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Tome trentième.
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erreur populaire que l’opinion qui fait re-garder I e jerein comme une émanation sé-ché, plus nuisible que la rosée proprementdite. Voys'i ROSÉE , Chimie Ù médecin?, (z)

SERËNA la ( Gcog. mod. ) Ville del'Amérique méridionale, au Chili, dans l’évê-chéde Santjago. Cette ville, quiefìlapre- !miere du gouvernement de Chili, A la plusproche du Pérou fut bâtie par le gouverneurduChiii, Petrode Valdivia, l’an i f 44. II luidonna le nom de strêna fa patrie, mais lesEspagnols l'on t appelé depuis Cvquimbo , dunom de la vallée dans laquelle elle est bâtie.G’est.une grande villace , dont les rues fontlarges, longues & tirées au cordeau,mais danschacune defquelles on trouve :ì peine íìxmaisons; & quelles maisons encore? Elles fontroutes basses,étroites, &couvertesdefeuil-les de palmier; elles ont toutes un grand jar-din, où l’on cueille tous les fruits d’Europefit du pays, qui sont d’un goût merveilleux ,fit dans une abondance étonnante.

1! passe aunorddela ville, unebelle riviere,qui prend fa source dans les hautes monta-gnes des Andes ; elle arrose la vallée, qui esttoute remplie de bestiaux qui y paissent pêle-mêle, sans qu’on en prenne aucun foin.

Leporc de lascVenn est fous le zoe deg.delatitude méridionale, dans une baie fort éten-due, & située environ à deux lieues de laville. C'est dans ce port, aussi grand quecommode , que l'on décharge les navires.

Comme la riviere qui fertilise Ja vallée,Pâlie aussi oar.s la ville, elle y apporteabondamment du vin, du blé , des fruits,de la viande , & du poisson ; cette ville nemanque pas de couvents, il y en a de cor-deliers , de dominicains, de peres de lamerci, de jésuites , &c.

Ce pays étoit autrefois fort peuplé, il està présent presque désert; les Espagnols dansle temps de leurs conquêtes , & depuis ,t'ar les travaux des mines d’or & de cuivre,luit tellement détruit tous les habicans decette contrée , que les mines d’or & de 1cuivre qui s’y trouvent, ont été abandon-nées , faute de monde pour y travailler.

Longitude de la séréna, suivant le P. Feuil-lée , 306, 2.4, 25. latit. ìo; elle est j

de 73 , 33, 43 plus occidentale que l’ob-Eryatuire de Paris. (D. L.)

SERENADE, f. f. eípece de concert

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qui fe donne de nuit fous les fenêtres dequelqu’un ; il n est composé ordinairementque de musique instrumentale ; quelquefoison y ajoute des voix. On appelle aussi sérena-des les pieces que l’on compose , 011 qu’onjoue dans ces occasions. Ea mode des séré-nade t est passée depuis long-tempsêc ne dureplus que parmi le peuple. Ce mot, italiend’origine, vient fans doute de jtreno , leJerein ; & par métonimie ; le soir. (S)

SERÉNISSIME, adj. {Hift. mod.) titred’honneur , dérivé du mot sérénité, qu’onemployoit autrefois pour les rois mêmes, &la France n’en donnoit point d’autre auxrois du nord ; mais depuis que le nom demajejjé est devenu commun à tous les sou-verains rois , le titre de /èVé/i//fî.7ie est restéaux souverains qui ne font pas têtes cou-ronnées ; aux républiques de Venise & deGênes, aux princes du sang de France

j * L --- SHI iclJIft UC

on traite d altesse féréttìffime , excepteM. le dauphin , pour qui ce titre ne parolepoint assez convenable.

SÉRÉNITÉ DE l’ame , (Morale.) vertumorale, qui a ía source dans l’innocence& le tempéramment ; vive fans être em-portée , sérieuse fans être grave, avec ellehabite la paix , avec elle habite la fureté ;heureux celui qui la conserve, fk donctoutes les passions font eu harmonie au mi-lieu d’un monde enflammé de vices 1

II faut fe munir de bonne heure contreles malignes influences de son climat & deson temperamment, en s’nccoucumant àfaire toutes les réflexions qui peuvent don-ner de !a Jérénité à l’efprit, 6t le mettreen état de soutenir avec courage , les petitsmaux 6c les revers de la fortune qui fontcommuns à tous les hommes. Celui quipoííede cette heureuse disposition , n’apoint rimagination troublée, ni le juge-ment prévenu ; il est toujours le même ,ioie qu’il fe trouve feu! ou en compagnie;assa b! s envers tout le monde, il excite lesmêmes dispositions dans tous ceux nui rap-prochent ; le cœur s’épanouit en fa pré-sence , & ne peut qu’avoir de l'essims Scde l’amitié pour celui dont il reçoit de lidouces influences. J’enviíage enfin cet étatcomme une reconnoissance habituelle en-vers fauteur de la nature; la gaieté duprintemps, le chant des oiseaux, la ver-1 llrrrr i