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Tome trente-deuxième.
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fétiche , auquel ils offrent des sacrifices& des libations, qui consistent â lui im-moler une chevre dont on mange unepartie , & dont on jette le surplus dansla mer ; cependant un prêtre , par descontorsions ridicules & des invocations ,prétend consulter le dieu pour savoir lesmomens qui feront favorables pour lanavigation , & il se fait récompenser dela peine par les matelots qui lui fontquelques préfens.

TABROUBA , f. m. {Hift. nat. Bot.)fruit qui croît à Surinam fur un grandarbre de même nom , dont les fleurs fontffun blanc verdâtre. A ces fleurs succédéun fruit qui renferme des graines blanchessemblables à celles des figues. On en tireun suc qui devient noir au soleil, & quifournit aux Indiens une teinture pour sepeindre le corps. Des branches de cetarbre il fort un suc laiteux fort amer ,dont les sauvages se frottent la tête pourécarter les insectes incommodes.

TABUDA , {Géog. anc.) fleuve de laGaule belgique. Ptolomée , lit-'. II. c. ix.le marque dans le pays des Morini , -entreles Tungri & l’embouchure de la Meuse.On le nomme aujourd’hui tEscxut, selonM. de Valois. Dans le moyen âge onl’appella par corruption Tabul & Tabula.

TABULAI n ov je , {Antiq. rom.)c’est-à-dire , nouveaux regijlres ; c’étoitle nom d un plébiscite qui se publioit quel-quefois dans la république romaine , &par lequel toutes sortes de dettes géné-ralement étoient abolies & toutes obli-gations annullées. On l’appelloit tabules ,tablettes, parce qu’avant qu’on se servitdu papyrus ou du parchemin , pour écrireles actes , on les gravoit avec un petit stilefur de petites tablettes de bois minceenduites de cire. Ce nom latin tabuledemeura même à tous les actes publics ,après qu’on eût ceíïè de les graver fur desplaques de cuivre, & lorsqu’on les écrivitsur du parchemin & sur du papier. Onappelloit l’édit du peuple romain , tabuléenovae , parce qu’il obligeoit de faire denouvelles tablettes , de nouveaux registrespour ecrire les actes , les créanciers nepouvant plus se servir de leurs anciens

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contrats d’obligation. Aulu-Gelle , l. IX.c.-vj. {D. J.)

T’ABULJE , N OMINA , PERSCRIP -tiones , ( Littérat. ) tabule , chez lesRomains, étoient leurs livres de comptes ,fur lesquels ils écrivoient les sommes qu’ilsprétoient, ou qu’ils empruntoient fansintérêt, ou pour lesquelles ils s’obligeoient.Notnina signifie proprement les sommesempruntées fans intérêt. Perscriptionesest à-peu-près la même chose que nosbillets payables au porteur. Ainsi ces troismots désignent les livres de compte desRomains , les sommes qu’ils prétoient ouempruntoient fans intérêt, & leurs billetspayables au porteur, soit que lesdits billetsfustènt à intérêt ou fans intérêt. {D. J.)

Tabula , Tabularii , T ab u-laria , ( Littérat. & infcript. rom. )tabulas , contrat qu’on passe ; tabularii ,font les notaires chez qui on passe lescontrats : tabularia , font les greffes oùl’on déposoit les minutes. II y avoit àRome un tabularium de Tétât, où étoientdéposés les titres, actes & monumens tou-chant les biens publics, comme domaines,droits de port , impositions , & autresrevenus de la république. Ce dépôt étoitdans une salle du temple de la Liberté.» Le sage cultivateur, dit Virgile , Géorg.» liv. II. borné à cultiver le fruit de ses» vergers , & les dons de la terre libé-r» raie, ne connoit ni le greffe du dépôt» public , ni la rigueur des lois, ni les» fureurs du barreau ;

" Nec ferrea juga

» Injanumque forum , aut populi tabu-laria vïdit ». {P. J.)

TABULARIUM, {Ant. ram .) onnommoit ainsi le dépôt au greffe de Rome,où étoient les titres , actes & monumenstouchant les biens publics , comme do-maines , droits de port, impositions &autres revenus de la république. Ce dépôtétoit dans une salle du temple de la Li-berté. {D. J.)

, TABULCHANA , s. m. {Hift. mod.)c’est ainsi qu’on nomme chez les TurcsTaccompagnement ou le cortege militaireque le sultan accorde aux grands officiers

qui