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tites vessies presque rondes, plus ou moinsapplaties , remplies de globules & d’unSuide qui les fait tourner en rond. Une deces veíîîes ordinairement occupe le centredu creux dans une situation horizontale ,ou en largeur quand on y regarde de hauten bas ; elle efìr entourée des autres, qu’onvoit plus ou moins de travers , & commede champ , le creux étant trop petit pourqu’elles paroissiens en entier,en forte que lesbords opaques du creux cachent la moitié dechacun de ces g!obu!es.Ceux-ci font réguliers& bien plus arrondis que ceux qu’on voiten mouvement dans ìe fluide des autres par-ties du chara. Ils font aussi en général d’unvolume aísez considérable , & souvent onen voit, dans quelques-unes de ces vessiesplacées de champ , de fort gros , bien pluségaux enrr’eux, & qui marquent évidem-ment deux efpeces de mouvement ; savoir,un de rotation autour de leur propre axequi varie, & I’autie de progression; cemouvement est commun à tout le systèmedu fluide. Pour peu qu’on saisie attention aumouvement du fluide de chacune de cesvessies , on voit clairement qu’il eíî lemémo par-tout , quelque différence qu’ony croie observer par leur diverse position.
On ne siauroit mieux comparer le mou-vement de celle du milieu, qu’â celui qu’onproduiroit en tournant lin doigt dans ungobelet de crystal applati , rempli d’eau &de corpuscules légers, ou bien de globules.Ces globules ne cesseroient pas de tonnertoujours du même côté , pendant que ledoigt continueroit de se mouvoir du mêmesens. Si on regardoit alors le gobeletde côté , il est évident que l’on verroitles courans des deux fluides l’un fur l’au-tre ,& les globules tourner & lécher plusou moins les parois , fans que jamais lesdeux mouvemens apparens soient confon-dus. Voilà précisément le mouvement réeldu fluide des petites vessies, & ce fait estincontestable.
Ce mouvement est d’ailleurs tout à faitsemblable à celui des autres parties du chara;car le cylindre,végétal, terminé par deuxnœuds, ou pour mieux dire, les différensmorceaux qui composent la plante, ne sontau fond que de petites vessies plus alon-gées, plus rétrécies, & réduites en forme dc
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cylindre ou de tube : mais ce font toujoursdes vessies. Le mouvement est par-tout lcmeme , & dans chaque tube du chara, ontrouve toujours les deux courans l’un furl’autre. II suffit, pour s'en aflurer, detourner le tube fous le microscope, oubien d’approcher davantage la loupe , dufluide, pour en voir le courant inférieur.
On peut encore mieux le voir dans lesracines de cette plante, parce qu’elles fontbeaucoup plus transparentes, Sc j’ai eumême occasion, quoique rarement, d’ob-.server de longs tubes des racines, dans les-quels on voyoit très-clairement le mêmecourant du fluide, après avoir monté uncertain espace, commencer peu à peu àdescendre ; enfin , passer tout â fait endessous, Lt delà, remonter de nouveau ,allant toujours en avant, tandis que l’autrecourant descendoít pendant quele premiermoatoit, changeant alternativement dedirection ; & l’on voyoit ainsi, en dissé-rens endioits du tube, deux courans s a»vancer comme en spirale. Cependant, onpourroit soupçonner que c’est en portantle tube furie porte-objet, qu’on donne aumouvement cette apparence de spirale ;mais je ne le crois pas, & je pense qu’ons’enappercevroit facilement au microscope.
On observe d’abord, comme je viens dedire, dans le creux de chaque feuille , qua-tre ou cinq petites vessies ; mais elles nefont pas les feules ; car dessous les pre-mières, il y en a d’autresquise présentent& qui ne tiennent point aux autres creux;de forte que les branches du chara ne sem-blent être composées d’autre chose quede petits sacs remplis d’un fluide circulant,& de globules entraînés circulairementpar le fluide.
J'omets ici bien d’autres observationsque j’ai faites fur ie chara, & je me borneà dire, pour preuve de ce que j’ai avancéfur leconomie & fur la vraie nature deces mouvemens, que j’ai renco nsr ^ unefois un vaisseau ou tube très-rransparent,replié en forme de gimbîe« e ®fur un côté dune racine, où elle scmoloitêtre variqueuse , 8c former une eípcce deganglion gros & transparent. On ne voyoit
ni mouvement, ni gíobnles, n, fluide dans
le ganglion ; mais la gimWette etoit toute
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