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Tome trente-deuxième.
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de Tycho ; mais le plus important c’estle sien propre , construit au moyen demeilleurs instrumens que les précédens ,& que son étendue rend encore d’unusage très-frequent, quoique pour les prin-cipales étoiles on taise usage aujourd’huide catalogues encore plus exacts.

Flamsteed avoit construit dès 1686 unpetit catalogue de 130 étoiles, au moyendes distances prises avec un sextant , &il s’en servoit pour déterminer les lieuxdes planètes , comme il nous l’apprenddans ses Prologomencs ; mais il n’a paspublié ce catalogue , &c il l’a fondu enpartie dans celui dont il s’agit à présentde rendre compte ; ce que nous feronsen traduisant le plus souvent les proprestermes de fauteur dans les mêmes Pro-légomènes , page 161. Nous nous ser-vons de sédition qui a paru en 1723 ,après la mort de Flamsteed , & qui estplus correcte que celle de 1712. » Ce» catalogue , dit—il, indique les lieux de» près de 3000 fixes contenues dans lesr constellations communément connues ,

» & ceux des étoiles contenues dans les7> nouvelles constellations de Hévelius ;

» cependant je n’ai pas cru devoir em-,> ployer toutes les étoiles de Hévelius,

» n’en ayant pas eu un assez grand nombre» d’observations pour déterminer leurr> position lorsque je fis imprimer le pre-r> mier volume de mon Histoire céleste ».

D’abord viennent les constellations zo-diacales , dans l’ordre dans lequel ellespatient au méridien , ensuite quelquesconstellations australes visibles dans notreméridien , parce que ce font les premieresqui ont été observées après les zodiacales ;elles font suivies par les constellationsboréales.

Le catalogue est divisé en onze colon-nes : les deux premieres sont voir Tordre011 le numéro que l’étoile occupe dans lescatalogues de Ptolomée & de Tycho.

La troisième indique les noms des étoiles,suivant Ptolomée. » J’ai cru , dit Flams-teed , devoir conserver ces noms stricte-ment pour suivre 1 exemple des Arabes &des Perses dans leurs catalogues & leurshistoires d observations, & celui des Al-

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Iemands , des Italiens, des François, desEspagnols , des Portugais & de nos An-glois. S’ils en avoient agi autrement, onauroit eu beaucoup dc peine à entendreles anciennes observations ; c’est pour-quoi je me range du cété des anciens ,& je laiste à tous les astronomes intégrés& savans à venir , le soin de punir lesinnovateurs ».

La quatrième colonne contient les ca-ractères que Bayer a introduit dans sescartes.

La cinquième contient en degrés , mi-nutes & secondes, les ascensions droitesde ces étoiles , déterminées par le paslàgede ces étoiles , à la lunette d’un grandquart de cercle mural de 8 pieds , & àl’aide d’une pendule à secondes , & ré-duites à la fin de satinée 1689 , ou lecommencement de 1690.

Dans la 6 e . colonne on trouve les dis-tances de ces étoiles au pôle boréal, dé-terminées par des hauteurs méridiennesprises au même mural.

La 7e. & la 8 e . colonnes font voir laongitude & la latitude déduites des as-censions droites & des complémens de ladéclinaison des deux colonnes précédentes,stamsteed ne dit pas de quelle maniéré ila calculé ces longitudes & ces latitudes ,il prévient seulement que ce n’ert pas aumoyen de la & de la 6e. des tablessubsidiaires de Sharp , qui forment 1 Ap-pendice de l’Hiítoire céleste, & dont nousrendrons compte autre part : il dic qu’ila trouvé ces tables d’un usage un peutrop pénible, à cause des secondes dif-férences qu’on étoit obligé de prendre ,

& qu’il a préféré une voie un peu moinsexacte.

La 9 e . & la 10“. colonnes font voir decombien varient l'ascension droite & ladéclinaison de l’étoile , pendant que lalongitude augmente d’un degré , c’est-à-dire , en 72 ans , en supposant avec sau-teur la préceílion des équinoxes de 50"par an. Ces variations tiennent lieu desvariations , soit annuelles, soir décennales,qu’on met à présent dans les catalogues :on n’a qu à faire 72 est à la variation