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Tome trentième.
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Ist marque ainsi f 7 . La plupart de ces dis-tinctions font abolies aujourd'hui, & ellesfont en effet assez inutiles , puisque toutesces différentes figures de notes, sont moinsdes mesures différentes, que des modifica-tions de mouvement du vîte au lent dansla méme espece de mesure, ce qui íj par-que encore mieux avec un seul mot écrit ala tête de l’air , qu’avec tout ce fracas dechiffres & de notes qui ne fervent qu’a em-brouiller un art déja assez difficile en foi.

Voye^ Triple , Temps, Mesure, Va-leur DES N OTES , S/c. ( S )

SEYAouSEA, (Géog. mod.) en latinS ma , petite ville de Portugal, dans la pro-vince de Beïra , au pie du mont Herminio ,entre cette montagne & le Mondego dontles sommets sont toujours couverts deneige. ( D. J-ì

SEYAH , s. m. ( Hìst.mod. ) espece demoines-turcs; iîs ont des monastères, maislorsqu’ils en font une fois sortis, ils n’yrentrent plus, Lt passent le reste de leurvie à courir de côté Lc d’autre Sc à faire lesvagabonds. En leur donnant leur congé ,leurs supérieurs les taxent à une sommed’argent, ou à une certaine quantité deprovisions qu ils sont obligés d’envoyer aucouvent, faute dequoi l’entrée leur en estfermée. Lorfqu'un seyha arrive dans uneville, il va au marché ou dans la salle qui estauprès dcla grande mosquée , là il crie detoute sa force , o dieu,envoye%-mcìcinq milleécus , ou mille mesures de ri[ , &c. Après javoir reçu les aumônes des âmes dévotes, ,le moine mendiant va faire le môme métierdans un autre endroit, & vit toujours errant !jusqu’à ce qu’il ait amassé lasomme à laquelleil aéré taxé. II y a chez les Indiens St dans lesétats du grand-mogol une grande quantitéde ces pieux fainéans, qui viennent souventinfester les états du grand-seigneur, à qui íisfont íi sort à charge , qu’un visir fit dire augrand-mogol qui avoir fait des offres de ser-vices au sultan , qu z la plus grande faveur quefa majesté Indienne pût faire hfon maître , ítoitd'empêcher que les religieux mendìans de fesétats n entrassent fur ceux de sa hautcjse. Voye£Cantemir, Hist.Ottomane.

SEYMENY-BASSY, ( terme de la Mi-lice Turque. ) Les Turcs appellçnt ainfi le

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premier fieutenant-généraí. II commandenon feulement les janissaires Seymongs,mais encore lorsque saga marche en cam-pagne, il prend le titre de Kaimokan , oude son lieutenant à Constantinople. II peutmettre son propre cachet sur les ordresqu’il expédie , & commande à tous les íar-dars ou colonels de son gouvernement »sans compter qu’il a le manîment de toutesles affaires des janissaires. (F.)

SEYNE, ( Géog. mod. ) en latin du moyenâge sedena , petite ville de France , danslahaute-Provence, chef-lieu d’une vigueriede même nom , fur une petite riviere quise jette dans la Durance. (D.J. )

SÉYSSEL, ( Géog, mod. ) petite ville deFrance, dans le Bugey , fur le Rhône, quila divise en deux parties, & qui en ce lieucommence à être navigable ; on y déchargele sel qui vient du pays pour le transporteren Savoie. Longit. 23. 3 1 latìt. 48.44.

Seyffel ( Claude de ) savant du seizièmefiecle, prit le nom de cette ville dans laquelleil écoit né ; il professa le Droit à Turin ,devint maître des requêtes, conseiller deLouisXII,évêque deMari'eil!e,& finalementarchevêque de Turin , où il finit fes joursen 1 5Z0. II a publié plusieurs traductions &ouvrages de différons genres. Son histoire deLouis XII. a été réimprimée plusieurs fois.Sa grande Monarchie de France , traduite enlatin, par Sleidan , fit du bruit. II y soutintune opinion fort extraordinaire pour unmaître des requêtes , &c pour un évêque ;c'est que le roi est dépendant du parlement.{D. J.)

SEY TA , f. m. (Hist. mod. fuperst.) idolefameuse adorée par les Lapons. Ce dieuest une pierre quin’a aucune forrr.edéter-minée , non-plusque fa femme & fesenfansqui ne (ont autre choie que des masses depierre informes, auxquelles les Lapons fontdes sacrifices, & qu’ils frottent avec le sang& la graisse des victimes, qui font commu-nément des rennes. Le hasard ou sart ont vdonné à la partie supérieure de quelques-unes des ces pierres une forme dans laquelleon a cru trouver la ressemblance de cha-peaux. Le lieu où font placées les idoles est a('endroit où le lac de Tomocresch forniiìune riviere & une cataracte.