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sant cultiver ses tabacs â la Louyfiane , jà S. Domingue , & dans les autres en- !droits de nos îles les plus propres àcette plante , tireroit tous ses besoins denos colonies, éviterait une dépense an- jmielle au moins de cinq millions , vis-à-vis l’étranger, & peut-être p'arviendroità faire du tabac , une brandie de com-merce d’objet avec les étrangers mêmes.Or , cinq millions, à deux cents livres deconsommation par personne , peuventfaire subsister vingt-cinq mille âmes deplus. La culture des tabacs à laLouy-liane , se feroit, supposons , par dix milleâmes , chefs & enfans ; voilà un totalde trente-cinq mille personnes d’accroii-sement dans les colonies ; & fi le succèsdes plantations devenoit un peu coníì-dérabîe , il arriveroit que les cinq millionsdont nous avons parlé , le trouveraientannuellement dans la balance avec Pé-tranger , & que par cette feule branche decommerce , la France recueillerait dequoi nourrir tous les ans trente - cinqmille hommes de plus, qui font aujour-d hui dans la misere. Ajoutons qu'il estdangereux de mettre en pure finance ,une régie qui, par fa nature , devoir êtrecíîentiellement en finance-commerce. Un
autre avantage de cette opération, c’eítque le commerce , par ion activité & sesretours , jette par-tout l'abondance & lajoie ; tandis que la finance , par fa cu-pidité , & fart qu’elle a de parvenir àion but , jette par-tout le dégoût & ledécouragement. On ose bien aílìirer qu’ilïi’cntre dans ce jugement, ni haine, nisatyre ; mais on croit voir avec la plusgrande impartialité , que les choses lbntainsi. ( J). J. )
Tabac , voyez Nicotiane.m ? u sABAGO, ( Geog. m o d.)
île de ! Amérique septentrionale, dans laruer du nord , au septentrion de file de laTrinité, dont elle eil séparée par un canaassez large. Cette île n’a commencé à êtrehabitée qu’en 1632, par les Hollandois quiy établirent une petite colonie. La P rances’en empara en 1678 une de ses arméesnavales, forte de vingt vaifieaux de guerre,s’attacha à ce misérable rocher qui n’estbon à rien, &c qu’il a íallu depuis céder aux
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Hollandois qui s’y croient établis. VayTabago. á
T ABACOS , f. m. ( terme de relation) )les espagnols du Mexique appellent tabacosdes morceaux de roseaux creux & percés ,longs de trois pies ou environ , remplis detàbac, d’ambre liquide , d r épices ik d’au-tres plantes échauffantes ; ils allument cesroseaux par un bout, & ils attirent parl’autre la fumée , qui les endort en leurôtant toute sensation de lassitude & de tra-vail ; c’est là l’opium des Mcxiquains, qu’ilsnomment dans leur langue pocylt-e. ( D. J\T A B JE , ( Grág. anc. ) Etienne íegéographe connoît trois villes de ce nom :l’une dans la Carie, l’autre dansia I J érée,&la troisième dans la Lydie. Tyte-Live ,/. XXXVIII. c. xiij , en nomme unequatrième aux confins de la Pisidie, ducôté de la mer de Pamphylie. (D. J.)
TABAGIE , f. f- ( Ht/I mod. ) lieu ortl’on va fumer. Celui qui tient la tabagie ,fournit des pipes &c du tabac à tant par tête.On caiffe, on joue & I on boit dans leâmêmes endroits. 11 y a des tabag : es publi-ques en plusieurs villes de guerre 011 mari-times j on les appelle aussi estaminets. On: donne aussi le nom de tabagie à la cassette,qui renferme la pierre , le briquet, l’ama-dou , le tabac & la pipe , en un mot, 1’at-tirail du fumeur.
TABAGO, ou Tabac , île de , ( Ce’ g.mod . ) cette île , la plus méridionale detoutes les Antilles ou îles Caraïbes, estsituée par les z z deg. 25 min. au nordde Péquateur, à dix-huit 011 vingt lieuesdans le fud-est de la Grenade ; fa figure estoblongue,& son circuit peut être cf environ20 lieues ; toute cette étendue se trouveoccupée par des montagnes couvertes de fo-rêts , huilant entr elles des espaces assezconsidérables, au milieu defquels coulentdes torrens &c des rivières qui ne contri-buent pas peu à fertiliser le terrain dont onpourrait tirer un très-grand parti, si le p a y S
éroit habité. Cette lie a plusieurs bonnesrades ; les meilleures lont celle de Jean lemore , située vers le nord, & celle deRocbaye, placee fur le côté oriental dansa partie du sud ; cette derniere est la plusíure , étant presque fermée par un banc decaies & de rochers à fleur d’eau, dont la
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