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tpi’à la queue, chaque écaille supérieuredéborde fur l’inférieure, mais les bordssortent en dehors enforte que chaqueécaille étant tirée en arriéré, ou dreàen quelque maniéré par son muicle, lebord extérieur s’éloigne un peu du corps,& sert comme de pié poar appuyer le corpsfur la terre , pour l’avancer , & pour fa-ciliter son mouvement serpentin.
II est aisé de découvrir certe structuredans la dépouille, ou fur le ventre d’unserpent , quel qu’il soit. Mais ce n’est pastout, il y a encore ici une autre mécha-nique admirable , c’est que chaque écaillea son muscle particulier, dont une extré-mité est attachée au milieu de l’écaillesuivante. Le docteur Tyson a découvertcette méchanique dans I q serpent â sonnet-tes ; & selon les apparences, elle existede même dans les autres scrpens , ou dumoins dans les gros feipens des Indes orien-tales & occidentales. {D. J.)
SERPENS , pierres de , ( Hist. nat. ) nomdonné par quelques auteurs aux coquillesfoíïìlles pétrifiées , connues fous le nom decornes d’ntnmon. .
SERPENS ,langues de , ( Hrjf. nat. ) nomque l'on donne quelquefois aux dents depoissons pétrifiées. Fbye[ GlOSSOPETRES.
SerPENT-FÉTICHE , {Hst. mod. super] -tìtion. ) les negres d’Afrique prennent pourobjet de leur culte le premier objet, soitanimé , soit inanimé , qu’ils rencontrent ensortant de chez eux pour exécuter quelqueentreprise ; tantôt c’est un chien, un chat,un insecte , un reptile ; tantôt c’est unepierre, ou un arbre, fi ’c. Lorsque les negresont fait choix d’une divinité qu’ils nom-ment fétiche , ils lui font une offrande , &font voeu de continuer à lui rendre uncuire, s’il les favorise dans le projet qu’ilsméditent; lorfqu’ils réussissent, i! s attri-buent leur succès à la divinité donc ils fontchoix; si au contrairel’entreprise manque,le fétiche est oublié; de cette maniéré cespeuples font & détour leurs divinités à vo-lonté. Ces superstitions si grossières, n’em-pêchent point ces negres d’avoir des idéesassez justes d’un erre suprême , qu’ils re-gardent comme le souverain du ciel & dela terre ; ils lui attribuent la,justice, labonté, l’omniscience ; c’est un esprit qui
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réside dans les cieux & qui gouverne I’uni-vers ; malgré cela ' leurs hommages fontréservés pour les fétiches dont nous avonsparlé.
C’esl sur-tout un serpent qui est la divi-nité la plus révérée des negres de la côtede Jurdah; ils l’invoquerit dans les tempsde sécheresse, dans les calamités publi-ques , dans la guerre, ùc. On lui offre alorsde largeur, des pieces d’étoffes de foie ,des marchandises précieuses, des bestiauxvivans & des mets délicieux ; toutes cesoffrandes tournent au profit des prêtres*
serpent qui estl’objet de ce culte est très-famiher ; fa peau est de la plus grande beautépar la variété de ses couleurs. Il n est pointvenimeux, mais est d’une efpece qui fait laguerre aux autres&qui les détruit efficace-ment ; il est mëme facile deles distinguer parleur forme & leurs couleurs. Le respect quel’on a pour le grand Jerpent-fétiche , s’é-tend à tous les serpens de son efpece. Uncapitaine anglois fut massacré impitoyable-ment , parce que les matelots de son équi-page avoient eu le malheur de tuer unde ces serpens qui étoit venu se loger dansleur magasin. Comme les cochons se nour-risse! en r d eserpens , on a pris te parti á’endétruire l’eípece, de peur qu’ils ne con-tinuassent à manger les divinités favorite»de la nation. Le grand ferpent- fétiche , queles negres croient immortel , a un templemagnifique, des prêtres auxquels la crédu-lité des souverains a fait accorder desterres & des revenus considérables: de plustous les ans on consacre à ce dieu un certainnombre de vierges choisies, destinées à sesplaisirs, ou plutôt à ceux de ses ministres.Ces imposteurs sont parvenus à persuaderau peuple qu’il est un temps dans l’annéependant lequel les jerpens saisissent toutesles jeunes filles qui leur plaisent, & lesjettent dans une elpece de délire qui fuieleurs embraíìemem ; les parens de ces filles,pour les faire guérir de cette frénésie, ìesmettent dans des hôpitaux fous la directàdes prêtres, qui travaillent à leur cure ,Sc qui so font payer un prix considérableà titre de pension ; de certe maniéré ilssavent se faire payer même des p ailirsqu'ilsse procurent Ces pensions & les pre-sens qui les accompag nenr , ^ ont un produitZz z z z z