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C’cst ainsi qu’on appelle en Provence ,en quelques endroits d’Italie, & dans lesEchelles du Levant , ce qu’on nommeailleurs un cou ruer. Voye £ C E N S A L &Courtier.
Tout le commerce de Livourne se faitpar îa voie des fenfaux , dont les journauxfont foi en justice. ílssont tous italiens oujuifs, Lé paient au grand duc une taxe ,plus ou moins forte , proportion desaffaires qu’ils ont faites pendant le cours deTannée. Dii1. deComm.
SENSATIONS , f. f. ( Métaphyslq. )les sensations font des impressions qms’excitent en nous à l’occalion des objetsextérieurs. Les philosophes modernes fontbien revenus de Terreur groíliere qui reve-toit autrefois les objets qui font hors denous des divcrles/c«/à//o/K que nous éprou-vons à leur présence, (a) Toute sensationeit une perception qui ne lauroit se trouverailleurs que dans un esprit, c’est-à-dire,dans une substance qui se sent elle-méme,Lé qui ne peut agir ou pâtir fans s’enappercevoir immédiatement. Nos philoso-phes vont plus loin ; ils vous font trés-bien remarquer que cette espece de per-ception que Ton nomme sensation , est crès-dift'érente d’un côté de celle qu’on nommeidée, d’autre côté des actes de la volonté& des passions. Les pallions l’ont bien desperceptions confuses qui ne représententaucun objet ; mais ces perceptions se ter-minant â i’ame même qui les* produit,l’ame ne les rapporte qu’á elle-méme , ellene s’apperçoít alors que d’eiie-máme,comme étant affectée de différentes ma-niérés , telles que font la joie, la triítelíè ,
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le désir , la haine Lé l’amour. Les sensa-tions au contraire que famé éprouve enfoi , elle les rapporte à Tadson de quelquecause extérieure , Lé d’ordinaire ellesamènent avec elles 1 1 àcc de quelqueobjet. Les sensations font -.ussi très-distin-guées des idées.
i°. Nos idées font claires; elles nousreprésentent distinctement quelque oh jetqui n’est pas nous : au contraire , nossensations font obscures ; elles ne nousmontrent distinctement aucun objet, quoì-qu’elles attirent notre ame comme horsd’olle-méme ; car toutes les fois que nousavons quelque sensation , il ncus paroi cque quelque cause extérieure agit furnotre ame.
2 °. Nous sommes maîtres de l’atten-tion que nous donnons à nos idées ; nousappelions celle-ci , nous renvoyons celle--là ; nous la rappelions , & ncus la faisonsdemeurer tant qu’il nous plaît ; nous luidonnons tel degré d’attention que bon noussemble : nous disposons de toutes avec unempire austì souverain , qu'un curieuxdispose des tableaux de son cabinet. Il n’enva pas ainsi de nos. sensations ; ^attentionque nous leur donnons est involontaire,nous sommes forcés de la leur donner :norre ame s’y applique , tantôt plus ,tantôt moins , selon que îa sensation elle-méme est ou foible ou vive.
3 °. Les pures idées n’emportent aucunesensation , pas mème celles qui nous repré-sentent les corps ; mais les sensations onttoujours un' certain rapport à 1 idée ducorps ; elles sont inséparables des objetscorporels, Lc Ion convient généralement
A. N. fa sensation est la maniéré donc nous sommes affectés des objets qui frappentles sens : c'est l'estec des sens.
Un philosophe doit avoir attention , lorsqu’il s’agit des sensations , d’éviter deux erreurscù les hommes ont coutume de tomber par des jugemens précipités : l’une, c’est de croireque les senlations font dans les objets; l’autíe, que les mêmes objets produisent danschacun de nous les mêmes sensations.
L’homme n’est pas le maître de faire na'tte 'a son gré les sensations, ni d’en empêcherabsolument Teffet ; mais il peut les assoiblir ou les augmenter par la réflexion. Par exempleje ne pu'is m’empêcher d’êtrc alíecté de plaisir ; cette opération des sens se fait te miparticipation : mais la réflexion , qui me fait appercevoir qu’il peut nffêtre nuisible , détruitcette premiere impression , & arrete l’eftct de la sensation.
La sensation est aussi une eípece de perception , par laquelle Tesprit , frappé par les sens ,conçoit différentes choses.
La sensation est aussi un terme de Técoie , qu’on emploie pour celui d’imagination.
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