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tans des eaux faines , & à la terre unegrande fécondité. Son gouverneur est enmême temps gouverneur de la province ;& la citadelle a son gouverneur particulier.Long. Z4. 43 \ lat. 4$. y.
Cette ville est mise par les anciens aunombre des villes les plus illustres desAlpes.On l’appelloit Segusio , Secufio , Secufia,Segufiurn , & ses habitans Segujim. On yvoit encore quelques restes des ouvragesdes Romains , & entr’autres ceux d’un arcde triomphe élevé à l’honneur d’Auguste.
Ammian Marcellin nous apprend qu’ony voyoit le tombeau du roi Cottius , qui yavoit fait fa résidence. Elle étoit encoretrès-célébré lorfqu’elle devint la capitaledu marquisat auquel elle donna son nom,& qui comprenoit une partie de la Lom-bardie & de la Ligurie. Mais si la ville deA use est fameuse par son ancien lustre, ellene Test pas moins par les fureurs de laguerre auxquelles la situation l’a toujoursexposée.
Beilovèse , Brennus & les Carthaginois,prirent cette route pour passer en Italie , Sccommirent bien des hostilités dans le pays.Flavius Valens qui vint après eux , ruinacette ville &c les bourgades voisines , aprèsavoir mis à feu &c à sang la vallée de Mail-tienne. Les Goths firent le même ravagelorsqn’ils paíserent dans les Gaules, sous lerégné de Théodoric. Les Wandales ne fu-rent pas moins barbares j & l’armée de Cons-tantin , viclorieuse de Maxence , aprèsAvoir pillé &: ruiné tous les environs , dé-truisit cette ville de fond en comble. Cene fut pas là la fin de ses malheurs : elleeut beaucoup à souffrir de la part des Lom-bards lorfqu’ils pastèrent dans la Gaule,fous la conduite d’Amon Zaban &c de Ro-
anus. Les Sarrasins qui, vers l an ooo, tra-ver eientle val de «Su/epour pénétrer enItalie , porteront le fer & le feu dans ceval, & n épargnèrent pas la ville.
Mais de toutes ces calamités , la plus dé-plorable peut-être , fut celle qu'elle souf-frit de la part de l'empereur Barberoustè ,quand il pasià d'Allemagne en Italie. S usefut absolument réduite en cendres, & danscet incendie périrent les archives & les an-ciens monumens qui prouvoicnt l'originede cette ville. Enfin la division de ses siabi-
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tans mit le comble à ses malheurs. I! y aenviron quatre cens ans qu’il s’y forma deuxpartis qui se firent une longue & cruelleguerre. Elle se trouva par-là tellement dé-peuplée qu’elle n’eut plus aucune espé-rance de se rétablir , ce qui obligea de res-treindre l’enceinte des murs au point oùon les volt à présent. ( D. J.)
Su SE , ( Gécg. mod. ) yille d’Afrique enBarbarie, au royaume deTunis, fur la côte,à 2 lieues de Carvan, & à ^ de Tunis.Elle a été autrefois considérable , & a sou-tenu de longs sièges. Les Turcs en sontaujourd’hui les maîtres. Son terroir ne rap-porte que de forge , mais le pays a des hui-les , des dattes Sk des figues. ( D ../. )SUSENBERG ( ou SEÍSSENBERG,
( Ge'ogr. ) bourg à marché d’Ailemjgne ,dans le cercle d'Autriche Sc dans la basseCarniole, au bord de la riviere de Gurk ; ilest muni d’un château placé fur un roc fortélevé, & il appartient, à titre de seigneurie,à la maison d’Aversperg. (D. G.)
SUS-ÉPINEUX , eu Anatomie , nomd’un muscle qui prend ses attaches danstoute la folle fus-épineuse de f omoplate ,6 c se termine à la facette supérieure de lagrosse tubérofité de fhumérus.
SUSERAIN ou SUZERAIN, f. m.
( Gram. & Jurijp. ) il faut porter cette af-faire pardevant le juge Juserain ; c’eíl-à-dire , le supérieur , le juge de ressort. Lesseigneurs suserains font les ducs , comtes& autres grands seigneurs. Ils peuvent êtrejuges de ressort, 6 c les appellations des ju-ges des hauts justiciers , fe relèvent devantle juge seigneur Juserain, quand il ale droitde ressort. Si le seigneur sûjerain est un an-cien pair de France , les appellations dessentences rendues par ses juges se relè-vent immédiatement au parlement ; s’iln’est pas pair , elles se relèvent devantles baillis ou sénéchaux. Aujourd hui on nevérifie plus lettres de duché Sc pairie qu’àla charge du ressert ordinaire. Loysean aobserve que les mots de Juserain & de fuse-r aine té n’avoient été faits que pour dési-gner cette portion de la puistance publique6 c de la íouveramete qui a été usurpée parles particuliers , & que ses ternies font auflïefrangers que cette espece de seigneurie estabsurde. Du Tillet dit que le droit de res-