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Tome trente-deuxième.
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' lité occulte résidente dânS ces, corps.Ainíì, le mercure q pi s’unit à l’or , & àbeaucoup d’autres métaux, roule dessus leverre , la pierre, le bois , &c. & seau quimouille le sel, & qui le dissout, coule furJe suif fans s’y attacher; de même que furune surface couverte dépoussiéré, & fur lesplumes des oiseaux de riviere.

Deux gouttes d’eau ou de mercure scjoindront immédiatement par le contact ,& ne feront qu’une ; mais fi vous versezfur du mercure de fluide de tartre , dei’efprit de vin & de fluide de térébenthinepar-destûs, & enfin qu’il y ait de l’air par-dessus le tout , tous ces fluides relie-ront dans le vaisseau fans sc mêler ou s’u-tfiir en aucune forte les uns avec les autres.

La différence de pesanteur spécifique deces liqueurs paroi t être la principale causede ce phénomène. Car l’hydrollatiquenous apprend que fi deux fluides d’inégalepesanteur sont dans un vase , le plus légerse mettra toujours au - dessus du plus pe-sant. 11 faut cependant, pour que les flui-des ne sc mêlent pas, que la différence depesanteur soit un peu considérable. Car levin, par exemple, quoique plus léger queseau , se mêle avec elle , à moins qu’onne le verse fort doucement, ou à moinsqu’on ne le verse fur quelque corps na-geant fur la surface de seau ( tel par exem-ple , qu’une tranche de pain), & qui amor-tisse la force que le vin peut avoir reçu entombant. ( O)

Sympathie , ( Physiolag. ) cette con-venance d’affection & d’inchnation ; cettevive intelligence des cœurs communiquée,répandue , sentie avec une rapidité inex-plicable ; cette conformité de qualités na-turelles , d’idées, d’humeurs & de tempé-. ramens , par laquelle deux âmes assortiessc cherchent, s’aiment, Rattachent Luneà l’autre, 1e confondent ensemble , est cequ’on nomme sympathie. Quelle est rare& délicieuse , fur-tout quand elle est si for-te que , pour me servir des termes d’un au-teur anglois, il ne peut naître de troi-sième amour entre deux ! mais ce n’estpoint de cette heureuse liaison , dont jedois entretenir le lecteur. 11 s’agit ici cíecette communication qu’ont les parties du..corps ses unes avec ses autres, qi U se s ese^

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dans une dépendance , une position , un dsouffrance mutuelle , crúvzraìia. , & quitransporte à l’une des douleurs , les ma-ladies qui affligent l’autre. II est vrai pour-tant que cette communication produifoicaussi quelquefois par le même méchanifmeun transport, un enchaînement de sensa-tions agréables.

La sympathie , en phisique anatomique,est donc 1 harmonie , l’accord mutuel quirégné entre diverses parties du corpshumain, par l’entremise des nerfs, mer-veilleusement arrangés & distribués pourcet effet.

La nature s’est proposé trois chosesprincipales dans leur distribution ; j°. dedonner du sentiment aux organes des sens.

2.°. De donner du mouvement aux mul-cles & aux fibres.

De mettre les parties du corps dansune dépendance réciproque les unes desautres. L’ceil , comme s’exprime un écri-vain sacré ( c’est S. Paul ) , ne peut pasdire à la main , je n’ai que faire de toi, nila tête aux piés , je n’ai que faire de vous:ainsi les nerfs font autant de rênes dontl ame se sert pour tourner le corps de touscôtés ; ce n’est qu’à eux que les parties doi-vent leurs mouvemens, les rameaux que leurenvoient les mêmes troncs, ou ceux quise communiquent, les tiennent dans unedépendance mutuelle , & portent à l’uneles maux ou les plaisirs qui affligent l’autre.

Fausse hypothèse sur la sympathie. Quel-ques auteurs ont attribué cette efpece decommerce qui se trouve entre les parties,aux membranes qui leur font communes ^mais il n y eut jamais d’opinion moins fon-dée ; l’cxpérience nous apprend que lesmembranes perdent le sentiment de fac-tion , des qu elles n’ont plus de liaison avecles nerfs ; ce u’est donc pas fur elles qu’ondoit rejeter les accidens qui s’étendentd’une partie à l’autre ; souvent la partie quipartage la couleur d’une autre est fort éloi-gnée, & ce qui se trouve dans l’entre-deux,ne souffre point.

Comment pourroit-il se faire qu’une mem-brane qui transporte ces mouvemens irré-guîiers, ne fit aucun ravage dans le milieu?D’ailleurs , ceux qui soutiennent 1 opinionkseíse Qoys p assois t s’seiaginqnt que c’«st