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Tome trentième.
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remarque M. Whitt; cependant dans lesystème de M. de Haller , la plupart sontprivées de cette faculté.

C’estenvain qu’on voudroit argumenterdes expériences de M. de Haller pour dé-fendre son système. Cet appareil imposantde faits, quelqifexacts, quelque vrais qu’ilspuissent être, ne sauroit subsister, pour peuqu’on fasse d’attencion â la variété des dispo-sitions dont l’ame sensitive est si fort suscep-tible , & qui doit nécessairement entraînercelle des produits dans les mêmes procédés& les mêmes circonstances appliquées auxindividus d’une même efpece. Voilà la íourcede cette contradiction qui se trouve entreles expériences de M. de Haller, & les mêmesexpériences répétées par MM. Bianchi,Lorri, Lecat, Regis^ Robert Whitt, Tan-don, habiles anatomistes de Montpellier, &quelques autres. Aussi ces considérationsn’ont-ellespoint échappé à M. Whitt: il ena tiré autant d’argumens victorieux contreM. de Haller. Voye^ les observations fur lasensibilité & s irritabilité , &C. a l’occafion dumémoire de M. de Haller ; & ce qu’il y a deplus heureux, lorsqu’on a des adversaires dela plus grande réputation à combattre, Hip.pocrate lui a fourni les premieres & les plusfortes armes dans cet aphorisme; savoir,que de deux douleurs dans dissérens endroitsdu corps la plus forte l’emporte fur lanioindre : duobus doloribus fimul obortis , nonìrt eodem loco , vehementior obfcurat alterum.■^plions lib. II, n*. 46. Cette maxime estconfirmée par l’expérience journalière. Unepiqûre qui cause une douleur vive faitceífer le hoquet, &c. on ne doit donc pass étonner, dit M. Whitt, " qu’après la« section des parties plus sensibles, les

animaux qu’ouvroit M. de Haller ne»> donnassent aucun signe de douleur ,», quand il blessoit des parties qui Pétoient»p moins.

Lorsqu’on blessera le cœur à un chienaprès avoir ouvert la poitrine, l’irritationde ce viscère sera toujours moindre, parla plus grande douleur qu’aura d’abord ex-citée cette ouvertrue, D’ailleurs, ne feroit-st pas nécessaire , comme on la déja dit,Pour bien constater l’irritation du cœur ,d’appliquer les stimulus dans l’intérieurn iême des ventricules ? Et en ce cas, pour-

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roit-on compter fur le résultat d’une ex-périence qui paroît susceptible de tantd’inconvéniens î La théorie des centres &des transports de l’activité de l’am ^sensible,nous a fourni plusieurs autres exemples durisque qu’il y a des’en imposer àsoi-mêmedans les épreuves fur les animaux ; tel estcelui du malfaiteur dont nous avons parléd’après Vanhelmont ; ^observation d’Hoff-man sur le retour périodique des colique*néphrétiques, sc. Bianchi a remarqué dansses vivi-seclions I’abfence & le retour dela sensibilité , dans intervalle de quelquesmomens, fur une même partie,&c.La craintedont les animaux font susceptibles aussi bienque les hommes, influe singulièrement furl’exercice de la sensibilité, comme nousBavons vu. Mais julqu’où n’iront pas leseffets de cette passion fous les couteauxd’un dissecteur ? Voye ç de contra 3 ilitate fsenfibiht. thèses aliquot. D. D. Francisco deBordeu , Monspelii , sc.

On doit faire encore la plus grande atten-tion au consensus de la peau avec les partiesinternes , & à celui de tous les organesentr’eux ; par exemple , si après avoir irritéles parties de la région épigastrique, vousportez 1 ç stimulus fur une extrémité, oufur une partie quelconque qui peut êtredu département de ce centre, la sensibilité1 que la premiere irritation aura , pour ainsidire, toute transportée dans ce foyer gé-néral, ne sauroit se trouver en assez grandeactivité dans la partie que vous irritez ensecond lieu, pour répondre aux agens quevous y employez. Autre exemple du con-sensus ; dans l’ouverture d’un chien vivant,'après avoir fait plusieurs incisions au dia-phragme, on a vu le mefentere suivre lesmouvemens des lambeaux de ce muscle ,& s’élever cn forme de gerbe, en entraî-nant le reste des intestins qui n’étoient passortis par l’ouverture. Voy. F idée de f hommephysique & moral , p. zo£. Combien d’ob-servateurs ont vainement tenté d’irriter lemefentere faute de cette attention au con-sensus de la partie avec le diaphragme, sc.L antagonisme des périostes interne & ex-terne entre eux & avec la peau, les pro-longemens, les connexions de la dure-mere avec les tégumens de la tête & decertains endroits de la face, sc. ne iònt-Jiiii 2