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renient entrer dans le traitement desfievresaiguës : en effet on sent combien les par-ties sensibles occupées entre les effets dela maladie , & faction continuelle de l’air,peuvent être utilement ou défavorable-ment émues par ['impression de ce fluide,l/ai r chaud ou froid , par exemple , decjuelle influence n'efl-fl fur 1 opérationdes remedes, en évaporant, ou en con-centrant Pactivité de l’ame sensible ?
L’cbfervaticn apprend que Pair natalest quelquefois un tres-grand remede ; maisil peut se faire aussi qu’il produise des ré-volutions funestes, lorlqu’on vient à lerespirer après une longue absence. Cesréconciliations de Pair natal avec la sensi-bilité individuelle, font pour elle uneépreuve pareille à celle de la naissance , &dont les parties nerveuses d’une personneâgée ne /accommodent pas aisément.
C’estune tradition fort ancienne & fortrépandue dans nos provinces méridionales,que Pair vif est aussi funeste aux personnesattaquées de la poitrine, que l’air gras leurest salutaire , la raison physique qu’on endonne n’est rien moins que satisfaisante :car il paroît que les phthisiques font pourle moins en aussi grand nombre à Paris,où Pair pafle pour être fort gras , quedans les contrées du royaume où Pair esttrès-vif. 11 faut croire que le moral, danslc-s grandes villes où la tyrannie des passionsest portée à Pexcès , influe encore plus que1 air fur cette indisposition des parties/e/z-Jïbles qui produit m recejsu un vice spécialdans les poumons.
On dit encore aíTez communément queles plaies de la tête font plus dangereuses àParis qu’â Montpellier, & que les plaiesdes jambes font réciproquement plus dan-gereuses dans cette derniere ville que dansla capitale. Nous doutons fort que les per-sonnes de Part qui font pour Passirmarive,aient là-deifus devers elles une raison liiffi-lante d expérience. Cette question qui, en1749 ' ‘Orsde la dispute d’une chaire vacanteà Montpellier , fut donnée à traiter parMM. les professeurs de cette faculté à undes contendans, n a pas même été décidéedans les thèses de celui-ci. Quoi qu’il enib;t, on pooiTOíL conCCVOit que 1 action de
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la sensibilité produisît des effets égalementmativais 6c fur les plaies des organes conti-nuellement enveloppés d’un air épais, froid& humide , qui concentre la transpirationde la tête, occasionne de fréquentes cépha-lalgies , &c. & fur des plaies d’un autreorgane exposé aux influences d’un air vif &en quelques endroits salé , aux exhalaisonsd’un terroir sec , aride & brûlant une partisde P année, qui doivent cailler un relâche-ment , une raréfaction singulière à la subs-tance des parties les plus à portée desimpressions du fol /, fur - tout chez lespaysans 011 le bas peuple qui va dans cesprovinces les jambes mies la moitié dsl’année- On pourroit donc présumer qusces différentes impressions de Pair font au-tant de préparations funestes pour ccsorganes , indépendamment des raisons ti-rées de la différence des climats, du régimede vivre , &c. qui influent tant , commej on fait, fur le bon état de quelques prin-cipaux centres dc la sensibilité, dont Paction1 influe tant, â son tour, sur les plaies,í II est des auteurs qui prétendent que le*
, émanations que peuvent fournir les corpsdes personnes fraîches & vigoureuses , desjeunes nourrices , par exemple , qu’on faitcoucher aveessiautres personnes exténuéesde maladies, 011 absolument épuisées d'ex-cès ou de vieillesse ; que ces émanations 7dis-je , produisent sur ces derniers sujetsdes effets admirables : les médecins de Da-vid te servirent de ce moyen pour réchauffesla vieillcflé du prophète roi , & Forestus,auteur respectable, rapporte qu’un jeun'®homme qui étoit dans le dernier degré dumarasme, sut parfaitement guéri par 1®même remede. Si ces faits font vrais , c’estune nouvelle acquisition au domaine desensibilité. La modification que peut imp rl "mer à Patmofphere animale d 11 vieillard oudu malade, la chaleur exhalée du corpssain, est perçue par l’ame sensitive. Or»il faut se rappeler que cette percepti° nsuppose une augmentation , une direct)® 0plus expresse, suivant Stahl , du tondes forces des nerfs , laquelle aidée vraifet®'blablement encore, dans le cas présent »de tout ce que ['imagination peut prên*aux sens, comme cela est observé à i ?al ^
ticle laie, voyei Lait , occasionnel*