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Tome trentième.
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a été assez forte, & selon quelle la étéplus ou moins : cela marque une communi-cation , une correspondance bien fine &bien étroite entre les parties de la plante.On pourroit croire que la chaleur les atoutes frappées ; mais on peut faire ensortequelles ne frappe que Pextrémité de lafeuille brûlée : on fera passer faction dufeu par un petit trou étroit dune plaqueíolide , qui en garantira tout le refie de laplante , & leffet fera presque entièrementle même.

21. Une goûte deau-forre étant misesur une feuille, assez adroitement pour nela pas ébranler, la Jenfitive ne sen apperçoitpoint , jufquà ce que Peau-forte ait com-mencé à ronger la feuille ; alors toutes cellesdu rameau fe ferment. La vapeur du soufrebrûlant fait dans le moment cet effet fur ungrand nombre de feuilles, selon quelles yíont plus ou moins exposées. La plantene paroît pas avoir souffert de cette expé-rience. Une bouteille deíprit de vitrioltrès - fulphureux Lt très - volatil , placéefous une branche , na causé aucun mou-vement. II ny en a eu non plus aucunealtération à la plante , quand les feuilles°nt été frottées defprit de vin ; ni mêmequand elles lont été dhuile damandedouce , quoique cette huile agisse fi forte-ment fur plusieurs plantes, quelle les faitpérir.

2.2. Un rameau dont on avoit coupe,niais avec la dextérité requise , les troisquarts du diamètre, ne laissa pas de fairenir le champ son jeu ordinaire ; il se plia ,* es feuilles íe fermeront & puis se rouvri-, & il conserva dans la fuite toute fa sen-sibilisé. II sil pourtant difficile de concevoirquune fi grande bleííùre ne lui ait point faitde mal. f

23. Lorsquon coupe une grosse branchede sensitive, avec un canif tranchant áe bienf°ìi, la lame reste teinte dune tache rougequi sen va facilement à seau, & qui est acresiir la langue. Cette liqueur blanchit en1U ant à sépaisse en forme de mucilage.P Hook rapporte que si l'on arrache uneRanche de sensuive lorsque les feuilles* 0r it fermées, il ne fort point de liqueurP ar la partie arrachée ; mais que si on Par-ache adroitement fans faire fermer les

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feuilles, il sn fort une goutte. MM. du Fay& du Hamel ont fait cette expérience avecfoin ; mais il leur a paru que la goutte deliqueuríortoit toujours , soit que les feuillesfussent'ouvertes ou fermées lorsque loncoupe ou que lon arrache la branche ;cependant ce qui est arrive dans le C asrapporté par M. Hook , dépend peut-êtrede quelque autre circonstance, comme dela grosseur de la branche, ou du plus oumoins de vigueur de la plante ; dailleurscette expérience nest pas facile à exécuter,parce quil faut user de beaucoup de précau-tions , pour couper ou arracher ur.e bran-che fans faire fermer les feuilles.

24. La vapeur de Peau bouillante diri-gée fous les bouts des feuilles , fait lemême effet que si on les brûloit, ou si on lescoupoit ; mais son effet sétend fur toutesles feuilles voisines, &: elles font engour-dies pendant plusieurs heures, & même nefe rouvrent pas entièrement du reste de lajournée.

ij. La transpiration de la plante empê-chée ou diminuée par une cloche de verre,dont elle sera couverte, ne nuit point à sonmouvement périodique.

2.6. II est troublé, déréglé par le vuidedela machine pneumatique , mais non pasanéanti ; la plante tombe en langueur,comme toute autre y tomberoít.

Explications imaginées àe jes phénomènes .Tels íont les faits résultans des observationsfaites en France fur la sensitive Ton a tentéde les expliquer fans lesconnoître , & cela; nest ni rare ni nouveau.

M. Parent dit que ce font des mouvemensj convulsifs ; il imagine quil y a dans cetteplante un fluide très - subtil comme desesprits , que limpression reçue de dehorsagite plus quà Pordinaire , & détermine àcouler plus abondamment dans certainscanaux. Mais cette idée napprofondit rien,'& nest quun jeu defprit.

Miller a recours à la structure des fibres ,1 des nerfs , des valvules & des pores de la' plante. Son explication plaît, parce quelle! paroît méchanique ; cependant dans Im-position , elle est si confuse & fi chargésdautres suppositions , que je nai pas lej courage de les détailler. Dailleurs il eír1 certain que toutes les explications ne