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Tome trente-deuxième.
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deux faces avec une lime douce. II fauttjue le calibre soit trempé dans toute fadureté , afin que les limes ne mordent pasfur ses faces. Cela fait , on fraise les deuxentrées du trou du charnon ; puis avec unoutil appelle repaujjbir , voye^ REPOUS-SOIR , on fait sortir le charnon , & on lerépare. On a une pointe conique , qu’onfait entrer avec force dans le charnon ,pour en écarter l’aífemblage Sc l’apperce-voir. II faut observer que la matière donton a tiré le fil de charnière , ost crue &non recuite, afin de lui conserver son élas-ticité.

On a un burin ; Si afin de ne plus per-dre de - vue l'assemblage que la pointe afait paroître , on tire un trait de burindans toute fa longueur , mais qu’on rendplus sensible fur les extrémités. Puis onbarre ce trait avec la lime , ou l’on y faitde petites tranchées perpendiculaires; puisavec le burin , on emporte un peu de lavive-arrête du trou libre , car la pointe esttoujours dans le charnon ; puis on ébarbele bord extérieur, puis on change la pointede trou , & l’on en fait autant â î’autrebout ; pour lors le charnon est prêt à lier ,ík à former la charnière.

II íaut avoir les porte-charnieres. Lesporte-charnieres font deux parallélipipedessoudés que les artistes appellent quarvés ,que l’on met appliqués l’un au-deífiis &l’autre à la cuvette : celui qui tient à lacuvette est quelque peu profilé. II sou tque les surfaces de ces parallélipipedes s’ap-pliquent l’une contre l’autre , fans se dé-border par-deh ors. Quand cela est fait, ondivise la circonférence du charnon en troisparties égales. On prend la moitié de lacorde du tiers , & l’on trace la coulistè furtoute la longueur des quarrés , prenantfur la hauteur de chaque porte-charnieresla moitié de la corde du tiers , & fur laprofondeur , les deux tiers du diamè-tre. II est évident que quand les chaî-nons seront fixés dans les coulistès,la boètes’ouvrira d’un angle de 12.0 degrés. II estevîdent que voilà les vive-arrêtes des cou-lisses déterminées.

Apres cela , je fais fur ces traits qui dé-terminent les vive-arrêtes, autant de traitsste parallèles qui fervent de tenons apx pré-

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cédens ; car il est évident que quand ota ferala coulisse, les premiers traits disparaîtront.Pour faire les cent quatre-vingt coulistès ,on commence par enlever les angles ; pourévider le reste , on a des échoppes à cou-listès. Ce font des efpeces de burins qui ontla courbure même du charnon fur leur par-tie tranchante. On enleve avec cet outil lamatière , Sc l’on acheve la coulistè ; pourla dreslèr on a des limes à coulisses. Ce fontdes limes cylindres , rondes , du diamètrede la coulistè , ou un peu plus petit , afinque le charnon ne porte que fur les bordsde la coulistè Avant que de souder les char-rions , on s’astùre que la coulistè est droiteau fond par le moyen d’une petite réglétranchante , que l’on pose par-tout, & íurtoute la longueur. II faut que le nombredes chaînons soit impair ,afin que les char-rions des deux bouts qu’on laisse plus longsque les autres, à discrétion , soient toutdeux soudés en-haut. On enfile tous leschaînons dans un fil de fer ; 011 pose lesdeux coulistès l’une fur l’autre, & on yplace les chaînons ; & l’on marque avecun compas fur les porte-charnieres d’en-haut, la longueur des charnons des deuxbouts, ou maîtres chaînons; puis avecune pointe on marque au-dessus & au-des-sous fur les porte-charnieres , les places detous les chaînons. On défastènible le tout;puis dans les coulistès ,par-tout où il doity avoir un charnon soudé , on donne 2 ou3 traits de burin transversalement pourdonner de l’air à la soudure. On remet leschaînons enfilés dans la coulistè du destqus;on commence par lier les deux charnonsdu bout avec du fil de fer , puis les autresalternativement. Ensuite on retire le fil defer pasté • dans les charnons, & tous lescharnons de la coulisse d’cn-bas tombent.On les reprend, & on les place & lie dansles intervalles de la coulistè d’en-bas, quileur ont été marqués par la pointe à tra-cer , & les coups de burin tranfverfals.Cela fait, on tient avec une pince à char-non , les chaînons , & on les range selonfastèmblage marqué par les traits du burindonnés fort fur les bouts, dans le- milieudes coulistès ; on commence par faire lecouvercle fur la cuvette par le devant, &l’on abaistè les coulistès furie vers f autre,