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Jnfqu’au Rhin, à ce que prétend Strabon
l. IF.
0 :i peut dire que le Rhin bornait origi-nairement le pays des Séquanois , avant queles Germains les eussent éloignés des bordsde ce fleuve , car on voit qu’Ariovifìe leurenleva la troilierne &. la meilleure portionde leur pays, & fans doute celle qui étoit laplus voisine du Rhin.
Ammien Marcellin, liv. XV, c. xxvij, étendaussi les Séquaitiens juiqu’á ce fleuve , mais ilíuìvoit l’ufage de son temps : il y avoir uneprovince appelée Maxima Séquanorum , &dans laquelle on comprenois non seulementies Sequani , mais encore les Helvetii & lesRaaract.
Ensin, le pays àzSequaniens, selon Tacite,étoit d’un autre côté limitrope de celui desFEdm , voye[ M. Dunod dans son hifìoiredesSéquanois de la province Sequanoise. Cetouvrage efl imprimé à Dijon en 1735 a vol.in-q Q ,(D. J.)
SEQUELLE, DIXME DE, {Droitd'église.)on appelle dixme de sequelle une certainedixme qui se perçoit-en Bourgogne , parceguele curé qui la leve suit le laboureur quiVa cultiver des terres hors fa dixmerie. Lesdixmes personnelles ne font point reçuesen France, cependant les dixmes de sequelleapprochent fort de leur nature, dit Fevret.{D. J.)
t SEQUENCE, f. f. terme de jeu del Ambigu ; la séquence est une fuite de troiscartes de la même couleur , comme cinq ,six & sept. La séquence emporte le point& ses primes , & fait gagner trois je-tons de chaque joueur, outre ce qui est aue " j la plus haute en points va devant la plusbasse.
SÉQUENCE , au jeu de ma Commereaccommode\-moi , se dit de trois cartes quifont dans leur ordre naturel, ne laissantaucun intervalle à remplir entre une carte& celle qui lui est inférieure en valeur ,comme roi, dame & valet , dame , valet& dix, ùc. La séquence de ce jeu ne différéde la tierce du piquet, qu’en ce qu’il fautque celle ci soit en même couleur. & enïnême espece, & que la séquence peut êtrede trois couleurs & de trois efpeces différen-ds, pourvu qu’elle aille de fuite.oéquen CE, au jeu du Hoc , ce font trois
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cartes d une meme couleur qui se suivent. Laséquence de quatre vaut mieux que celle detrois, celle de cmq, que celle de quatre &.ainsi des autres. Et quand les cartes soncégales en nombre, ia plus haute gagne *dame, valet fie dix, est la plus forte séquencesimple ; as, deux & trois la moindre detoutes. Foy. SÉQUENCE SIMPLE.
Séquence simple, aujeuduHoc, c'estune séquence qui n’est composée que de troiscartes feulement.
SÉQUENCE , au jeu de Commerce , se ditde l’astòmblage suivi de trois car tes de mêmecouleur, que l’on appelle tierce au jeu depiquet ; comme as, roi, dame ; roi, dame ,valet ; dame, valet & dix, S'c. La plushaute ayant toujours la préférence.
SEQUESTRATION, f. f. ( Gramm. &
Jurispr.) est faction de mettre des revenusou autres choses en séquestre.
On entend aussi quelquefois par ce termefaction de détourner des deniers , des pa-piers ou autres choses, pour en ôter ia con-noissance & fe les approprier. Foy. ci-aprìsSEQUESTRE.
SEQUESTRE, f. m. (Jurisprudence.)est une personne préposée pour recevoir& garder comme en dépôt des deniers ,revenus & autres choses qui sont enlitige, jufqu’à ce que la justice ait décidéà qui les choses séquestrées doivent appar-tenir.
Le séquestré différé du gardien ou com-missaire , en ce que celui-ci est établi àune saisie , au lieu que le séquestre estétabli a des biens & revenus, quoique nonsaisis.
Les nominations de séquestre se fontordinairement en justice , sor ía demandedes parties ou d’office par le juge [orfqu’ily a lieu.
Les parties peuvent néanmoins convenirentr’elles d’un séquestré à famiable.
Le juge ne peut nommer pour séquestreaucun de ses païens & alliés , jusqu audegre de cousins-germains inclusivement,a peine de nullité & d’amende , mémsde.répondre en son nom des dommages& intérêts en cas ^insolvabilité du/^A e .
Le séquestre doit prêter ferment devantle juge.
Quand les choses séquestrées consistentQ qq q q Z