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Tome trente-deuxième.
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dans une oouronne ; voye\ le récit queVitruve , l. IX. c iij. nous a fait de cettedécouverte, ^ 0 . Une autre invention d’Ar-chimede le , , machine à vis pour

vuider l’eau de tous endroits. Diodore deSicile nous apprend qu’il inventa la roueégyptienne, qui tire l’eau des lieux lesplus profonds. 3 0 . L’helix, machine âplusieurs cordes & poulies , avec laquelleil remua une galere du roi Hiéron. 4 0 . Letrìfpaíle ou polyspastes , machine pourenlever les fardeaux. 5 °* Les machinesdont il se servit pour la défense de Syra-cuse , que Polybe , Tite-Live & Plutar-que ont amplement décrites. 6°. Les mi-roirs ardens avec lesquels on dit qu’il mit lefeu aux galères des romains. Voye\ lesme'm. de I académie des sciences. 7 0 . Sesmachines pneumatiques , fur lesquelles ilécrivit des très-belles choses.

On doit mettre parmi les beaux ouvra-ges d’Archimede perdus , fa méchanique ,son traité de la composition de la sphere ,celui de de feptangulo in circulo , & sesconiques

Entre les machines qu’il inventa , lesmoins connues font les suivantes, i°.une sphere de verre ; 2.". des lanternesqui s’entretenoient d’elles-mêmes ; 3 0 . unorgue hydrolique ; 4 0 . une machine com-polée de 14 petites lames d’ivoire, quiservoit à aider la mémoire & qui étoit amu-sante par la variété des figures. Tant d’ou-vrages & d inventions prouvent assezqu Archimede étoit un des plus grands gé-nies qui ait paru dans le monde. Fabriciusvous indiquera les diverses éditions de sesoeuvres.

Mais Archimede n’est pas le seul hommecélébré dont Syracuse soit la patrie ; Epi-charme, poète philosophe ; Lysias , ora-teur , Molchus , poète lytique ; Théocrite,poète bucolique. & Philiste , historiennaquirent dans cette ville. '

Epicharme vivoit, selon l’opinion laplus commune, vers Tannée 300 de Rome;cependant Aristote , dans fa poétique , levieillit d’un siecle de plus , à quoi serapporte austi T opinion de Suidas. On lesaie auteur de 35 ou cinquante-cinq com-médies, qui ont toutes péri ; mais Ho-race nous a conservé la mémoire du ca-

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ractere de ses pieces , en louant Plautede savoir imité dans une des qualités qu’ilpossédoit ; cette qualité est de n’avoir ja-mais perdu son sujet de vue , & d’avoirtoujours suivi régulièrement le fil de T in-trigue.

Plautus ad exemplar Siculi prvperareEpircharmì.

Pline , L. VII. c. lis observe qu’Aris-tote croyois que le même Epicharme avoitajouté deux lettres à I alphabet grec , les & le x ; invention que d’autres attribuentà Palamede. Non-íeulement Epicharmefut un des premiers poètes de son tempspour la comédie ; mais Platon fit tantde cas de ses ouvrages philosophiques ,qu’il jugea à propos de s’en approprierdivers morceaux.

Lysias vit la lumière 4^ ans avant J. C.& fut mené à Athènes par Céphales sonpere, qui Ty fit élever avec foin. Lysias enprofita, & s’acquit une réputation extraor-dinaire par ses harangues & par ses ou-vrages. 11 savoir par un heureux choix demots propres , & par son adresse à lesarranger , répandre fur tout ce qu’il écri-voit , un air de nobleste & de dignité. 11excelloit à peindre les mœurs , â don-ner à ces personnages les caractères quileur convenoient, & à dire tout avec unegrâce infinie ; c’est le jugement qu’enportent Denys d’Halicarnaíïe , Cicéron ,Plutarque & Longin. Cet aimable ora-teur mourut dans une extrême vieillestè,374 ans avant J. C. II nous reste de luitrente-quatre harangues , qui font écritesen grec , avec une élégance , une puretéde style , & une douceur inexprimables.La meilleure édition dès œuvres de Ly-fias , est celle d’Angleterre , in-q. 0 .

Moschus vivoit du temps de PtoloméePhilométor; & se rendit célébré en Sicile,tandis que Dion son maître brilloit àSmyrne en Ionie. Les fragmens qui nousrestent de leurs œuvres , ont paru deuxfois f dans le siecle paslé , à Cambrigde *savoir en i6í 2 & 1661 , in-S°. Moschusmit dans ses idylles plus de choix & plusd esprit que Théocrite. Son idylle fur l’en-evement d Europe est extrêmement bril-lante : uena fait d’autres qui sont courtes

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