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qu’elles soient ; il ne peut jamais se rétrac-ter, Ses ordres font reçus comme s’ils ve-noient de Dieu même, & c’eíì unesimpiétéque d’y désobéir ; quand il veut faire mou-rir un grand visir , il lui signifie sa sentencepar écrit en ces termes: tuas mérité lamort , & notre volonté efi qu'après avoiraccompli l'abdejl ( c’est-à-dire , l’ablutionde la tête , des mains & des pies ordonnéepar la loi ) , & fait le namaz ou la prièreselon la coutume , tu résignes ta tête d cemessager que nous t'envoyons à cet effet.Le viíir obéit fans hésiter, lans quoi il servitdéshonoré & regardé comme un impie &.un excommunié. Le sultan prend parmi sestitres celui de \illulah, qui lignifie imageon ombre de Dieu : ce qui donne à ses or-dres un caractère divin , qui entraîne uneobéifiànce aveugle.
Malgré tout ce pouvoir, \ç sultan no peutpoint toucher , fans la nécessité la plus ur-gente , au trésor public de Tétât, ni en dé-tourner les deniers à son usage particulier :ce qui occasionnerait inlalliblement unerévolte ; ce prince n’a la disposition que deson trésor particulier , dont le gardien Rap-pelle hasnadar backi , & dans lequel dutemps du prince Cantemir , il encrait cousles ans jissqu’à vingt-sept mille bourses,chacune d’environ 1500 livres argent deFrance ; c’est dans ces trésors qu’entrenttoutes les richesses des bachas & des visirsque le sultan fait ordinairement mourir ,après qu’ils se sont engraissés de la su lai-tance des peuples dans les différentes pla-ces qu’ils ont occupées. La confiscation deleurs biens appartient de droit à leur maî-tre.
Les sultans font dans Tissage de marierleurs sœurs & kurs filles dès le berceau auxvisirs & aux bachas ; par-là ils se déchargentfur leurs maris du foin du leur éducation ;en attendant qu’elles soient nubiles, ceux-ci ne peuvent point prendre d’autrc femmeavant que d’avoir consommé leur mariageavec la sultane ; souvent le mari est rnis àmort avant d’avoir rempli cette cérémonie 5alors la femme qui lui étoit destinée , estmariée a un autre hacha. Lu moins d’un anla sœur d’Amurath IV eut quatre maris ,fans que le mariage eíit été consommé paraucun d’cux j aiíííi-tòt quç la cérémonie
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nuptiale tirait à fa conclusion, le mari étoitaccusé de quelque crime , on le mettoit àmort , & ses biens étoient adjugés à fafemme ; mais on prétend qu’ils entraientdans les coffres de Tempereur.
Les sultans ont un grand nombre de con-cubines. Dans le temps du Bairam ou dela pâque des Mahométans, les bachas en-voient à leur souverain les filles les pluscharmantes qu’ils peuvent trouver ; parmices concubines il se choisit des maîtresses ,& celles qui ont eu Thonneur de recevoicle sultan dans leurs bras & de lui plaire , ssnomment sultanes hafekis. Voyez cet art.Voyez l'hi/ìoire ottomane du prince Can-temir.
SULTAN-CHÉRIF , (terme de rela-tion.') titre du prince qui gouverne la Mec-que. Ce prince étoit d’abord soumis & tri-butaire du grand-seigneur : mais dans la di-vision de Tempire musulman , la race du.prophète s’est conservé la souveraineté & lapossession de la Mecque & de Médine , sansêtre dans la dépendance de personne ; c’estalors qu’on a donne à ces princes le titre defultans-chértss pour marquer leur préémi-nence. D’ailleurs tous les autres princes ma-hométans ont pour eux & pour les lieux qu’ilspossèdent, une extrême vénération, leur en-voyant souvent des offrandes &. des présensconsidérables. Enfin les. fultans-chértss ontusurpé un grand pays fur les Abyssins , les-quels ne poffedenc plus aujourd’hui de porten propriété fur la mer Rouge. ( J). J. )
SULTANE , f. f. (Uifl- mod.) maîtresseou concubine du grand - seigneur. Nous nedisons pas sonépouse , parce que la politi-que. des empereurs turcs ne leur permet pasd’en prendre. Sultane favorite est une desfemmes du serrai! que le sultan a honoré deses faveurs , & qu’on nomme ctseki sultana .V>ye\ Aseki.
Sultane régnantes fa premiere de rou-tes qui donne un enfant mâle au grand-leigneur. On i’appefîe ordinairement bujukafeki , c’est - à - dire , la premiers ou lagrande favorite.
Sultane validé, est la mere de Tempereurrégnant, comme nous disons la reine mere
Toutes ces sultanes font renfermées dans.le serrail fous la garde d’eumiques noirs &blancs, & n'chli forcent jamais qu’avec le