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Tome trente-deuxième.
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dessus fur laquelle on frappe avec lesbaguettes , & la peau de dessous , qui esttraversée d’une corde à boyau qui s’étendaussi , & qu’on appelle le timbre du tam-bour. Le timbre eít fait d’une feule cordemise en double , ou de deux cordes. IIest fixé d’un bout fur le cerceau, & del’autre il paííè par un trou , au sortir du-quel on l’arrête avec une cheville , quiva en diminuant comme un fosset ou cône.La corde on le timbre fe tend plus oumoins , selon qu’on force plus ou moinsla cheville , dont le diamètre augmentantà mesure qu’on l’enfonce davantage, ban-de le timbre de cet accroissement. Lescercles qui tiennent ou serrent les peauxfur la caistè, s’appellent vergettes. Il en eítdes baguettes comme des battans de clo-ches , il faut les proportionner à la gros-seur du tambour.

Ce tambour s’appelle tambour militai rr;mais il y en a de deux antres fortes ;Fun,qu’onappelle tambour de Provence. II ne différéproprement du premier qu’en ce qu’il eítplus long ; on l’appelle plus communémenttambourin. L’autre , qui s’appelle tambourde basque : c’eít une efpece de sas cou-vert d’une feule peau , dont la caistè quin’a que quelques doigts de hauteur , estgarnie tout autour ou de grelots ou de la-mes sonores. On le tient d’une main , &on le frappe avec les doigts de l’autre.

La hauteur & la largeur des tamboursdoivent garder entr’elles les mêmes pro-portions que les cloches , pour faire les ac-cords qu’on souhaite. Si l’on veut que qua-tre tambours sonnent ut, mi , fol , ut, ilfaut que leurs hauteurs soient entr’ellescomme les nombres 4. 5. 6 . 8.

Les plus grandes peaux qu’on pui/îètrouver pour ces instrumens , n’ont quedeux pies & demi de large.

Il faut de l’oreille pour accorder destambours entr’eux. 11 en faut aussi beau-coup pour battre des mesures , & unegrande légèreté & fermeté de mains pourbattre des mesures composées & des mou-vemens vifs. C’eíl la force des coupsplus ou moins violens qui doit séparer lesmesures & distinguer les temps. Il faut queles intervalles des coups répondent à ladurée dçs notes de l’air,

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§ Tambour , ( Luth. ) Les nationsnegres ont aussi des tambours qui font ordi-nairement des troncs d’arbres creusés &couverts du côté de l’ouverture d’une peaude chevre ou de brebis bien tendue. Quel-quefois les negres ne fe fervent quede leursdoigts pour faire résonner leurs tambours ,mais le plus souvent ils emploient deuxbâtons à tête ronde , de groíîèur inégale,& d’un bois fort dur & fort pesant. Cestambours diffèrent en longueur & en dia-mètre , pour mettre de la variété dans lestons. Quelques peuples negres ne fe ferventque d’une baguette qu’ils tiennent de lamain droite , tandis qu’ils frappent aussi !stambour du poing gauche , ou simplementdes doigts de cette main.

Le tambour du royaume de Juida appro-che asièz des nôtres,car la peau qui couvrele seul côté ouvert est liée avec une corded’osier , qu’on peut tendre par le moyende petites chevilles de bois 5 il est encoreentouré d’une piece de coton ou d’autreétoffe , comme nos cymbales , & on leporte au col, à l’aide d’une écharpe.

Le roi de Juida fe sert dans fa musiqued’une forte de cymbale , qui n’est qu’imtambour , comme celui dont on vient deparler , mais beaucoup plus grand , & quiest suspendu au plancher. Chaque tymba-lier n’a qu’un instrument.

Les femmes de J uida ont aussi une fortede tambour qui leur est particulière ; c’estun pot de terre rond, d’un pié de diamètre,avec une ouverture de moindre largeur ,laquelle est bordée d’un cercle de la hau-teur d’un pouce. Cette ouverture est cou-verte d’un parchemin , ou d’une peau bienpréparée. Celle qui joue de cet instrument,s’accroupit à terre vis-à-vis, & frappe lepot de la main droite avec une baguette ,tandis que de la main gauche elle frappe leparchemin avec les doigts.

Souvent aussi le tambour est ouvert ducôté opposé à la peau , & ils le posent parterre au lieu de b suspendre au col.

Les negres ont aussi une forte de tam-bour qui ne ressemble pas mal au tambourde Provence : il est long d’environ uneaune fur 20 pouces de diamètre au sommet,mais il diminue vers le fond ; on Je batd’une feule baguette tenue de la main gai*»