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Russie , comme faisant partie du duché deSmolensko. Novogrodek eu est la capi-tale. (B. J.)
S everie , ( Gèogr. ) province de lahaute-Pologne , dans le palatinat de Cra-covie, aux frontières de la Siléíïe- : ellerenferme la ville de severie ( Sierviertz ),située dans un lac & munie d’un châteaufortifié , & celle de la Slawkow , prochede laquelle font des mines d’argent. Lesévêques de Cracovie possedent cette pro-vince dès Tannée 1443 ; ils en portent letitre de duc, &ils y exercent un pouvoirsouverain , même en matières civiles.( D. J. )
SÉVERIENS ; ( Hist. eccl. ) hérétiquesainsi nommés, parce qu’ils avoient pourchef un certain Sévere qui commença àdogmatiser vers la fin du u' siecle. (Lagrande question fur Torigine du bien & dumal férmentoit beaucoup dans les esprits.Sévere voulut imaginer un système pourl’éclaircir ; & ce système fut une hérésie.U prétendit que le monde étoit soumis àdes principes opposés dont les uns étoientbons, les autresméchans ; mais que tousétoient subordonnés à un être suprême ,qui résidoit au plus haut des cieux. Selonlui , ces bons & ces mauvais principesavoient fait entr’eux une espece de pacteou de convention , par laquelle ils dévoientintroduire dans le monde une égale quan-tité de biens & de maux. Avec le secoursdécos suppositions absurdes, Sévere pré-tendoit expliquer Torigine du bien & dumal, & le mélange de Tun & de Tautre ,qui se trouve presque par tout. II distin-guoit dans l’homme deux propriétés prin-cipales & essentielles, la raison & la sen-sibilité. I! disoit que la premiere, quiprocuroit toujours des plaisirs tranquilles& purs, étoit Touvrage des puislancesbienfaisantes ; Sc que la seconde , qui étoitla source de toutes les passions & tous lesmalheurs del’homme, étoit Touvrage despuissances mal-faisantes. II en concluoieque le corps humain , depuis la tète jus-qu’au nombril, avoit été créé par le bonprincipe , & le reste du corps par le mau-vais. Passant enluiteàtout ce qui environnel’homme , il enseignoit que Têtre bienfai-sant avoit placé autour de lui des alimens
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propres à entretenir Torganifation ducorps , fans exciter les passions ; Sc queTêtre mal-faisant, au contraire , avoit misautour de lui tout ce qui pouvoir éteindrela raison & allumer les passions.
L’eau qui conserve Phomme , calme &n’altéré point sa raison, étoit, selon Sévere,un don du principe bienfaisant ; mais ilattribuent au mauvais principe deux produc-tions , qui , souvent en effet , ont étéfunestes à Phomme , le vin & les femmes.
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SEVERINO SAN , ( Géog. moi. ) il y adeux villes de ce nom en Italie, dansle royaume de Naples. La premiere estentre des collines, k six milles de To-lentin, â seize deMacerata, &i douzede Camerino. Elle a été bâtie en 1198 ,près des ruines de Tancienne Septempeda,que les Goths avoient détruite en 545. Souévêché est suffragant de Fermo, &a étéérigé par Sixte V. en iy86. Long. Zo, 54 -latit. 43 , z o.
_ _-..-^cvcrmoeit dans la prin-cipauté citérieure , au nord de la ville deSalerne, près de la rivière de Sarno. Est®appartient au prince d’Avelíino de la mai-son Caraccioli. (D. J.)
SÉVÉRITÉ, RIGUEUR, {synonym.)la sévérité se trouve principalement dans lamaniéré de penser & de-juger; elle con-damne facilement &c n’excut'e pas,. L*rigueur se trouve particulièrement dans lamaniéré de punir ; elle n’adoucít pas lapeine & ne pardonne rien.
Les faux dévots n’ont de sévérité que pourautrui ; prêts à tout blâmer, ils ne cessentde s’applaudir eux-mêmes. La rigueur neparoît bonne que dans les occasions oùPexemple seroit de la plus grande confé'quence : par-tout ailleurs on doit avoirbeaucoup d’egard a la foibleíï'e humain®-
' E usage a consacre les mots rigueur Sc sé-vérité _ à de certaines choses particulièresOn dit la sévérité des mœurs, Ia rigueur dela raison. La sévérité des femmes , selonsauteur des maximes, est UN ajustement &un fard quelles ajourent à leur beauté.Dans ce sens ; le mot rigueurs m pluriel ré-pond à celui de sévérité . II t emploie for*