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des hérétiques dangereux, qui ne méritentque d’étre exterminés.
SHÉFFORD, ( Géog. mod. ) bourg àmarché d’Angleterre en Bedfcrdshire.(D. J.)
SHEIK , f. m. terme de relation , nom decelui qui a le foin des mosquées en Egypte,& dont la charge répond à celle des imansà Constantinople. Ils font plus ou moinsde sheiks dans chaque mosquée, selon fagrandeur fie ses revenus. Dans les grandesmosquées, il y en a un qui est le chef Scn’a rien à faire; mais dans les petitesmosquées , tous les shahs ont foin d’ouvrirle temple, d’appeler pour les prières, Scde défiler ensemble pour faire leurs cour-tes dévotions. Pocock, description d?Egypte ,
p. iyi. (D. J.)
SHEIK BELLET ) terme de relation ,nom d’u n officier turc en Egypte , qui estle chef de la ville & qui est placé par lepsasha. Son emploi est d’avoir soin qu’iln’arrive aucune innovation qui puilfe pré-judicier à la P u rte ; mais toute son autoritédépend uniquement de son crédit ; car legouvernement d’Egypte est de telle nature,que souvent ceux à qui l'on conféré lesmoindres postes ont cependant la plusgrande influence , Sc qu’un caya des janis-saires ou des arabes trouve le secret, parses intrigues, de gouverner malgré le pachameme. Pocock, description d’Egypte, p. ìGq.
(D. J.)
SHELF , f. M. ( Mineralog ..) est ce queles mineurs , particulièrement dans lesmines d’étain , appellent la terre glaise : ilsentendent par là une surface imaginaire dela terre, que la secousse des eaux du délugen’a jamais pu ébranler ils prétendent quetoutes les veines de plomb & autres miné-raux étoient parallèles à cette couche deterre \ yue cependant depuis le délugeles unes se sont élevées Sc les autres ren-foncées.
Par shels , entendent cette surfacedure ou enveloppe de la terre qu’on ren-contre sous la terre franche , & q U i e stordinairement de l’épaifleur d un pié ; car ilssupposent que depuis le déluge la terre aacquis une nouvelle enveloppe de terretégétable, ou qui est telle qu’elle 2 ete for-
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mée par la corruption des végétables Sc desanimaux. Voy. Déluge, Strata, Fos-sile , Mine, &c.
SHEPEY > ( Géogr . mod. ) iste d’An-gleterre , formée par deux branches de larivière de Medway , dont l’une coule àl’occident & l’autre à i’orient. Cette iflepeut avoir environ 20 milles de tour. Sonterioir est fertile Sc abondant en pâturages.On y voit deux ou trois bons villages outreQuéetisborongh , gros bourg , accompa-gné d’un château bâti dans le iv íìeclepar Edouard III. On croit que Shepeyest la Tohapis de Ptolcmée, l. II, c. Ut,(D. /.)
SHEQUE , f. m. ( Hijl.anc .) les Arabesnomment sheques les chefs de leurs tribus.Les anciens Grecsles appeloien tphylarques;ce fut un de ces sheques ou phylarques arabesqui , semblables à Sinon , eutl’adresfe defaire goûter à Craísus un plan de guerrecontre les Parthes dont le but étoit laperte de ce général, Sc il réussit dans. sonprojet. Les anciens ne s’accordent pointfur le véritable nom de ce fourbe si célébrédans l’histoire romaine ; Dion Caííìus lenomme Ab^arus ; Plutarque, Arìamnes \Florus, Macérés St Appien ,Acbarus. Quoi-qu’il en soit, l’armée fut taillée en pieces ;Crassus périt dans des marais pleins de fon-drières , Sc fa défaite fut le plus terribleéchec que les Romains eussent essuyé depuisla bataille de Cannes ; on leur tua vingtmille hommes, Sc il y en eut dix mille depris. Artabaze reçut la tête de Crasliis aumilieu d’un festin de noces ; & la joie futtelle à cette vue , qu’on versa de l’òr fondudans la bouche de cette tête, pour fe mo-quer de la soif insatiable que ce romainavoir toujours eu de ce métal. Dion Cassius,/. II, c. I; Florus, /. III, c. ij. (D. J.)
SHERARDIA , subst. fém. ( Botan . )nom donné par M. Vaillant à un genrede plante , en mémoire de Guillaume deShérad, le plus fameux botaniste de sonfiecle.
La fleur de ce genre de plante est labiée,Sc n'a qu’un pétale divisé en cinq partiespar les bords ; la levre supérieure en con-tient deux, Sc l’inférieure trois ; son ovaire,qui est placé au fond du calice, dégénéréen nne capsule secbe qui contient deux