sut
longue de trente-quatre lieues, trés-fertileen vins, & qui produit assez de grainspour la nourriture des habitans : elle estau midi du canton de Berne, & l’on ytrouve des eaux minérales. Le gouverne-ment des habitans du Valais est démocra-tique , & leur religion est la catholique.
Sion ou Sitten , fur la rive droite duRhône , en est la capitule , avec évêché ,suffragant de Monstiers en Savoie, Sion estune ancienne & jolie ville , située dansune belle plaine , au pied de deux mon-tagnes , fur lesquelles il y a deux forts châ-teaux. Le chapitre de la cathédrale , quiporte le nom de Notre-Dame , est com-posé de '
vingt-quatre chanoines
- Q . uuiiumea , douze
capitulans & douze domiciliées. Les ca-pucins y ont un couvent , & elle a aussi uncollege , suivant un voyageur moderne ,( Mercure de janvier 175 3 ; ) on voit danscette ville une espece d’hommes singuliers,qu’on nomme Crétins , sourds , muets ,imbécilles St presqu’insensibles aux coups ;ils ont des gouècres qui leur pendent prel-quejusqu’à ia ceinture. On ne voit en euxaucune trace de raisonnement ; mais ilsfont pleins d’activité pour ce qui regardeîes besoins corporels. L’évêque de Sion estélu par son chapitre , qui choisit, par voiede scrutin , quatre sujets de son corps ; _ &i assemblée générale du pays se déterminepour un des quatre , & lui prête sermentde fidélité, II est prince de l’Empire , d
Pptte le titre de comte & de préfet du Va-lais . &- j ^ • ~
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S , & d’allié des Suisses. La ville dont Uest titulaire lui appartient, auffi-hien quevingt villes ou châteaux. II préside a tousles conseils de îa république du ValarLouis XIV. a fait avecune alliance particulier
* ne tçmyssCatholique 1
qu avec
cette républiquee en 1715 , en mê-les cantons Suisses
Sa.inT-M.iVub.ice , bourg avec un a -fez bon château , à Voccident de Sion ,à la gauche du Rhône , autrefois nomme•dgaunum , cite des Véragrcs , ancienshabitans de ce pays. Saint-Sigismond , roi
t e ®° llr gogne , y sonda en ^zx, un mo-nastère céUL. re _ on - „ } u f qu M 900 moi-
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tion ,Cette
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prit le nom deSaint-Maurice, après qu’on yeut découvert au IX e siecle les reliques dece saint martyr & de ses compagnons ,passa en 1128 , des bénédictins aux cha-noines réguliers de Saint-Augustin , qui ontun abbé régulier à leur têre , soumis á l’é-vêque de Sion , pour le spirituel & pourle temporel. La ville de Saint-Maurice estau^pied d'une montagne , au’un pont ex-trêmement hardi , & composé d’une seulearche , joint à une autre montagne qui estde 1 autre côté du Rhône. Ce pont estcomme une porte , qui ferme le passagede la vallée , dont l’abbé de S. Mauriceest le maître.
De la République de Genève.
Cet état, qui n’a qu’un petit territoire yen grande partie autour de la ville , &consistant en onze paroisses , est au fud-ouest de la Suisse , & près de la France.Dés 1516,1a ville dr,Genève s’allia aux can-tons de Fribourg , de Berne & de Zu-rich , & en 1584, elle fit une alliance so-lemnelle avec tous les cantons. DepuisHenri III. les rois de France font protec-teurs de cette république , & ses habitansfont réputés François.
De la Principauté de Neufchateî.
Les anciens comtés de Neufchateî Scde Vallangin forment une petite principau-té , qui est i l’occident de la Saisie , Scqui a douze lieues de long fur six de large.Elle est bien peuplée , & il y a de grandsvignobles qui produisent d’excellens vins.On trouve dans le lac de Neufchateî oud’Yverdun , qu’elle a à Porient, de gran-des truites & d’autres bons poissons. Lescomtés de Nenfchâtel & de Vallangin onteu d’abord chacun leur maître. Ils furent
possédés au commencement du XVI e . sié-cle par les ducs de Longueville. La mort dela duchesse de Nemours , derniere Prin-ceslè de cette maison , fit naître un grandprocès en 1707. Treize compétiteurs seprésenterent, & prétendirent tous avoirdroit d’hériter de cette principauté. Leprince de Conti , soutenu par ia France,étoit un des principaux ; mais les états dupays se déclarèrent en faveur du roi dePrusse , qui le possede encore aujourd’hui,
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