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heur de sa vie ; H disoit qu il ne manquaitd’aucune chose , 6- que ce roi tout grand qu‘ilétoit r?en avoitjamais ajseq.
Autre Exemple.Cicéron disoit, si s ai des ennemis secrets,je veux bien ne les pas connoítre, & qu’ilsdemeurent toujours cachés. Si autrefois quel-ques uns ont agi contre nous , iy qidaujour-d'hui ils aient oublié leurs intentions crimi-nelles , mettons-les aussi cri oubli ; fi dd autress’emportent, & nous poursuivent avec fureur ,nous les souffrirons autant qu on les pourrasouffrir.
Ces sentimens, pourvu que la conduitede la vie y réponde, attirent i’estime 8cl’admiration de tout le monde.
Les sentences qui réfutent ont encoreplus d’agrément , & de force que lesautres.
Quelque prétexte que nous donnions à nosafflictions , ce ne ft que (intérêt & la vanité quiles causent.
Autre Exemple.
Nous n avons point de plus grands ennemis ,que nos défauts.
Voilà ce que nous avions à dire touchantles sentences, non-seulement alin de con-noître leur nature, & combien il s’entrouve d’especes ; mais encore pour savoircomment il s’en faut servir , 6c à quoi ellesfont utiles. II nous reste à parler de I’exem-p!e , qui est la seconde preuve de la rhéto-rique.
Sentence, (Jurifprud.) est le jugementque rend un juge non souverain , sur unecause , instance, ou procès.
Le juge prononce la sentence, le greffierla rédige par écrit, 6c en délivre des ex-péditions aux parties.
Une sentence d’audience n’a que deuxparties, savoir les qualités & le dispositif;celle de rapport a de plus le vu de piecesqui est entre les qualités & le dispositif.Foye^ Dispositif fr Qualité.
L appel d’une sentence en suspend l’exé-cution, à moins qu’elle ne soit éxécutoirepar provision , auquelcas le juge supérieurpeut, s’il y a Heu , accorder des défensesd’exécuter la sentence. Appel, DÉ-
FENSE, Exécution provisoire.
Sentence arbitrale , LU celle qui est ren-
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due par un ou plusieurs arbitres. VoyíïArbitre.
Sentence d'audience, est celle que le jugstend fur une cause, 8c qu'il prononce àl’audience.
Sentence contradictoire , est celle qui estrendue sur la plaidoirie respective desparties, ou de leurs défenseurs.
Sentence par défaut , est celle qui estdonnée contre une partie qui ne compa-roir point, ou qui refuse île défendre , ou.qui ne se prélente pas pour plaider.
Sentence définitive, est celle qui décidele fond des contestations.
Sentence sur délibéré, est celle qui estrendue fur une affaire d’audience, aprèsque le juge en a délibéré.
Sentence par forclusion , voyer FORCLU-SION.
Sentence interlocutoire, est celle qui avantfaire droit fur le fond, ordonne quelquechose de préalable.
Sentence au premier ou au second chef de(édit , est celle qui est rendue dans unprésidial, & qui juge une cause dont l’ob-jet n’excede pas le premier ,ou le secondchef de l’édit des présidiaux. Voye[ PréSI-dial, Edit de présidiaux.
Sentence préparatoire, est celle qui or-donne quelques instructions, avant d’envenir au fond , comme de satisfaire à desexceptions , de fournir des défenses, &£•Sentence préfidiale, est celle qui est ren-due par un présidial, & singulièrementcelle qui y est rendue au second chef del’édit des présidiaux ; on l’appelle ainsipour la distinguer de celle qui est rendueau premier chef, où le présidial prononcépar jugement dernier.
Sentence provisoire, est celle qui ordonnequelque chose qui doit s’exécuter par pré-vision.
Sentence Je rapport, est celle qui est ren-due fur une instruction par écrit, & f‘ l fle rapport qu’un des juges en fait en pré-sence des autres. Voye{ APPOINTEMENT»
Procès , Rapporteur. (4)
SENTENE , f. f. (Commerce de fils,) c'estl’endroit par où l’on commence à déviderun écheveau ; ce qui fait la sentene, font le*deux bouts de sil liés ensemble 6c tortille*sur l’écheveau. (D. J.)