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se forment & se taillent sur une roue decuivre avec de l’huile d’olive & de la pous-sière de diamant, & on les polit fur uneautre roue de cuivre , avec du tripoli & del’eau. FoyqRUBI.
Les émeraudes, hyacinthes , améthistes,les grenats, agates & autres pierres moinsdures , se taillent sur une roue de plomb,avec de l’émeri & de seau, & on les politsur une roue d’étain avec du tripoli. VoyezÉMERAUDE , Ùc.
La turquoise de l’ancienne & de la nou-velle roche , le lapis lazuli , le girafol &l’opale se taillent & se polissent fur-uneroue de bois avec du tripoli. Voye{ Tur-quoise , Ùc.
Tailler , v. act. terme de monnoie ;c’est faire d’un marc d’or , d’argent ou decuivre , la juste quantité des efpeces quifont ordonnées dans les réglerons fur le faitdes monnoies. 11 y a dans chaque monnoie,des ouvriers & ouvrières ; ces dernieresRappellent plus ordinairement taillerejses >qui taillent & coupent les flaons ou flans ;c’est-à-dire, les morceaux d’or, d’argentou de cuivre, destinés à être frappés , &qui les liment & les ajustent au juste poidsdes efpeces. ( D. J.)
Tailler carreau, terme d'ancienmonnayage ; c’étoit emporter des lames demétal , des morceaux quarrés, pour en-suite les arrondir & en former des flancs.
Tailler un habit , terme de Tail-leur ; qui signifie couper dans l’étoffe lesmorceaux nécessaires pour en composer unhabit, & leur donner la largeur & lalongueur requise, pour pouvoir servir à1 «sage de la personne qui le fait faire.
' Pour tailler un habit, l’ouvrier étale sursa table ou établi 1 étoffe destinée pour lefaire , & comme toutes les pieces ou mor-ceaux d’un habit,ainsi que de la doublure,doivent être doubles , afin d être em-ployées , l’nne du côté droit, & l’autredu côté gauche ; il met Ordinairement 1 é-toffe en double pour tailler les deux mor-ceaux à la fois. Alors H applique fur cetteétoffe un patron ou modele de la piecequ’il veut couper ; & avec de gros ciseauxfaits exprès pour les gens de cette profes-sion , il coupe Pétoffe tout - au - tourdu patron , en observant cependant de
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donner aux pieces qu’il coupe Pampleufnécessaire pour en former de tous lesmorceaux cousus & joints ensemble , untout de la longueur & de la largeur qu’onlui a prescrite.
Tailler le pain , le vin , ( Com-merce.,) ou les autres denrées ou mar-chandises , qu’on vend ou qu’on prend àcrédit; c’est taire des entailles fur un doublemorceau de bois, dont l’un est pour 1 jvendeur, & l’autre pour l’acheteur, asinrde se souvenir des choses qu’on livre ouqu’on reçoit, ce qui sert comme d’uneespece de •journal ; on appelle ce morceau4e bois taille. Voye\ TAILLE. DiCt. deCommerce.
Tailler, v. n. ( Jeux de cartes. )d’est tenir les cartes & les paris mis fur cescartes. Voyez P article Taille.
TAILLERESSE , f. f. à la Monnoie £font les femmes ou filles de monnoyeurs „qui nettoient , ajustent les flancs au poidsque Pordonnance prescrit ; elles répon-dent de leurs ouvrages ,. & les flancs qu’el»les ont trop diminués font rebutés &cciz aillés.
Les taillerejses ajustent les pieces avec:une écouene , après avoir placé le flanc,au bilboquet. Voyez BILBOQUET.
On leur a donné le nom de taillerejsesdans le temps que l’on fabriquoit les espè-ces au marteau , parce qu’elles tailloientalors les carreaux ( les monnoies anciennes:étoient quavrées ) les ajustoient , &c\
T AILLE ROLE , f. f. ( Soi ne. ) instru-ment pour couper lc poil des velours ycoupés & frisés. ,
La tailleroíe n’est autre chose qu’un scrplat de trois pouces de long & un pouce& demi de large , il a une petite échan-crure à un bout , laquelle forme une lan-cette qui entre dans la cannelure du fer&qui sert à couper le poil du velours.
TAILLETI’E , f. f. ( Ardoisiere. ) pe-tite espece d’ardoise qui se coupe dans lescarrières d Anjou.
T AILLE V Ab , f. m. ( Lang.^ gaul. )c’étoit une espece de bouclier distérenr dela targe, en ce qu’il étoit courbé des deuxcôtés , comme un toit ; depuis il a étéappell é patois, selon Fauchet. ( D..T.')TAILLE VENT > s. m. ( Ornitholog- )