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ment plus foib'es que quand ils font acci-dentels. La cause étrangère peut être désqu’elie le veut, & est presque toujours plusforte que !a cause naturelle.
Nous allons rapporter maintenant lesprincipales circonstances du mouvementtotal naturel de la sensitive.
II. II a été dit dans ['hisioire de Vacadémiedes sciences , année i 7 í -9 , que dans un lienobscur & d’une température assez uniforme,la sensitive ne laisse pas d’avoir le mouve-ment périodique de se fermer le soir , &de se r’ouvrir le matin. Cela n’est pas con-forme aux observations de MM. du Fay& du Hamel. Un^pot de sensitive étantporté au mois d’août dans une cave plusobscure, & dune température plus égaleque le lieu des observations de 1739 , laplante te ferma à la vérité , mais ce fut,selon toutes apparences,-par le mouvementd n transport, elle se r’ouvrit le lendemainau bout de 24 heures à peu près, & demeu-ra prés, de rrois jours continuellementouverte, quoiqu’un peu moins que dansson état naturel. Elle fut rapportée à l’airlibre , où elle se tint encore ouverte pen-dant la premiere nuit qu’elle y p a Isa , aprèsquoi elle se remit dans fa réglé ordinaire ,fans avoir été aucunement affoiblie par letemps de ce dérèglement forcé, fans avoirété pendant tout ce temps là que très-peumoins sensible.
13. De cette expérience, qui n’a pas étéla feule, il fuit que ce n’est pas la clarté dujour qui ouvre la sensitive , ni l’obfcuritéde la nuit qui la ferme : ce ne sont pas nonplus le chaud & le froid alternatifs du jour& de la nuis; elle íe ferme pendant desnuits plus chaudes que les jours où elle avoirété ouverte. Dans un lieu qu’on aura fortéchauffé, & où le thermomètre apporté dedehors hausse très-promptement & d’ungrand nombre de degrés, elle ne s’en fermepas plus tard qu’elle n’eut fait à l’air libre,peut-étre même plutôt : d’où l’on pourroitsoupçonner que c’est le grand & soudainchangement de température d’air qui agitfur elle , & ce qm aideroit à le croire, c’estque si on leve une cloche de verre, où elleéroitbien expose au soleil & bien échauffée,elle se ferme presquç dans le moment à unair moins chaud,
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14. Cependant il faut que le chaud Sc lefroid contribuent de quelque chose par eux-mémes à son mouvement alternatif, ellecil certainement moinsfonsible , plus pares-seuse en hiver qu’en été ; elle se ressentde í’hiver mémo dans de bonnes serres,où elle fait ses fonctions avec moins devivacité.
15. Le grand chaud , celui de midi desjours bienardens, lui fait presque le mémeeffet que le froid ; elle se ferme ordinai-rement un peu. Le bon temps pour l’ob-server esi sur les neuf heures du matin d’unjour bien chaud, & le soleil étant un peucouvert.
16. Un rameau coupé & détaché de laplante , continue encore à se fermer , soitquand on le touche, soit à l’approche de lanuit ; il se r’ouvre ensuite. II a quelque ana-logie avec ces parties d’ani maux retranchéesqui se meuvent encore. II conservera pluslong-temps fa vie, s’il trempe dans l’eau parun bout.
17. La nuit, lorsque hsiensitive est fermée,& qu’il n’y a que ses feuilles qui le soient,si on les touche, les côtes feuillées & lesrameaux se ferment, se plient comme ilseussent fait pendant le jour, & quelquefoisavec plus de force. ^
18. II n’importe avec quel corps on tou-che la plante , il y a dans les articulationsdes feuilles un petit endroit, reconnoistàbleà fa couleur blanchâtre , où il parole quSréside fa plus grande sensibilité.
19. La sensitive plongée danS l’eau, fermeses feuilles & par l’attouchement, tic par lefroid de l’eau. Ensuite elle les r’ouvre, &si en cet état on les touche , elles se refer-ment , comme elles eussent fait à l’air ; maisnon pas avec tant de vivacité. II en va de
; méme des rameaux. Du jour au lendemainla plante se rétablit dans le méme état quefi elle n’avoit pas été tirée de son élémenEnaturel.
lo. Si on brîile ou avec une bougie ,avec un miroir ardent, ou avec une pincechaude , l’extrémité d’une feuille , elle ' eferme aussitôt, & dans le méme momen cson opposée ; après quoi toute la côte feu' "lée , & les autres côtes, méme le rameajD& même les autres rameaux de la brancheen font autant, si l’impreílìonde la biulu r ®