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tnanche soit d’une grosseur raisonnable pourque la main soit pleine , & qu’elle le puissetenir bien ferme , sans qu’il tourne ou qu’illui échappe en faisant effort ; une grosseurde deux pouces & huit lignes , ou tout anplus de trois pouces , est celle qu’i! fautpour l’usaged’un homme qui se plaît à taillertoutes fortes d’arbres , 8c c’est une desplus utiles occupations de la campagne ;c’étoit celle du Grec dont parle Aulu-Geíle :
Un sage asse{ semblable au vieillard de Vir-gile ,
Homme égalant les rois , homme approchantdes dieux ,
Et comme ces derniers , satisfait & tran-quille.
Son bonheur confstoit aux beautés d un.jardin.
Un Scythe Py trouva , qui la serpe à lamain ,
De ses arbres à fruit retranchoit Pinutile ,
Ebranchoit , émondoit , oioit ceci , cela ,Corrigeant par-tout la nature %
Excessive à payer ses fins avec usure.
(D. J.)
SERPHO ou SERFO ou SERFOU ,{G-éog, moi.) iíls de l’Acchipel, connue desanciens Grecs & Romains, fous le nomde seriphas &. fer.phus. Foye\ SER.IPHUS.
Les François nomment cette iíle Sérì-phe - les Anglois, Serfanto , & les Italiens,Sersmo. Le périple de ScylaxA Strabon,la mettent au nombre des Cyclades ' maisEtienne le géographe la compte entre lesSporades ; elle.'st située à 16 degrés, y 6 de* attt - leptentnona’e, à ìo lieues nord-ouest de Naxie , à 30 de la côte orien-tale de la Morêe , &: à a milles N. 0. deSiphantho. Pline ne donne que u mi’les decircuit a cette iíle, quoiqu’dle en ait plusae q6. r
Son port l’a rendu recommandable ,meme du temps de la belle Grece • cepen-dant il ne faut pas chercher des antiquitésdans Serpho : Cette iíle n’a jamais été niPuissante , ni magnifique ; c’est un pet itPays dont les montagnes font rudes & escar-pes , couvertes de pierres & de rochers,fr ì'on y trouve encore ceux qui ont donné«en à la fable de Perfée. Séneque parle de
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cette iíle, comme d’une iíle inculte,& 1®Scholiaste d’Aristophane la qualifie de très-chétive.
11 y a beaucoup d’apparence que les minesde fer & d’aimant de cette iste , n’écoienCpas connues dans ce temps la ; car on n’au-roitpas manqué d’en attribuer !a productionau pouvoir de là Gorgone ; cependant cesmines font à fleur de terre, & les pluies lesdécouvrent tous les jours. La mine de fer yest étoilée en plusieurs endroits, comme lerégule dantimoine étoilé. Celles d’aimanty font fort abondantes ; mais pour en avoirde bons morceaux, il faudroit creuser pro-fondément , ce qui est très-difficile dans unpays où parmi tant de fer, à peine trouve-t-on des outils propres à arracher les oignonsqu’ils cultivent parmi leurs rochers dans depetits fonds humides ; ces oignons font fortdoux, au lieu que les oignons de Siphantofont aussi Acres que ceux de Provence.
Enfin , les habitans de Ae»p/iosont fi glo-rieux d’avoir de fi bons oignons , & ils lestrouvent fi délicieux,, qu’ils ne s’avifent pasde prendre les perdrix qui mangent la moitiéde leurs grains & de leurs raisins. H n >y adans cette iíle qu’un bourg qui porte lemême nom, & un méchant hameau appelé
San-Nicolo.
Le bourg est autour d’une roche affreuseà 3 milles du port, & ce port qui est d’unegrande beauté ne sert de retraite qu’à desvaisseaux dévoyés dans une violente tem-pête , qui viennent s’y mettre â couvert dela fureur des vagues ; car les habitans de fislefont aussi fainéans & aussi méprisables queleurs ancêtres. Ils font pauvres, grossiers,parlent un grec fort corrompu & le pro-noncent d’une maniéré mai se & risible. Us
ne recueillent qu’un peu d’orge & de vinne forment dans toute Rifle qu’environ millepersonnes , qui paient huit cens écus detaille réelle &de capitation.
L’ifle est gouvernée pour le spirituel p* run vicaire de l’évêque de Siphanto. s esmeilleures terres appartiennent aux moinesde S. Michel, dont le couvent <sl? u n , »à deux lieues du bourg , A habité par descaloyers fous la direction d’« n abk e - Nousremarquerons en passant, n ve qucuqu enFrance on comprenne tous les moines grecsfous le nom de caloyers, <1 n en est pas de
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