70® S E M
dant les mois de septembre , octobre Sc no-vembre ; & à l’autre moitié pendant lesmois de décembre , janvier & février sui-vans, à condition de servir tous ensemblependant les six autres mois.
En léBij il fut permis anx deux tiersdes officiers de cavalerie, infanterie & dra-gons , de s’absenter pendant novembre ,décembre , janvier & fevrier ; pour l’autretiers s’absenter Tannée suivante pendantles quatre mêmes mois, avec Tun des deuxtiers qui avoir eu congé Tannée précé-dente.
En 168 il fut permis au tiers feulementdefdits officiers, de s’absenter pendant cesquatre mois , de maniéré qu’en trois annéesconsécutives, tous les officiers pussent suc-cessivement profiter de ce congé. Cettederniere disposition a subsisté depuis. Codemilitaire de Briquet. (Q)
SEMEUR , f. m. ( Agricult. ) celui quisems. Voy. Semaille, Semencer , Se-mer 6- Semoir.
SEMI, ( Gram. ) mot emprunté du la-tin , qui signifie moitié , & dont on se sertcn musique au lieu du hemì des Grecs, pourcomposer très-barbarement plusieurs mots,moitié grecs & moitié latins.
Ce mot , au-devant du nom grec dequelque intervalle , signifie toujours unediminution , non pas de la moiúé de cet in-t irvalle , mais seulement d’un femi- ton mi-neur. Ainsi fimi-diton , c’est la tierce mi-neure , femi - dìapente la fausse quinte , &semi-dime/saron la quarte diminuée , &c. (S )
SEMI-ALLA BREVE , ( Mufiq. )Voyei Alla semi-breve , ( Mafia. )
( f. n. c. )
SEMI-ARIENS ou DEMI-ARTENS ,f. m. pi. ( H-ft. ecclés ) secte d'hérétiquesqui éteient une branche des Ariens , com-posée selon S. Epiphane > de ceux qui con-damnoient en apparence les erreurs d’Arìus,mais qui admettoieut pourtant quelques-unsde íés principes qu’ils ne faisoient que dé-guiser , en les enveloppant fous des termesplus doux & plus modérés. Foye{ ArIEN.
Pour entendre le vrai sens de ce nom , ilft u t savoir que les sectateurs d’Arius sedivisèrent en deux partis principaux. Lesuns suivant 1 hypothèse dc 1 ur maître ,soutinrent que le fils étoic dissemblable au
S E M
pere , d’où on les nomma Ano-
rnée/ìs ou Eunomiens du nom á'Eunomiusleur chef, ou purs Ariens , r. AnomÉENS ,Eunomiens, Ariens. Les autresqui refusaient ce recevoir le mot tM *>« rlcr ,consubstantiel , comme marquant une pat"faite égalité entre le pere & le fils , lsi"gnoient d approcher du sentiment des peresde Nicée, cn disant que le fils étoitc’cll-à-dire semblable en estence ou sem-blable en toutes choses au pere. On leurdonna le nom de senti - Ariens , connuen’étant qu à demi dans les sentimens desAriens.
Quoique, quant à Texpression , i ! s ne dif-férassent des orthodoxes que par une feulelettre , ils croient néanmoins dans Terreurdes Ariens, qui mettoient le fils au rangdes créatures. 11 ne leur lervoit de rien Ren-seigner qu’i! n’y avoir point d’autre créa-ture de même rang que lui, puifqu’en niantqu’il fût consubstantiel à Dieu )e pere ,iís nioient au fond qu’il fût véritablementDieu.
Les femi-Ariens eurent beaucoup de partaux conciles de Selencie & de Vimini > oUils trompèrent les Catholiques par des con-testions de foi captieuses ; quoiqu’its con-vinssent que le Fils étoit en toutes chosessemblable an Pere , ils étoient divisés en-tr’eux lorí’qu’il falloit expliquer ce point»les uns faisant consister la ressemblance duFils au Pere dans la feule volonté, & l- sautres dans la substance ; parmi ces derni-sSi! y en avoir plusieurs qui étoient orthodoxes& qui se réunirent dans la fuite à I Eghl ecatholique. ,
Le second concile général a encore donn ele nom de jemi-A iens à d’autres héréciqu-Squi nioient la divinité du S. Esprit, & q uleurent pour chef Macédonius. Comme st sAriens s’étoient principalement élevés coistre la seconde personne de la sainte Tria 1 'té ; la concile appela semi-Ariens , ceux qu 1voulurent contester à la troisième sa dnssnire ; les premiers avoient été quelques^designés par !»> ennemis de JeJus-ChfÚ '
On appela las autres ïn»ínTj,«« «>, ennctn> sdu S. Esprit ; mais ils font plus connus d^l’histoire ecclésiastique fous le nom dccédontens Voy. MACÉDONIENS.
Semi-breve , f. f. est dans nos anas&~