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Tome trente-deuxième.
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nés , cela n’est pas vrai, de toute quinteou de toute tierce majeure qui peut se ren-contrer dans une gamme ; mais cela estvrai seulement, lorque la fondamentale estle son le plus grave de ces intervalles. Ondoit dire la mémo chose des autres con-formantes prochaines. La quarte , pourêtre réputée telle , doit avoir , ainíi que lasixte mineure, la fondamentale mêmepour son le plus aigu j la tierce mineuredoit être formée de la tierce majeure, & dela quinte au-deísìis de la fondamentale ; lasixte majeure enfin doit avoir la quinte au-deíîìis de la fondamentale , ou la quarteau-desiouspour foule plusgrave. Tant queles musiciens ne seront pas toutes ces dis-tinctions , nous croyons pouvoir assurerqu’ils ne ^entendront point lorfqu’ils par-leront des conformantes.

Nous reconnoiílòns donc deux especesde confonnances, mais nous réadmettonsqu’une simple espece de distònnance. Engénéral, tout intervalle dans lequelfundesdeux sons ne peut jamais appartenir à fé-cheîle harmonique,quelque prolongé qu’onle suppose, forme un intervalle distònnant.11 peut donc y avoir une infinité de diflò-nances, comme il peut y avoir une infinitéde confonnances éloignées. Mais toutes lesdissonances font , je crois , semblablesentr’elles pour leur effet,au lieu que parmiles conlonnances éloignées , il y a des in-tervalles plus ou moins consonnans. Aureste , je conviens que toutes ces distinc-tions ne font guere bonnes que dans lathéorie, & que dans la pratique fesser desconlonnances éloignées ne paroîtra pasdifférer de f effet des dissonances,les au e C r s w ances soignées ne font tel-

avec la fondamentale ut,íi à la résonnante

i

du son ut & de ses octaves, on ajoute cellt

du son sol accordé avec la plus grandt

précision â la douzième au-dessus d 'ut: caTome XXXII

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1 f

alors il est certain que les sons ut & sol feconfondront. Les harmoniques de sol,savoir , re, fi, qui seront confondus avecsol, le feront donc austì avec ut. Ainsi lessons re, fi, qui íeroient confonnances éloi—

1

gnees , entendus seuls avec ut, devien-’dront confonnances prochaines, íi, à cet

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, 1 9 n

accord , ut, re, fi, on ajoute le terme in-T

termédiaire/est , Lc quelques octaves d 'ut.

Voici une expérience qui , si elle réiiifis-foit comme on a droit de f attendre , con-; firmeroit parfaitement tout ce que l’on ditci-deílùs.

Faites accorder seize jeux d’orgue demaniéré qu’ils représentent les seize pre-miers sons de notre échelle , enfoncez unetouche de clavier ; tous ces jeux étanttirés , vous ne devez entendre qu’un seulson qui fera le plus grave de tous.

Voulez-vous être sûr que cette unité deson ne résulte point de la multiplicité des jeux

Z

qui résonnent ensemble, faites rendre le fa

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des modernes au jeu qui sonne notre/â ;

A

ce fa ne doit plus fe confondre avec lesautres tons , & l’on doit entendre deuxsons formant une union désagréable.

La mesure est essentielle à la musique ; ildoit donc y avoir un art dont le composi-teur fuit les lois pour faire sentir le mouve-ment de la piece. Mais cet art, quel est-il ?Quelles en font les lois ?

Notons par une ronde la premiers note

1

de notre échelle harmonique urjnotons pardes blanches les notes de la seconde octave

utjol-, par des noires, celles de la troi-sième octave j par des croches, celles de laquatrième , 6c. Si ces quatre octaves, ainsinotées, font rendues par quatre instrumensavec toute l’exactitude possible , soit pourla justesse, soit pour la durée, soit pour laforce des sons, on entendra ('harmonie laplus complette \ peut-être même n’en-tendra-t-on qu’un seul son , mais dans ly-T c