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core eu nulle erreur ou dispute sur tous cespoints.
Le symbole de l’église d’Alexandrie étoitencore plus court que celui de Césarée , &cependant il exprimoit nettement les arti-cles de la résurrection des morts & de 1 e-glise. On croit que c’est celui qu’Arius &Euzoïus présenteront à Constantin, commes’il eût contenu la foi de Nicée , mais onn’y trouve pas le mot consubJlantieL
Caflìen nous a conservé une partie dusymbole qu’on récitoit dans l’église d’An-tioche depuis le temps des apôtres , & au-quel on ajouta seulement le mot o/tovnovdepuis le concile de Nicée.
Le symbole de l’église romaine , étoit lesymbole même des apôtres ; & celui d’A-quilée n’en difFéroit que par quelques ad-ditions de termes, faites de temps en tempsà mesure qu’il s’élevoit de nouvelles héré-sies ou qu’on les avoir condamnées. Bing-ham , orig. ecçlésiaft. tom. IV , liv. X,
ch. iv,% 8 , $, 10 , ii , iz, &seq-
Le symbole de Nicée fut publié lan 325,par ordre du premier concile général deNicée , tenu fous Constantin contre l’hé-résie des Ariens.
Le symbole attribué à S. Athanase estune confession de foi fort nette & fortétendue que quelques-uns croient avoir étéprésentée par ce saint docteur , au pape &au concile de Rome, tenu eu 340 pourjustifier fa croyance. Ils ajoutent qu’on mitcette piece dans les archives avec les actesdes conciles , & que long - temps après ,ayant été retrouvée avec beaucoup d'an-tres qu’on croyoit perdues par les révolutionsqui avoient agité Rome , 011 l’inféra dansJ office divin à la tin des matines , commela plus parfaite expression de la foi de l'é-ghfe catholique contre 1 hérésie des Ariens;mais tous tes sovans conviennent que cesymbole n est point de S. Athanase.
Le symbole de Constantinople est con-forme à celui de Nicée , mais on y ajouta,par forme d’explication , ce qu’on venoitde définir dans ce concile touchant le S.Esprit dont Macédonius nioit la divinité.En 477 , les peres du concile astèmblé enEspagne contre les prisciliianistes,, ajoutè-rent ces mots à l’article du S. Esprit dans1 Q symbole de Constantinople, & duFils ,
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pour marquer la foi de l’église par ces paroles , qui procede du ptre & du Fils, con-formément aux écritures ; ce que les égli-ses d’Elpagne & de France ont retenu de-puis. Dans le troisième concile de Tolè-de, tenu en 589, on ordonna que danstoutes les églises d’Efpagne le peuple chan-teroit pendant la mestè le symbole de Cons.tantinople. L’églife romaine retint néan-moins durant quelques siécles , l’ufage dusymbole des apôtres dans la cérémonie dela mestè ; mais enfin, le pape Benoît VIII,ordonna en 1014, qu’on chanteroit danstoute église latine 1 0symbole de Constanti-nople avec l’addition qui ex pâtresilioqueprocedit , & cet usage lubhste encore au-jourd’hui dans toute l’églifc latine. Dupin ,biblìot. des cuite, eccle's Voss. de trib.symb.Tenfelius , de symbol. jíthams. Suicer,thesiur. eccles. ex pat r ib. grsc verb .sym~bolum. Calmet , Ditl. de la bibl. tom.III, lettre S au mot symbole, p. 60 7.
Symbole d’Athanase, ( Hift.ecclé-.fiajl.) les fa vans conviennent généralementaujourd’hui que le symbole qui porte cenom , n’est point de ce pere de l’église. LeP, Quesnel avoit conjecturé que ce symboleétoit de Vigile de Tapse , évêque d’A-frique dans le sixième îiecle , qui a publiéd’autres ouvrages fous le nom de S. Atha-nase , & qui se sert souvent des expressionsemployées dans ce symbole. Long-tempsavant le P. Quesnel, M. Pithou avoitsoupçonné que ce symbole n’étoit point deVigile de Tapse , mais d’un théologienfrançois. Enfin Joseph Anthelmi a publiéà Paris , en 1693 , une savante dissertationlatine fur le symbole d’Athanase : Nova defymbolo Atanafiano disquisttio , dans la-quelle il a fait revivre la conjecture de M.Pithou.
Cette dissertation est divisée en quatreparties. Dans la premiere , il ajoute quel-ques preuves fort singulières à celles quiavoient été données julqu’ici, pour montrerque ce symbole n’est pas de S. Athanase,& ne peut même être de lui. Dans la se-conde, il fait une exacte recherche dutemps auquel c e symbole a été connu & pu-blie depuis fous le nom de S. Athanase , &en remontant depuis le dixieme siécle,danslequel Voisins prétend que cette confession