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■ calcaire 6c Ic sel phosphorique de magnésie ,q - je ie premier esîr crès-peu soluble , & ledernier plus disposé à donner des cristauxpar l’évaporation insensible.
L’acide phosphorique a une très-grandeaffinité avec les alkalis fixes > moindre ce-pendant que les acides vitriolique & n.i-treux, & s’il les leur enleva par la voiesache , ce n’est , comme l’obferve très-bien M. Macqucr , qu’a raison de sa fixité ;il ne décompose pas meme le sel marin parla voie humide. Au surplus , il est biencertain que par quelque voie que ce soit ,cet acide a beaucoup plus d’affinité avecles alkalis qu avec les terres ; nous avonsvu qu’il les precipitoit p ridant la fu-sion , & qu’il troubîoit sur-le-champleurs distolutions aqueuses. ( I )
Ces combinaisons produisent une viveeffervescence , même sans le secours de lachaleur ; elles fournissent par l’évaporation jdevrais sels phosphoriques: celui qui a pour Ibase l’a kali végéta! , & que nous distingue-rons par la dénomination de sd phosphoriquevégétal , ressemble exactement à i’un dessels natifs de surine , appelés aussi sels mi-crocosiniques ; c’est un sel parfaitementneutre , ses cristaux font ordinairementdes prismes courts un peu comprimés , ilsdécrépirent fur les charbons comme le sdmarin : exposés au feu dans des vaisseauxclos , ils ne se décomposent pas , & ylaissent une masse vitriforme opaque , que1 on peut redissoudre dans seau : la dissolu-
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don de ce sd trouble sur-le-champ l’eat?selénitense.
L’acide phosphorique s’unit cle méme àsa!kali de la soude avec une vive efferves-cence , & sans le secours de la chaleur : fil’acide est concentré , la liqueur s’épaissitau point de palier difficilement par le fistre , elle fournit par sévaporation le setphosphorique minéral en malle gommeusetransparente comme du cristal , qui a lapropriété très-remarquable de devenir so-lide en refroidissant , & de reprendre safluidité quand on s expose au feu d’évapora-tion , quoique sans addition de nouvelleeau ; mais il saut pour cela excès d’acide,la liqueur saturée , ou méme avec excèsdhalkali , donne des cristaux par refroidis-sement.
L’acide phosphorique forme , avec l’al-kali volatil, le Jel phosphorique ammoniacal,absolument semblable à celui que l’on retirele plus abondamment de surine, il ne laissepo ; nt aller fa base au vinaigre, sa!kali fixeen dégage sur-le-champ !'esprit urineux ;on Fa bien nommé s»J fusible , parce qu’ilpossede en effet cette qualité à un degrébien supérieur à tous les autres sels phos-phoriques , même à base alcaline ; il sedécompose promptement: sur les charbons& en vaisseaux clos, en lailíànt aller fa baie :cette propriété le rend très-avantageuxpour la préparation du phosphore , en ceque l’acide reste libre , & s’unit d’autantplus aisément au phlogistique ; la cristallisa-
(lì Cette observation nous a conduits à essayer de nouveaux procédés pour dégager l’acidephosphorique de la terre des os ; nous avons poussé à la fusion dans un creuset un'mélarg®de sel de tartre & de corne de cerf calciné, la masse saline a été lessivée clans l’eau chaude . <%la liqueur filtrée ayant fourni dès !a première évaporation une quantité de beaux cristaux»blancs, non déliquescens : nous avons jugé que l’nlkaii avoir été n utraliíé par l’acide phospho-rique ; nous ne devons pas omettr ■ qu ■ ces cristaux ont été décomposés avec effervescence rr.rle vinaigre , qu’au lieu ùe se fondre sur les charbons ils y ont laissé une masse blanche pulvéru-lente qui a attiré l’humiriité de l’air , mais nous nous sommes assurés que le sel neutre résultantde la combinaison directs de l’acide phosphorique pur avec l’aikali fixe , présente les même*phénomènes ; le vinaigre lui reprend aussi la baie alftaline minérale , ce qui ne s’accorde guereavec ce que l’on a avancé de la grande puissance de ce dissolvant , à raison de sa pesanteur. - >Nous avons faic digérer dans l’acide phosphorique un fragment de coupelle faire de pure terred’os , la liqueur filtrée a donné sur-le-champ un précipité calcaire très-abondaní. Voilà doncl’acide dégagé de la terre o lieu se par le seul intermède de l’alkali ; ces expériences achèvent dedémontra que la substance fixe des os n’est qu’un sel phosphorique à base de terre calcaire p aïexces■
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que c’est cette condition qui la rend insoluble , & aptes cela il- comment ce composé , au lieu de p;âu'cònttairel’un áea cor P S * es P !us réfractaires.
. .oc âpres cela il ne nous reste plus qu *
admirer comment ce composé , aujieu de participer de la fusibilité de son dissolvant , est