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• La majeure a deux parties ; la premieres’appclle l ’antécédent ; la seconde le consé-quent. Ce syllogisme peut être de deux sor-tes ; parce que de la meme majeure onpeut former deux concluhons.
La premiere eíl, quand ayant affirme leconséquent dans la majeure , on affirmel’antécédent dans la mineure , selon cetteréglé; en posant f antécédent, on pose leconséquent.
Si la matière ne peut se mouvoir d'elle-même , il faut que le premier mouve-ment lui ait été imprimé par Dieu.
Or la matière ne peut se mouvoir d'elle -même :
II faut donc que le premier mouvementlui ait été imprimé par Dieu.
La seconde sorte eíl, quand on ote leconséquent pour ôter l’antecédent, seloncette réglé , otaut le conséquent , on oteVantécédent.
Si quelqu'un des élus périt , Dieu setrompe :
Mais Dieu ne Je trompe point:
Donc aucun des élus ne périt.
Les syllogismes disjonclifs font ceux oula majeure eíl disjonctive , c’eít - à-dire ,partagée en deux membres ou plus.
La conclusion est juste quand on observecette réglé ; en niant tous les membres ,excepté un seul, ce dernier efi affirmé ; ouen affirmant un seul, tous les autres fontniés. Exemple.
Nous sommes au printemps , ou en été ,ou en automne , ou en hiver:
Mats nous ne sommes ni au printemps ,m en automne , ni en été.
Donc nous sommes en hiver.
Cet argument est fautif, quand la divi-sion dans la majeure n’est pas com pierre :car s’ily manquoit une feule partie , la con-clusion ne scroit pas juste , comme on lepeut voir dans ce syllogisme.
II saut obéir aux princes en ce qisilscommandent contre la loi de Dieu , ouJe révolter contre eux :
Or , il ne faut pas leur obéir en ce quit ejl contre la loi de Dieu ;
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Donc il faut se révolter contre eux.
ou Or il ne faut pas se révolter contreeux :
Donc il faut leur obéir en ce qui ejl con-tre la loi de Dieu.
Les syllogismes copulatifs ne font qued’une forte, qui est quand on prend uneproposition copulative niante , dont en-íuite on établit une partie pour ôter I’autre.
Un homme n’ejl pas tout ensemble ser-viteur de Dieu , & idolâtre de sonargent :
Or , l’avare est idolâtre de son argent :
Donc il n ejl pas serviteur de Dieu.
Car cette forte de syllogisme ne conclutpoint nécessairement , quand on ôte unepartie pour mettre l’autre ; comme on peutvoir par ce raisonnement tiré de la mêmeproposition.
Un homme ré efi pas tout ensemble ser-viteur de Dieu & idolâtre de l’argent:
Or , les prodigues ne font point idolâ-tres de ! argent ;
Donc ils font serviteurs de Dieu.
Un syllogisme parfait ne peut avoirmoins de trois propositions : mais cela n’estvrai que quand on conclut absolument , &non quand on ne lésait que conditionnel-lement ; parce qu’alors la feule proposi-tion conditionnelle peut enfermer une desprémistès outre la conclusion , & mêmetoutes les deux : prenons pour exemple cesyllogisme.
Tout corps qui réfléchit la lumière detoutes parts est raboteux :
Or, la lune réfléchit la lumière de tou-tes parts ,
Donc la lune est un corps raboteux.
Pour conclure conditionnellement,je n’aibeioin que de deux propositions.
Tout corps qui réfléchit la lumière detoutes parts ejl raboteux :
Donc fi la lune réfléchit la lumière detoutes parts, c'est un corps raboteux.
Je puis même renfermer ce raisonnementen une leule proposition ; ainsi ,
Si tout corps qui réfléchit la lumière detoutes parts ejl raboteux , & que la