui que. four-nissent les plantes , &c..

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le volume de Pacadémie royale des Sciences-' pour cette année , que cette base étoicun sel alkali fixe , semblable au natron& au sel alkali fixe de soude. M. Potequi avoit deja défendu l’ancienne opinion,savoir : que la base du sel marin étoic unirterre , l’a soutenue encore dans unCdissertation fur la base du sel marin,uniquement destinée à combattre la dé-couverte de M. du Hamel dans fa Litho--géognosie , voye{ page l$o de la traduc-tion française , ik enfin dans les correc-tions 6c éclaircissemens donnés par fau-teur pour la premiere partie de cettetraduction , ôc imprimés à la fin dscette premiere- par-cie. Voyez Litko -géognrfie , volume I , page 42.7. Maisce.yti’efl plus à présent un problèmechimique, que la nature vraiment saline:de la base du sel matin ; c'est au con-traire une des connoissances chimiques-îes plus rigoureusement démontrées. On1 trouvera le précis de cette démonstra-tion discutée contradictoirement auxobjections de M. Pott, dans une noteajoutée au passìge de la Lithogéognosie-déja cité. Voyez Lithogéogiwjìe , vol. I,page 190. M. Pott n’a appuyé fa per-sévérance dans le sentiment opposé quesur un mal entendu & sur une erreurde fait : le mal entendu a confiíté ence qu’en réfutant le sentiment de M. du-Hamel, M. Pott a. toujours combattul’alkali- dé tartre , tandis que M. duHamel admettoit un corps très-différenr,savoir l’alkali de soude ; & serrent ence que M. Pott a soutenu jusqu a J:îfin , qne la terre qui sert de base àseau - mers du sel marin , étant com-binée avec les acides minéraux , pro-duisoit les mêmes sels neutres que lors"'qu’on combinoit avec. les mêmes acides»la base du vrai sel marin, du sel ma-rin proprement dit.. Or, cette préten-tion est directement détruite par les'faits». M. Pott avance, par exemple,

La vraie nature du sel marin a étélong - temps méconnue des chimistes. . Ilsont ignoré la nature de fa baie jus-qu en 1736. M. du Hamel démontraalors dans un mémoire imprimé dans

dans ses co-rreclions & éclaircissemens poufla Liihogéognosie , que la terre de Peau-mere du íel marin , unie à l’acidevitriolique ,. donne un sel admirableparfaitement semblable, à celui qu’ou