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Tome trente-deuxième.
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qn<$, car le plexus hépatique est formé parPintercostal : ainsi les vomissemens fe-ront bilieux, comme le remarque Sy-denham.

io°. II se forme souvent une tumeur mo-bile dans le bas-ventre. Les plexus mésen-tériques qui naissent de l’intercostal, com-muniquent avec ce nerf, ils envoient aussides branches à la matrice , lesquelles con-tractent les intestins.

ii°. On conçoit qu’il pourra survenirdes coliques affreuses, ainsi que des douleursde lombes, en conséquence des branches denerfs que les plexus mésentériques & l’in-tercolíal fournislònt à ces parties.

I2 Q . L’urine est claire comme de l’eau ,parce que l’intercostal étant agité , lesplexus rénaux le font auíli ; alors la grandequantité de site nerveux poussé dans lesextrémités artérielles des reins, y cause unresserrement qui ne permet pas aux partiesgrossières de s’échapper ; seau seule a desparties assez subtiles pour palier par les cou-loirs.

Ce font là les phénomènes que présenteordinairement la passion hystérique , cettemaladie si variée dans ses jeux , qu’on peutla comparer au pouvoir qu’avoit Prothéede fe changer en toutes sortes de for-mes.

Passons aux phénomènes sympathiquesqui accompagnent les groílesses. Le vomis-sement dépend plutôt des vaisseaux quedes nerfs ; car s’il dépendoit des nerfs,il feroit plus violent. Quand le fœtuscroît, le sang qui ne peut fe déchargerpar la matrice , est obligé de fe porter enplus grande quantité dans le ventricule ,& y cause le vomissement. Les femmesenceintes sentent de la douleur aux cuisseslorlqu elles le mettent à genoux, - cela vientde ce que le cordon que forment les vais-seaux & le nerf crural font extrêmementtendus dans cette situation. II y en a quitomberoient en foiblesse, si elles resloientquelque temps à genoux ; comme l’abdo-men est alors fort pressé , le diaphragmene peut pas descendre , & par conséquentla respiration ne peut se faire qu’avecpeine.La vessie , le rectum & la matrice reçoi-vent des nerfs des mêmes troncs ; on nefera donc pas surpris que ces parties parta-

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gent réciproquement leurs maladies. Enfindans I’amour , l’utérus partage aussi les im-pressions des parties du corps qui en fontles plus éloignées. L’on fait les effets queproduisent dans cet organe de la généra-tion , les baisers des amans fur les levres ,par une fuite de la communication desnerfs de la cinquième paire. Cette cinquiè-me paire distribuant ses ramifications auxdeux levres , à l’œil, à la langue , & parl’inoculation d’un de ses nerfs, au cœur,aux viscères , à la matrice, toutes ces par-ties font agitées; &le léger contact de quel-ques mamelons veloutés d’un corps spon-gieux , couvert d’une pellicule très-fine ,cause tout cet embrasement.

Remarques. Je finis par un fait particu-lier rapporté dans Yhijì. de Pacad. des j'cien.En 1734, M. Hunauld fit à l’académie ladémonstration d’un rameau de nerf aflezconsidérable , qui partant du plexus gan-gliforme femi-lunaire de M. Vieussens , re-monte du bas-ventre à la poitrine , & vase perdre à l’oreillette droite , & à la basedu cœur où il se distribue. Comme les nerfsqui portent le sentiment dans la machine ,font que des parties assez éloignées font encommerce de sensations, 011 comprendrapar ce nouveau nerf, le commerce qui lerencontre quelquefois entre les viscères dubas-ventre & le cœur.

11 faut pourtant avouer que si ces fortesde communications fervent à un commerceréciproque demouvemens, il y aune com-munication plus cachée & primitive, qu’ilfaut chercher dans Porigine des nerfs. Desfaits incontestables nous la démontrent &nous la rendent aílbz sensible pour que nouspuissions la reconnoître. Cette communi-cation est telle, qu’un nerf étant irrité, ce-lui qui lui répond dans le cerveau entre enmouvement. Est-ce à une cause de cetteespece que l’on pourroit rapporter le pre-mier mouvement machinal, je veux direle mouvement du cœur ?

Tels font les détails physiologiques deM. Senac fur cette matiere.Willis y a mêléfans cesse ses faussés hypothèses /mais ilnous manque toujours un ouvrage completíur un íujet si curieux ; cette besogne sa-vante exigeroit tout ensemble un ramasd observations bien avérées touchant les

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