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Tome trente-deuxième.
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corde assez bien avec cette phrase desBotanistes qui ne bayant jamais vu fleu-rir , auront conclu qu elle ne fleurit ja-mais.

Ajoutons que les syringa. qu’on nous aenvoyés de Strasbourg pourl’espece à fleurdouble , demeurent nains & n’ont pas en-core fleuri, quoique nous les possédionsdepuis cinq ans, &: qu’ils aient á-peu-pròsacquis toute leur hauteur.

L o Jyringa est un des plus beaux arbresdont Part ait décoré nos jardins , l’odeurdélicieuse qu’exhalent ses fleurs , parfumePair au loin dans les derniers jours de mai :on doit donc le prodiguer dans les bosquetsprintaniers. Miller dit qu’on ignore le heuque la nature a paré de ce bel arbrisseau ;je fais qu’il a été détaché des guirlandesdes Alpes : il croit naturellement auprès deGlaris : il faut aussi en planter dans les mas-sifs des déserts à l’angloife, parmi les autresarbustes de la même taille. Il a le méritesingulier de venir assez bien fous l’ombragedes grands arbres ; on fait qu’il se multipliepar les surgeons qu’il poulie autour de sonpied , il reprend aussi très-biende bouture:comme il poulie dès les premiers jours duprintemps ; c’est toujours en automne quedoit se faire sa transplantation ; ses feuillesont l’odeur & le goût du concombre.

Le n°. z. ne s’éleve qu’à trois pieds furun nombre prodigieux de tiges grêles && rameuses, son feuillage est superbe ; nouscn avons fait dans les bosquets d’avril, depetites haies seulement un peu plus hautesque les bordures de buis : elles font d’uneffet très - agréable , sc garnislènt pro-digieusement sous le ciseau , 6c ont acquisleur pleine verdure dès les premiers joursdu printemps.Ce syringa. fleurit rarement,ses fleurs ont deux ou trois rangs de pétales& exhalent la même odeur que celle dun°. z : il pullule prodigieusement de sonpied d’où l’on arrache les surgeons qui fer-vent à le multiplier. Lorsqu’on l’abandonneà lui-même , il forme le buisson le plus ré-gulièrement arrondi, le plus touffu , leplus frais que nous connoissions.

L efpece n°. 3 indigène de la Carolineest encore assez rare en Europe, dit Miller:en vain a-t-il semé plusieurs lois fa graine,elle n’a jamais levé : il en postéda un qu’il

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avoir marcotté , les marcottes avoient prisdes racines , mais un hiver rigoureux les afait périr ainsi que le pied : Ce syringa s’é-leve en buisson à environ seize pieds ; sesbranches font grêles, les feuilles font lisses& semblables à celles du poirier , elles fontentieres, naissent opposées &font attachéespar d’assez longs pétioles ; les fleurs vien-nent au bout des rameaux , elles font allezgrandes, d’un assez beau blanc; mais leursétamines font terminées par des sommetsjaunes ; leur calice est formé de cinq feuil-les pointues. C M. le Baron de Tsc-

HOUDI. )

Syringa , ( Ge’ogr. anc. ) ville del’Hyrcanie à une petite distance de Tam-bracc. Polybe, hv. X. c. jv. dit que cetteville, pour fa force & pour les autres com-modités , étoit comme la capitale de l’Hyr-canie. Elle étoit entourée de trois foliés ,larges chacun de trente coudées , 6c pro-fonds de quinze. Sur les deux bords de cesfoliés , il y avoir un double retranchement,& au-delà une forte muraille. Toutes cesfortifications n’empêchèrent pas qu’Antio-chus le grand , roi de Syrie , ne fe rendîtmaître de cette ville , après un siégé allezlong 6c très-meurtrier. ( D. J.)

SYR1NGJE , ( Ge'og. anc. ) lieu d’E-gypte , au-delà du Nil & près de Thebes,selon Pausanias, hv. I. c. ocLij. qui ditqu’on voyoit auprès de ce lieu un colosseadmirable. C’est, ajoute-t-il, une statueénorme , qui représente un homme assis :plusieurs 1 appellent le monument de Mem-non , car on d doit que Memnon étoit venud'Ethiopie en Egypte , & qu’il avoir péné-tré même jusqu’à Suse. Les Thébains vou-loientquecelut la statue de Phaménophé,originaire du pays, & d’autres disoient quec’étoit celle de Sésostris. Quoi qu’il en soit,poursuit Pausanias, Cjmbyfe fit briser cettestatue , & aujourd'hui toute la partie supé-rieure , depuis la tête jufqu’au milieu ducorps, est par terre, le reste subsiste commeil étoit ; 6c tous les jours, au lever du soleil,il en fort un son tel que celui des cordesd’un instrument de musique lorsqu’ellesviennent à le casser.

Strabon,/;V.XFÏI.rapporte ce fait commePausanias : il en avoir été témoin commelui, mais il n’étoit pastout-à-fait si crédule;