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te plus ferme & des couleurs les plus vraies.Dans son misantrope qu’il aimité de Molière,íl est certain que ses traits ont moins definesse & de bienséance, mais ils font plusforts & plus hardis ; la piece angloise estplus intéressante , & l’intrigue plus ingé-nieuse. Sa femme de campagne est encoretirée de l’école des femmes de Molière.Cette piece angloise n’est pas afiùrémentl’e'cole des bonnes mœurs, mais c’est l’e'colede l’esprit, & du bon comique.
Le roi Charles II donna à Wycherleyde grandes marques de fa faveur. II lui ren-dit visite dans une maladie , & lui conseillad’aller passer l’hiver à Montpellier , conseilqu’il accompagna d’un présent de cinq centlivres sterling, pour le défrayer. II perditnéanmoins dans la fuite les bonnes grâcesdu roi par son mariage avec la comtesse deDrogheda, qui le fit maître de tout sonbien ; mais après la mort de cette dame ,la donation lui fut contestée , enlevée ;Wycherley ruiné , fut arrêté par lescréanciers, & mis en prison où il demeurasept ans , & n’en fut tiré que par la géné-rosité de Jacques II, qui au sortir d’unereprésentation àu plain-dealer, ordonna surle champ de payer de sa bourse, les dettesde Fauteur.
II prit le parti de disposer du douaire desapremiere, en épousant une jeune per-sonne , qui lui apporta quinze cens livressterling, dont une portion servit à sespressans besoins ; mais il mourut en 171 ; ,onze jours après la célébration de ses noces.On avoir publié à Londres en 1704 unvolume de ses poésies mêlées, qui n’onr pasété reçues austì favorablement du public ,que ses pieces de théâtre.
Mylord Lansdowne a peint Wycherleyavec beaucoup d’esprit & de vérité. Ceux ,dit-il, qui sans connoître Wycherley autre-ment que par ses ouvrages , voudront enjuger, feront portés à croire que la variétédes images & des caractères, la profondeconnoissance de la nature , les observationsfines de l’humeur, des maniérés, & despassions des personnes de tout rang & detoute condition ; en un mot, cette exacte
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peinture de la nature humaine , que l’onvoit dans ses productions, jointe à beaucoupd’esprit & de force d’expression , que touccela ensemble, dis je, ne peut avoir été quele fruit d’une application, & d’un travailextiaordinaire ; tandis que dans le fond,nous devons le plaisir &l’avantage qu’il nousa procuré, à fa grande facilité. S’il lui enavoit coûté pour écrire, je fuis bien trompés’il ne s’en feroit pas épargné la peine. Cequ’il a fait, auroit été difficile pour unautre ; mais la massue ordinaire qu’unhomme ne pouvoit lever, servoit de caneà Hercule.
L’âcreté de ses satyres pourroit vòus jeterdans une autre erreur, & vous faire penserque c’étoit un homme malin. Mais ce quele lord Rochc-ster ditdulord Dorset, peutlui être appliqué ; « c’étoit le meilleur» homme avec la muse la plus maligne. »Tout piquant &: censeur sévere qu’il paroîtdans ses écrits, il étoit du caractère le plusdoux & le plus humain, obligeant tout lemonde, & ne voulant de mal à personne jil n’attaque le vice que comme un ennemipublic; sensible à la plaie, il est contraintde la sonder ; ou tel qu’un conquérant géné-reux , il s’afflige de la nécessité d’uscr desvoies de rigueur.
Le roi Charles II. qu! étoit Iui-mémehomme d esprit, se faisoit souvent un plaisirde passer ses heures de loisir avec Wycher-ley , comme Auguste avec Horace, & il eutmême des vues fort avantageuses fur lui ;mais malheureusement l’amour vint à latraverse, l’amant l’empotta fur le courtisan,l’ambition sot la victime de l’amour, la pas-sion dominante des plus belles âmes.
I! y a des personnes qui critiquent fa versi-fication. I! est certain qu’elle n’est p asnom "breufe ; mais un diamant brute n ’ en estpas moins un diamant. ( Le a* eva ^‘ er DBJaucourt.)
SHUDDERERS CHUDERERS .
f. m. (H.JÍ. moi ] ) c vdainsi que l’on nommedans la partie orienM íedu Malabareles prê-tres du seS.3 ordre, esost-à-dire , infé-rieurs aux bramuiss, qm sont la fonction