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a été assez forte, & selon qu’elle l’a étéplus ou moins : cela marque une communi-cation , une correspondance bien fine &bien étroite entre les parties de la plante.On pourroit croire que la chaleur les atoutes frappées ; mais on peut faire ensortequ’elles ne frappe que Pextrémité de lafeuille brûlée : on fera passer faction dufeu par un petit trou étroit d’une plaqueíolide , qui en garantira tout le refie de laplante , & l’effet fera presque entièrementle même.
21. Une goûte d’eau-forre étant misesur une feuille, assez adroitement pour nela pas ébranler, la Jenfitive ne s’en apperçoitpoint , jufqu’à ce que Peau-forte ait com-mencé à ronger la feuille ; alors toutes cellesdu rameau fe ferment. La vapeur du soufrebrûlant fait dans le moment cet effet fur ungrand nombre de feuilles, selon qu’elles yíont plus ou moins exposées. La plantene paroît pas avoir souffert de cette expé-rience. Une bouteille d’eíprit de vitrioltrès - fulphureux Lt très - volatil , placéefous une branche , n’a causé aucun mou-vement. II n’y en a eu non plus aucunealtération à la plante , quand les feuilles°nt été frottées d’efprit de vin ; ni mêmequand elles l’ont été d’huile d’amandedouce , quoique cette huile agisse fi forte-ment fur plusieurs plantes, qu’elle les faitpérir.
2.2. Un rameau dont on avoit coupe,niais avec la dextérité requise , les troisquarts du diamètre, ne laissa pas de fairenir le champ son jeu ordinaire ; il se plia ,* es feuilles íe fermeront & puis se r’ouvri-, & il conserva dans la fuite toute fa sen-sibilisé. II sil pourtant difficile de concevoirqu’une fi grande bleííùre ne lui ait point faitde mal. f
23. Lorsqu’on coupe une grosse branchede sensitive, avec un canif tranchant áe bienf°ìi, la lame reste teinte d’une tache rougequi s’en va facilement à seau, & qui est acresiir la langue. Cette liqueur blanchit en1U ant ’ à s’épaisse en forme de mucilage.P ‘ Hook rapporte que si l'on arrache uneRanche de sensuive lorsque les feuilles* 0r it fermées, il ne fort point de liqueurP ar la partie arrachée ; mais que si on Par-ache adroitement fans faire fermer les
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feuilles, il sn fort une goutte. MM. du Fay& du Hamel ont fait cette expérience avecfoin ; mais il leur a paru que la goutte deliqueuríortoit toujours , soit que les feuillesfussent'ouvertes ou fermées lorsque l’oncoupe ou que l’on arrache la branche ;cependant ce qui est arrive dans le C asrapporté par M. Hook , dépend peut-êtrede quelque autre circonstance, comme dela grosseur de la branche, ou du plus oumoins de vigueur de la plante ; d’ailleurscette expérience n’est pas facile à exécuter,parce qu’il faut user de beaucoup de précau-tions , pour couper ou arracher ur.e bran-che fans faire fermer les feuilles.
24. La vapeur de Peau bouillante diri-gée fous les bouts des feuilles , fait lemême effet que si on les brûloit, ou si on lescoupoit ; mais son effet s’étend fur toutesles feuilles voisines, &: elles font engour-dies pendant plusieurs heures, & même nefe r’ouvrent pas entièrement du reste de lajournée.
ij. La transpiration de la plante empê-chée ou diminuée par une cloche de verre,dont elle sera couverte, ne nuit point à sonmouvement périodique.
2.6. II est troublé, déréglé par le vuidedela machine pneumatique , mais non pasanéanti ; la plante tombe en langueur,comme toute autre y tomberoít.
Explications imaginées àe jes phénomènes .Tels íont les faits résultans des observationsfaites en France fur la sensitive Ton a tentéde les expliquer fans lesconnoître , & cela; n’est ni rare ni nouveau.
M. Parent dit que ce font des mouvemensj convulsifs ; il imagine qu’il y a dans cetteplante un fluide très - subtil comme desesprits , que l’impression reçue de dehorsagite plus qu’à Pordinaire , & détermine àcouler plus abondamment dans certainscanaux. Mais cette idée n’approfondit rien,'& n’est qu’un jeu d’efprit.
Miller a recours à la structure des fibres ,1 des nerfs , des valvules & des pores de la' plante. Son explication plaît, parce qu’elle! paroît méchanique ; cependant dans Im-position , elle est si confuse & fi chargésd’autres suppositions , que je n’ai pas lej courage de les détailler. D’ailleurs il eír1 certain que toutes les explications ne