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corps , il en reçoit continuellement de nou-veaux coups.
Les corpuscules qui composent les rayonsde la lumière étant extrêmement déliés ,pénétrent dans les pores des corps les pluscompactés, agissent sur chacune de leursparties, & conséquemment en raison deleur masse.
Plus les corps qui tombent font éloi-gnés des astres, &c plus leur gravité estgrande , à cause que la colonne de lumièrequi les presse est plus grande. Delà vientque ces corps tombent moins vîte fous 1 é-quateurque vers les pôles, furies hautesmontagnes que dans les vallées ; que la luneelle-même gravite fur la terre, en raisoninverse du quarté de sa distance à son cen-tre , & que les autres planètes gravitentfur le soleil en même raison.
La distance où les planètes sont du so-leil , est 1 effet de la force de ses rayons,& de ceux des étoiles qui or.t la même di-rection que les siens. Ces rayons les élèventchacune à proportion de lenr masse,'com-me la force d'un mortier pose perpendi-culairement à l'horizon, feroit monter desbombes de différons poids à des hauteursdifférentes. La pianote pouslce d’une partparles rayons du soleil , & repculléc deí’autre par les rayons des étoiles en direc-tion contraire , parvint à la fin à un pointoù les deux forces étant égales , elle restaen équilibre.
Dans cet état , si les rayons qui ve-noient du côté de I Occident furent plusforts que ceux qui venoient du côté del’Orient, elle dut aller d’Occident enOrient : & si ceux qui venoient du côtédu Septentrion furent plus forts que ceuxqui venoient du côté du midi , elle dutdescendre du septentrion au midi. Lenombre inégal des étoiles dans les dif-férentes plages du ciel, leur différentéloignement & leur différente grandeurrendent ces suppositions plus que proba-bles.
En supposant de même que la force desrayons qui pousseront la planète d’occidenten orient où fa sorcc projectile fût un peumoins grande que la force de ceux qui larepousterent du septentrion au midi, ouque ía force de gravité , clic dut pénétrer
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dans l’intérieur du cercle décrit du centre,par le premier point de la projection , &s’approcher de ce centre. Or, en Rappro-chant du centre , fa vitesse augmenta ;& elle décrivit une ellipse de la ma-niéré dont l’explique Newton dans sesprincipes.
La différente excentricité des ellipses ,des planètes, vient encore de ce que lestorrens de lumières qui les poussent du cô-té de Foccident, sont moins forts les unsque les autres ; moins forts , par exem-ple , à 1 élévation de Mercure qu’à cellede Vénus.
L’interception des rayons des étoiles cjuirepoussent les planètes vers le soleil, causele mouvement de leur aphélie. Si la terre,par exemple , fe trouve en conjonctionavec Jupiter , la force qui la repousse versle soleil étant comme amortie par l’inter-posirion de ce grand corps, celle qui faitqu’elle s’en éloigne , en devient un peuplus grande, ayant un peu moins de ré-sistance à surmonter.La terre s’élèvera doncun peu plus haut. Or , si la terre s’éleve unpeu plus haut, son orbe en fera un peuplus étendu, & il lui faudra un peu plus detemps pour arriver à son aphélie que dansla précédente révolution.
L’inégale pesanteur des parties de la terrecause 1 obliquité de son axe fur le plan deson orbite.
L’inclinaifon de cette orbite vient de ía.figure fphéroïdale.
Enfin son mouvement diurne est l’effetdes rayons du soleil qui la poussent dansson hémisphère intérieur ; & de ceux desétoiles en direction contraire qui la re-poussent dans son hémisphère extérieur ,a peu-près comme le mouvement contrairedes deux mains fait tourner un fuseau ,lorsque Fune le pousse en avant, & l’autreen arriéré.
Monsieur ... n’ayant pas eu le temps delire la seconde partie de son mémoire quitraite du mouvement de la lune , de la pré-ceffiondes équinoxes, du flux & du refluxde la mer & des comètes, en a donné l’ex-trait pour être joint à celui-ci.
Plusieurs expériences prouvent F exis-tence íune force agissante au centre dtz