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Tome trentième.
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est composée de deux soufflets, ou dunsoufflet double, d'un sommier ou laye,Je vent des soufflets est conduit par un tuyauou porte vent' dun clavier à quillottes ,» cest-à-dire , qui faic ouvrir les soupapes enfoulant, & dun cilyndre noté qui fait agirles touches. Le mouvement est communi-qué á cette machine par le moyen dunemanivelle qui tait tourner une vis fans Hn.La tige de cette vis a une cheville excen-trique , laquelle répond vis-à-vis dessoufflets , & communique avec linferïeurpar le moyen dune biiJe de fer , quientoure, par son extrémité lupérieurc , unecheville , qui est attachée par son extrémitéintérieure : au moyen dune cheville â laqueue , entaillée en fourchette qui est à latable inférieure du soufflet de dessous, lors-que l'on tourne la man velle, à cause delexcentiicité de la cheville, à laquelle labride qui communique au soufflet inférieurest attachée ; cette bride haulíe & baisse àchaque tour de manivelle : ce qui fait*demême hausser & baisser la table inférieuredu soufflet, qui aspire & chaste par cemoyen lair extérieur dans la laye, d ilpasse aux tuyaux , lorsque les pilotes destouchent ouvrent les soupapes. Lextrémitéde la tige qui est tournée en vis fans finengrene dans une roue dentée , qui estappliquée à une des extrémités du cilyndrequi tourne fur hii-méme de la quantité dunedent à chaque tour de la manivelle ; en-íorte quil y a autant de coups de souffletsque de dents à la roue , qui peut en avoircent.

Cet instrument a ordinairement une 8 e .détendue ; ainsi il doit avoir 13 tuyaux &1 3 touches à son clavier qui est composédune barre de bois, à laquelle les touchessont attachés par dessous, au moyen dundouble çrochet de fer fait en forme dU,Jequel est passé dans un trou de la touche,& dont les pointes entrent dans la barre ,erssorte que les touches qui sont attachéespar leur mi ieu puiishnt se mouvoir libre-ment. A I extrémité des touches qui regar-dent les tuyaux , est un pilote attaché à latouche par un petit morceau de peau demouron qui est lie autour du pilote & colléfur la touche. A la partie inférieure dupilote est une points de fil de sot qui traverse

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le sommier, & porte fur la soupape quelíeouvre en poussant de haut en b as. Voyez.Soupape, Sommier de positif, au-qtiel celui-ci ressemble, avec cette feula1 différence que la laye , voye^ Laye , est icien dessous ; au lieu quau sommier du posi-tif elle est en destùs; du reste les soupapes,leurs ressorts & les pilotes font disposées demême. Lextrémité antérieure des touchesa des pointes qui portent sor les notes descilyndres; ensorte que lorsque lon tournele cilyndre , & que les notes dont il estentouré, se présentent aux pointes des tou-ches , elles font lever ces dernieres , & parconséquent baisser la pilote qui est attachéeà lautre extrémité de la touche, laquelleouvre la soupape qui laisse pafsor le vent auxtuyaux. Voy. la description du cilyndre notéà ['article CARILLON.

Le soufflet double est comprimé en en-bas, afin de chasser Pair quil contient dansla laye , lorsque le soufflet inférieur aspirepar les deux ressorts de sil de fer élastiques.Ce soufflet a aussi une soupape qui souvrede dedans en dehors : cette soupape esttenue fermée par le restort de fil de fer ,& elle ne souvre que lorsque lair, contenudans les soufflets, est condensé jusquà uncertain point, passé lequel, si elle ne sou-vroit pas, le soufflet seroit en danger dscrever : ce qui ne manqueroit pas darri-ver, lorsque lon tourne rapidement lamanivelle ; mais au moyen de cette sou-pape , cet accident netì point à craindre.

Au reste il ne faut nulle science pour, jouer de cet instrument ; la seule attentionquil faut avoir est de tourner la manivelledun mouvement égal & proportionné àcelui des airs qui sont notés sor le cilyndre,lesquels sexécutent aussi facilement à 1,3 , 4 ou y parties qu'à une feule. Voyeí'Cariuon. .

SERINGUE , ARBRE , ( Botan. exot. )cest ainsi que cet arbre de la Guiane estnommé par les Portugais du Para , pao dexiringa, cest-à-dire , bois àe seringue. Leshabirans de la province dFssmeraldas, a 11nord-est de Quito , lappellent hkévé, &les Maïnas le nomment caoutchnue dunornde la résine íinguliere quon en tire. Voy*Résiné caoutchouf.

Cçt arbre est fort haut & très-droit ;