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en usage du temps de notre Seigneur, sesoient conservés jusques-là.
Mais pour l'autre talmua , dont le lan-gage & le style sont de Babylone , & quin’a été composé qu’environ cinq cens ansaprès notre Seigneur , ou même plus raid,félon quelques-uns ; on n en peut pas urerles mêmes secours à beaucoup prés. Quoiqu’il en soit c’est l’alcoran des Juils ,& c’esl là qu’est renfermée toute leurcroyance &. leur religion : il y a cette ditte-rence entre ces deux ouvrages, que ii 1 uneít plein d’impostures , que Mahomet adonnées comme apportées du ciel, 1 autrecontient mille rêveries auxqueiles on at-tribue ridiculement une origine ct-leste.C’est cependant ce livre qu’étudient parmiles Juifs , tous ceux qui prétendent a utitre de fa vans. II faut savoir étudié pourêtre admis à enseigner dans leurs écoles& dans leurs synagogues, & être bien verses,non-íeulement dans la misna , qui est letexte , mais aussi dans la gémare qui en estle commentaire. Us préfèrent si fort cettegémare à celle de Jérusalem , qu'o n nedonne plus parmi eux ce titre à la der-niere ; & que quand on nomme la gémaresans addition , c’est toujours celle du tal-mud de Babylone qu’on entend ; la raisonest , qn’en regardant la misna & cette gé-mare, comme contenant le corps complelde leur religion , auquel rien ne manqiupour la doctrine , les réglés & les rites ; knom de gémare , qui, en hébreu , signifienccomphfement & perfection , luiconviemmieux qu à aucun autre.
Maimonides a fait un extrait de ce tal-tnud , où en écartant la broderie , ledisputes , les fables & les autres impertlnences, parmi lesquelles étoit confondu ciqu’il en tire , il ne rapporte que les déci-sions des cas dont il y est parlé. II a donné ■cet ouvrage le titre de Vadhacha^akaiiC est un digeste de lois des plus completqui se soient jamais íaits , non pas par rap-port au fond , mais pour la clarté du stylela méthode & la belle ordonnance de sematières. D’autres J uifs ont eslàyé de fairla même chose ; mais aucun ne l’a surpassé& même il n’y en a aucun qui approchde lui. Aussi passe-t-il, à çaufe de cet ou-vrage (k des autres qu’il a publiés, pour I
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meilleur auteur qu’aient les Juifs, &. c’està fort juste titre. {D. J.)
TALON, f. m. en terme d'Anatomie,signifie la partie postérieure du pié. Voye\
En hiver , J e s enfans sont sujets à avoiri es mules au talon ; ce sont des angelures011 dangereuses & incommodes. í^oyezMule. j
L os du talon s’appelle calcaneum ou fordeleperon. Voye * Calcaneum.
Talons du cheval , les ta i ons f onCtoujours deux a chaque pié , & forment !apartie du pié*qui finit le sabot, & commenceà la fourchette. Leurs bonnes qualités sontd’être hauts , ronds & bien ouverts ; c’est-à-dire , séparés l’un de l’autre. Leurs mau-- vaifes qualités sont d’être bas & ferrés.Voye\ Encastelure.
Talon ie dit en parlant du cavalier , del’éperon dont il arme ses talons , & on diten ce sons, qu’un cheval entend les ta-lons , obéit, répond aux talons ; qu’il estbien dans les talons , pour dire qu’il estsensible à l’éperon , qu’il y obéit, qu’il lele craint & le fuit. Le talon de dedans , dedehors , voye\ DEDANS &' Dehors.On dit promener un cheval dans la main &dans les talons , pour dire le gouverneravec la bride & s éperon , lui faire prendrefinement les aides de la main & des talons.Voye\ Aides.
Talon, f. m. ( Botan.) on appelletalon , la petite feuille échancrée qiíi sou-tient la feuille des orafigers ; on appelleaussi talon, la partie ba île & la plus grossod’une branche coupée. Enfin , on appelletalon , l’endroit d’où sortent les feuilles def œilleton que l’on détache d’un pié d’arti-chaut. ( D. J.)
TALON , ( Conchyl. ) ce mot sc ditde la partie la plus épaisse d’une moule,faite en forme de bec , où est la charnière,
^ ^TÀlon, s- m - ( Archi t. ) moulureconcave par le bas & convexe parle haut,qui fait fessier contraire de la doucine ; onfappelle talon renversé , lorsque la partieconcave est en-haut. (D. J.)
Talon , ( Manne.) c’est l’extiémité dela quille, vers 1 arriére du vaisseau, du côtéqu elle s aílemble avec l’étambord.