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Tome trente-deuxième.
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TAN

de sorte que plus on laisse les peaux dansle tan , plus elles acquièrent de force & defermeté.

Toute autre partie du chêne , de quel-que âge ou grandeur qu’il puisse etre, &tout taillis de chêne , sont pour le moinsaulîì bons à faire du tan , que 1 écorce decet arbre.

Après que l’on a amassé cette matière,il faut la faire bien sécher au soleil, laserrer dans un endroit sec > êe la garderdans cet état juíqu’à ce qu’on l’emploie ;& pour la réduire en pouslìere , on peutscier ou fendre menu le plus gros bois,afin de pouvoir être diminué encore parun instrument dont les tanneurs sc ferventpour cet effet. Après quoi on le fait sécherde nouveau dans un four , & enfin on lefait moudre au moulin à ra». F. MoulinA u défaut du bois de chêne , on peut íeservir de celui d’épine.

Ce tan est un engrais fort chaud propreaux ananas qui ne peuvent supporter lavapeur du fumier de cheval.

T AN A, ( Ge'ogr. anc . ) ou T AN ASfleuve d’Afrique , dans la Mauritanieentre Lares & Capfa. Saluíle en parlein Jugurth. c. x.

TANAGER , ( Ge'og. anc.) fleuve d’I-talie , dans la Lucanie , aujourd’hui leNegro : Virgile , Georg. liv, III. v. lAtlui donne 1 epithete de Jlccus :

Furit mugitibus aetherConcujsus, fìlvceque , & ficci ripa Ta-nagri.

Mais ou les choses ont changé depuis letemps de Virgile , ou ce poète ne con-noifloit ce fleuve que de nom ; reprocheque l’on peut faire également à PomponiusSabinus, qui fait un torrent de Tanager.

Celsus Citadines , écrivant á Ortélius ,nie absolument que ce fleuve soit un tor-rent , qui n’a d’eau que dans le temps despluies. Le Tanager , dit-il, présentementle Negro , est un fleuve qui en reçoi;d’autres dans son lit ; par exemple, celuique l’on appelle la Botta di Picorno, ainíìnommé de l’ancienne ville Piccrnum , au-près de laquelle il prend fa source. Le‘Tanager a la sienne dans le mont Albi-

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dine , maintenant il monte Bortighone , &il se jette dans le Sifer , connu maintenantsous le nom de Se'lo. Peut-être Virgilea-t-il appellé le Tanager Jiccus , parcequ’il s e perd sous la terre , pendant un *espace de quatre & non pas de vingtmilles, comme le dit Pline, liv. II. ch. iii.

D. J.)

TANAGRA , ( Ge’og. anc.) i°. ville deGrece , dans la Beotie , au voisinage deThebes ; Dicéarque la met au nombre desvilles situées fur l’Euripe : Strabon néan-moins , /. IX. p. 400 ,403 & 4*0 > &Ptolomée , L III■ 0. xv. la marquoient àquelque distance de la mer, qifoique sonterritoire pût s’étendre jusqu’à la côte.Tanagra étoit à cent trente stades de laville Oropus , à deux cens de celle dePlatée. Etienne le géographe appelle cetteville Gephyra , & Strabon donne à seshabitans le nom de Gephyreens.

Tanagra de Béotie est la patrie de Co-rinne , fille d’Achélodore & de Procratie 'elle étoit contemporaine de Pindare , aveclequel elle étudia la Poésie sous Myrtis ,femme alors trcs-distinguée par ce talent.Corinne n’acquit pas moins de gloire quefa maîtresse, & se mêloit quelquefois dedonner à Pindare d’excellens avis , soitcomme étant plus âgée , soit à titre de plusancienne écoliere. Elle lui conseiiloit, parexemple , au rapport de Plutarque , denégliger moins le commerce des muses »&í de meure en œuvre dans ses poésies lafable qui en devoir faire le fond principal,auqiiel les figures de félocution , les versik les rythmes , ne dévoient servir qued’aslàifonnemens. Pindare, dans le desseinde profiter de cette leçon , fit une odeque nous n’avons plus , mais dont Plu-tarque & Lucien nous ont conservé lespremiers vers : en voici la traduction.

„ Chanterons-nous le fleuve Ifmene ,>, ou la nymphe Mélie à la quenouille do-„ rée, ou Cadmus, 011 la race sacrée de» ces hommes nés des dents qu’il sema, ouo la nymphe Thébé à la coéíiure bleue" ou la force d'Hercule à toute épreuve ’" ou la gloire & les honneurs du réjonif-” sent Bacchus, ou les nôces d’Harmonie» aux blanches mains „ ?

1 indare aj aut lait voir cette ode à Go--