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Le billot est un instrument de bois plein,de 4 pouces d épaisseur, de 6 pouces dehaut & de 9 à io pouces de long ; il sert àapplatir les coutures tournantes , & lepaslè-carreau à applatir pareillement lescoutures droites & longues ; on les posesur ces instrumens , & on les preste à l’en-vers avec le carreau ; il sert encore de lamême façon à unir toutes les couturesdes rabattemens de la doublure avec ledessus. Le passe-carreau n’est différent dubillot, qu’en ce qu’il est du double pluslong.
Le patira est de laine ; c’est le tailleurqui le construit lui-même, en cousant l’uneà l’autre de grostès lisières de drap , dontil forme un morceau quarré d’un pié &demi ou environ ; on peut en faire un furle champ d’un morceau d’étoffe , mais lemeilleur est de lisières ; il sert à unir les ga-lons lorsqu’ils font cousus, on met destusl’étoffe galonnée , le galon en-destòus, dupapier entre le galon & le patira , & onpresse le carreau à l’envers ; mais aux ga-lons de livrées veloutés, on ne met pointde papier, de peur de glacer le velours.
\TabU des aitnages réduits en piés , & enparties de piés & pouces , tirée du tarifdu tailleur , par M. Rollin ..
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de4 tiers,
5 quarts,
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3 quarts,
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D’après cette table, Benoît Boulay, dansson ouvrage intitulé , le Tailleur sincere ,imprimé à Paris en 1671 , donne une réglégénérale de proportion, de laquelle on peutpartir, pour connoître ce qu’il faut d’étoffede plus ou de moins fur la longueur , rela-tivement à fa largeur. 11 dit que „ s’il man-„ que deux doigts ou environ, c’est-à-dire,„ un pouce & demi fur une aune de large,» ce ícra une diminution d’un demi-quart„ fur trois aunes ; qu’ainsi si l’on a besoin« de trois aunes de long fur une aune
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» de large , & que l’étoffe áit un poncén & demi moins de faune fur fa largeur ," on fera obligé de rapporter ce pouce» & demi fur la longueur , & de prendre» trois aunes demi-quart de long ; enfin il» faut ajouter en longueur ce qui manque» en largeur ».
Prendre la mesure, L’habit complet ,consistant, comme on l’a déja dit, en jus-taucorps', veste & culotte , il est nécessaireque ces trois parties soient proportionnéesà celles du corps qu’elles doivent couvrir:il faut donc prendre la mesure de chacunefur la personne pour laquelle elles doiventêtre faites ; c’est la premiere opération dutailleur ; elle s’exécute avec des bandesde papier larges d’un pouce , & cousuesbout à bout jusqu’à la longueur suffisante ,ce qui s’appelle une mesure.
On porte successivement cette mesure,depuis le bout qu’on a déterminé être celuid’en-haut par une hoche qu’on a faite âson extrémité, aux endroits dont on doitconnoître les dimensions, soit en longueur,soit en largeur ; on marque chacune surla mesure par un ou deux petits coups deciseaux. Le tailleur doit bien retenir ceque signifient ces hoches & entailles , cequi s’apprend aisément par I’habitude ; maisdans le temps qu’il prend la mesure , il doitencore observer ce qu’il ne peut marquersur le papier ; savoir, la structure du corps ,comme les épaules hautes ou avalées , larondeur & la tournure du ventre , la poi-trine plate ou élevée , &c. afin de tailleren conséquence; si le sujet a quelque défautde conformation , fart du tailleur est deles pallier par des garnitures plus ou moinsfortes , soit de toile , de laine , de coton ,&c.
Tracer sur le bureau. Le tailleur munide sa mesure & de f étoffe qu’il doit em-ployer, commence par en arracher les lisiè-res , fi c’est du drap , ensuite il l’ttend surle bureau, & le plie bien exactement en deuxsur sa longueur ; fi c’est une étoffe étroite illa plie en deux moitiés fur fa largeur ; ainsiil a toujoursfétoffe double. Il trace ensuitesur celle de dessus , &c coupe toutes lesdeux du même coup de ciseau.
II est bon qu’il ait plusieurs modelés eupapier de différentes tailles & grosseurs j