SUR
SURPENTE , f. f. ( Marine. ) grossecorde de trente à quarante brasses , qui estamarrée au grand mât & à celui de misaine,à laquelle on attache le palan , pour embar-quer & débarquer les canons, ou quel-ques grands fardeaux.
SURPLIS , f. m. terme d'Eglise , orne-ment ecclésiastique que les prêtres sécu-liers portent l’été par-dessus leur soutaneIorsqu’ils chantent l’office , ou qu’ils prê-chent. 11 est fait de toile & va jusqu’à mi-jambe, avec deux ailes de même étoffe quipendent plus bas. M. Godeau ôt autresécrivent surpelis , & je crois que c’est labonne ortographe, parce qu’il est astervraisemblable que ce mot vient du latinsuperpelliceum , & parce qu’on le mettoitautrefois fur l’aumuce qui couvroit la tête.(D. J.)
SURPLOMB, f. m. ( Archit . ) on ditqu’un mur est en surplomb , quand il de-verfe & qu’il n’est pas à plomb. ( D. J.)
SURPLOMBER, v. act. ( Stéréotomie.)c’est faire pencher une ligne ou une surfaceà angle aigu avec l’horizon ; c’est précisé-ment tout le contraire de talud. VoyezTaiud.
SURPLUÉES , terme de Chasse , cefont les voies des bêtes après la pluie.
SURPLUS , f. m. ( Gramm. Ù Comm.)ce qui est au-delà d’une certaine quantité,ou d’un certain prix. Les marchands fontquelquefois des conventions pour la ventede leurs marchandises, dans lesquelles lesurplus , c’est-à-dire, ce qui excede leprix auquel ils íe font fixés , est pour lecommilîionnaire qui les leur fait vendre.Souvent auílì dans leurs restes, ou dansi excèdent de leurs aunages , ils donnentaux acheteurs 1 c surplus , ce qui s’entendde ce qui est au-delà de la juste mesureque 1 acheteur a demandée , & c’est unepetite gratification. DicHorm. de com. &de Trévoux.
SURPOINT , f. m. ( Corroierie. ) onnomme ainíì la raclure que les corroyeursont levée de dessus les cuirs après qu’ilsleur ont donné le suif. Les maréchaux seservent du surpoint dans quelques maladiesde chevaux. ( D. J. )
SURPRENANT, adj. ( Gramm, ) qui
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étonne, qui cause de la surprise. La nou-veauté , l’étrangeté & notre ignorance,voilà les fondemens de la surprise.
SURPRENDRE, TROMPER, LEUR-RER , DUPER, ( Synonym. ) faire don-ner dans le faux , est l’idée commune quirend ces quatre mots. Mais surprendre ,c’est y faire donner par adrestè, en saisis-sant la circonstance de l’inattention à dis-tinguer le vrai. Tromper , c’est y faire don-ner par déguisement, en donnant au fauxl’air & la figure du vrai. Leurrer , c’est yfaire donner par les appas de l'espérance,en la faisant briller comme quelque chosede très-avantageux. Duper , c’est y fairedonner par habileté en faisant usage de sesconnoistànces aux dépens de ceux qui n’enont pas , ou qui en ont moins.
11 semble que surprendre marque plusparticulièrement quelque chose qui induitl’esprit en erreur ; que tromper dise nette-ment quelque chose qui blesse la probitéou la fidélité ; que leurrer exprime quelquechose qui attaque directement l’attente oule désir ; que duper ait proprement pourobjet les choies où il est question d’intérêt& de profit.
II est difficile que la religon du prince nesoit pas surprise par l’un ou l’autre despartis, Iorsqu’il y en a plusieurs dans lesétats. 11 y a des gens à qui la vérité estodieuse , il faut nécessairement les tromperpour leur plaire. L’art des grands est del leurrer les petits par des promesses magni-i fiques ; & sart des petits est de duper lesI grands dans les choses que ceux-ci com-mettent à leurs foins. Girard , Synonymesfrançais. (D. J.)
SURPREN D RE un cheval , {Maréchal.)c’est se servir des aides trop brusquement ;c’est auíli approcher de lui lorsqu’il est àsa place dans l’écurie , fans lui parler au-paravant , ce qui lui fait peur 6c le porte àruer.
SURPRISE , f. f. ( Gramm. ) mouve-ment admiratif de famé , occasionné par! quelque phenomene étrange. Je ne faiss il y a beaucoup de diversité dans la ma-niéré dont nos organes font émus. Tousi se réduit peut-être aux différons degrés| d intensité & à la différence des objets ; &j depuis s émotion la plus légere de plaisir t