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Tome trente-deuxième.
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suyé des attaques fréquentes de goutte, fontaussi quelquefois incommodés de Fimmobi-lité des jointures. Passons aux autres vicesde cette humeur onctueuse.

Lorsque la s novie devient trop acre ,elle ronge les os & les cartilages, & celaarrive souvent à ceux qui ont la vérole , lescorbut, les écrouelles , ou un spina ven-tosa. Lorsque la sécrétion de cette liqueurest trop petite, l’articulation devient roide,& lorsqu’on veut la mouvoir, on entendun craquement, ainsi que les vieillards ré-prouvent. Lorsque le mucilage & la lym-phe abondent trop, & que les vaisseauxabsorbans ne s’acquittent point autantqu’il faut de leur office , il peut en résul-ter une hydropisie des articles dont Hil-danus a traité fort au long. Cette mêmecause relâche quelquefois fi fort les liga-mens , que les articulations en deviennentextrêmement foibles : de-là naissent des lu-xations , dont la réduction est plus aiséeque la cure ; quelquefois enfin , quandcette liqueur s’épanche en trop grandequantité, elle occasionne plusieurs mauxtrés-fâcheux ; tels que l’enflure , la dou-leur des jointures ; des ulcérés sinueux,des fistules ; la carie des os , l’immobilitédes articles , la maigreur , l’atrophie, desfièvres ectiques &: autres maladies sembla-bles. Hippocrate a décrit avec beaucoupd’exactitude , la plupart des symptômesqui proviennent du mauvais état de lasynovie, & Hildanus en rapporte des exem-ples qu’il a vus. {Le chevalier jdeJau-COURT.)

SYNTAGME , f. m. ( Belles Lettres.)Ia disposition ou í’arrangement des chosesdans un certain ordre. Voye\ CoMPO-SITION.

SYNTAXE , f. f. ( Gram. ) mot com-posé de deux mots grecs ; w 3 cùm , &

I r rÀ73a,ordino : de-là truviLss^coordinatio.J’ai dit, ( voye\ GRAMMAIRE , de POr-thologie , §.!/.) que l'office de la syntaxeest d’expliquertout ce qui concerne le con-cours des mots réunis pour exprimer unepensée : &c M. du Marsais ( voye\ Cons-truction ) dit que c’est la partie de lagrammaire qui donne la connoiíîànce dessignes établis dans une langue,pour exciterun sens dans 1 esprit. On voit que ces deux

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notions de la syntaxe sont au fond iden-tiques 7 quoiqu’énoncées en termes disse-tens.

II seroit inutile de grossir cet article pardes répétitions.Pour prendre une idée nettede tout ce que doit comprendre en détailun traité de syntaxe ; il faut voir la partieque je viens de citer de Particle GRAM-MAIRE , qui en comprend un plan géné-ral ; & en suivant les renvois qui y fontmarqués , on consultera pour le détaillesarticles , PROPOSITION , CONCOR-DANCE , Identité, Apposition,Régime /Détermination , Cons-truction , Idiotisme , Inversion,Méthode , Figure , Cas , Pic. Sup-plément , Préposition , Usage ,Pic. ( E. R. M. B. )

SYNTEXIS , f. f. en médecine , estune exténuation ou colliquationdes partiessolides d’un corps ; ainsi qu’il arrive sou-vent dans les atrophies, les inflammationsdes boyaux , les sievres culliquatives, Pic.où l’on rend par les selles, avec les excré-mens , une matière graílè & d’une odeur

fcctide. FoyezCoLLiQUATioN, Exté-nuation , PiC.

SYNTHESE, f. f. (Philos. Pimathém.)est une espece de méthode opposée à ïa-nalyse. On se sert de la synthèse ou mé-thode synthétique , pour chercher la véritépar des raisons tirées de principes établiscomme certains, & de propositions quel’on a déja prouvées , afin de pastèr ainsia la conclusion par un enchaînement ró>gulier de vérités connues ou prouvées.

Telle est la méthode que l’on a suiviedans les élémens d’Euclide, & dans la plu-part des démonstrations mathématiquesdes anciens, où l’on part des définitions &des axiomes , pour parvenir à la preuve despropositions Lt problèmes, &: de ces pro-positions prouvées, à la preuve des sui-vantes.

Cette méthode s’appelle aussi méthodede composition , & elle est opposée à la ré-solution ou analyse ; aussi le mot synthèseest formé des mots grecs A,-, ensemble , &(k<rts, position , de sorte qu esynthèje estla même chose que composition. V~oye\Composition.

La méthode synthétique «st par cordé-.