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Tome trentième.
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S E R

Construction , il faut prendre des baguettes■de fer, rouler dessus deux cartes à jouerPune fur l’autre, qui seront couvertes d’unpapier, ensorte que ce papier paroisse tou-jours dessus, & que les cartes soient au de-dans ; ii fera nécessaire de mouiller un peuces cartes , pour les rendre plus maniables ;Mais il faut ne les employer que feches ; oncollera avec de la colle , faite de farine &d’eau , ce papier dans toute fa longueur ,pour l’arrêter.

On prend la culotte du moule, que l’onfait entrer par un des bouts du Serpenteau,& en cet endroit on l’étrangle avec de laficelle à paumier, que l’on graisse d’un peude savon, & quand il a été étranglé, vousle liez avec un peu de fil.

On rapporte ensuite un autre moule Npar dessus ce serpenteau, qui par ce moyenì’e trouve enfermé dedans ; on le charge dela composition marquée c;-destus, avec untuyau de plume, d’abord on y en fait entrerjusque environ au milieu du Jerpenteau ; onrefoule la composition avec la même ba-guette de fer , fur laquelle le Jerpenteaua été roulé , & l’on frappe dessus avec quel-que palette ou léger maillet.

Lorsque ce Jerpenteau est chargé à moi-tré, l'on y faic entrer un grain de veste,à l’on acheve de le charger avec de la pou-dre grenée, jusqu’à une distance du bout ,pour y pouvoir mettre un petit tampon dePapier mâché , que l’on frappe par dessusavec la baguette de fer ; ce papier étantentré , & laissant un petit espace vuide audessus de lui, on étrangle le serpenteau dansCet endroit, & on le lie avec un bout de fil,comme on l’a fait de l’auire côté,, avecdifférence que ce bout-ci est tout,„ rme ’ ^ que 1 autre a conservé l’ouver-

e r1i qui V a à faite par l’aiguille oub oche qu on a fait entrer dedans ; on rem-

c e f CC , d ’ un Peu d’amorce

rírl™ ve éTiïï,, delai,t, "‘ ircfaafc ‘ &

11 ri cercle d- fer ° le n , Cini àe serpenteau , àchargés /v , de P £tltes grenades

fur une breche ligues qu’on jette

®MENTBMENT , f. nr. ( Géom. )

u une courbe qui va en serpentant,caractère du serpentement est que la*bme XXX.

S E II -rr

courbe peut être coupée en 4 points, parune même ligne droite; ainsi les serpente -mens ne peuvent fe trouver que dans les /lignes du quatrième ordre. Voyez Courbe& Equation.

On appelle serpentement infiniment petit,celui où on peut imaginer une ordonnée,qui étant supposée touchante de la courbe,y ait 4 valeurs égales, ou davantage ; parexemple, le courbe qui a pour équation y

== )/x a un serpentement infiniment petità son origine, puisque, si on transportel’origine à une distance , en conservanttoujours les x , on aura en faisant y — z

— a , l’équation 2. — a = x , qui donnelorsque x =0, quatre valeurs de 2, touteségales à a.

C’est pourquoi un point d’un courbefera un serpentement infiniment petit, sien transportant l’otigine en ce point , &rendant les nouvelles ordonnées u parallè-les à la tangente en ce méme point, on aen ce point uA = A [ì , 3 étant un nom-bre impair quiconque < 4.

Si on avoir ll 5 = A , le point de ser-pentement fercit avec inflexion, si on avoitA = A , le point de serpentement feroitdouble ; íì Lrj —A ^ , i! feroit doubleavccinflexion , & ainsi de fuite. Voye^ !e traitédes courbes de M. Cramer. (0)

SERPENTER, V. n. ( Gram .) c’est semouvoir d’une maniéré tortueuse, commele serpent. Voye^ Serpentement.

SERPENTER , terme de Manège, c’estconduire un cheval en serpentant, & tracerune piste tournée en ondes. Le m otjtrpen-ter a été substitué à celui de serpéger , quin’est plus en usage. ( D- L )

SERPENTIN, f. m. (Chimie.) long canalen zig-zag interpose entre la cucurbite &le récipient àms le grand alambic à espritde vin , & à rectifications. Cet appareildistilatoire n’est presque plus employé parles artistes modernes, & il est en essecd’un usage fort incommode & ass-r se u "tile , du moins pour les opérations com-munes qu’on avoit coutume f Y . eîíé_curer , la distillation de I’esp rlt deexemple , wyrç Distillation o-EspritDE VIN, sous le mût Vin. .

On donne aussi se nom de serpenun i