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anciennes ruines. Cette nouvelle Tanìsest devenue dans la fuite ast'éz .considérablepour avoir une chronique particulière, fousle titre de tarickh Tinìs.
La ville de Tunis est une des plus an-ciennes de l’Egypte : car fans vouloir rienconclure de ce qu’il en étoit parlé dansl'histoire fabuleuse d’Isis & d’Oíiris, tra-dition qui prouve cependant l’idée qu’onavoit de son antiquité ; je me contenteraid’obferver que dans le livre des Nombres ,il est dit, en parlant de la ville d’Hébron ,déjà florissante au temps d’Abraham , quefa fondation précédoit de sept ans cellede Tzoan : les septante , qui ont fait leurtraduction en Egypte , rendent ce nompar celui de Tanis.
Cette ville subsiste donc depuis près de4000 mille ans , & elle est encore fur lebord de la mer. Le lac dans lequel estla ville de Tanis , n’est séparé de la merque par une langue de fable de trois millesde largeur. II faut conclure de-là que cettepartie de la côte d’Egypte n’a reçu aucunchangement. Si cette côte s’avançoit fanscesse dans la mer , comme on le íuppofe ,ce progrès, quelque lent qu’il fût, auroitéloigné la mer de la ville de Tanis , pen-dant cette durée de 4000 ans ; & cetteville fe trouveroit aujourd’hui à une astezgrande distance en-deçà de la mer. Mém.des Inscrip. tome X VI. p. 3 ^9- (.D- J-)
TANISTRIE , f. f. ( Gram. Ù Ju’rijp. )ou loi tanijìria , ainsi appelle de tanijiri ,terme anglois qui signifie héritier pré-somptif , étoit une loi municipale d’An-gleterre qui déferoit les biens du défuntà son parent le plus âgé & le plus capablede gouverner les biens , fans avoir égardà la proximité du degré. C’étoit propre-ment la loi du plus tort; ce qui caufoitsouvent de sanglantes guerres dans lesfamilles. C’est pourquoi cette loi fut aboliefous le régné de Jacques premier, roid’Angleterre , & sixième roi d’Ecostè dece nom. Voye\ Larrey. {A)
TANITIC U M O ST L U M , ( Géog.anc.~) nom que Strabon , /. A VII- P- 80z.donne à la sixième embouchure du Nil,& qui , à ce qu’il dit, étoit appellée parquelques-uns ftaiticum ojìium. Hérodote,liv. N. ch. jcvij. dit que l’eau de cette
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embouchure venoit du canal ou de la ri-vière Sébennitique ; mais Ptolomée, l. IJZ.ch.v. fait une autre disposition des bouchesdu Nil, 6c cette disposition s’accorde avecce que disent Diodore de Sicile , Strabon& Pline. Il ne fait pas venir l’eau de labouche tanitique , du canal sébennitique ,mais du canal bubastique ou pélusiaque.Le taniticum ojìium étoit la sixième em-bouchure du Nil, en comptant fes em-bouchures d’occident en orient ; mais elleétoit la seconde , en comptant d’orienten occident. ( /). J. )
TANITIC US NOMUS , (Géog. anc.)ou TANITES , la Tanitide , préfecturede la baslè Egypte , le long de la branchedu Nil, appellée taniticum ojìium , bou-che tanitique. Sa métropole étoit Tanis.(D- J.)
TANNAIM , f. m. ( Hist. des Juifs. )nom ancien des favans Juifs qui enseignè-rent dans les synagogues , jufqu’au tempsde la Mifna , la loi orale ou la doctrinedes traditions. Le mot Tannaïm est undérivé de tanah qui signifie en chaldéendonné par tradition ; & il revient au mothébreu shanah , d’où est tiré celui demifna , ce livre si célébré parmi les Juifs,& qui n’est composé que de la traditionde leurs docteurs. Voye{ MlSNA. (D. /.)
TANNE , f. f. ( Phyjìolog .) Les tannesfont l’humeur sébacée de la sueur & dela transpiration retenue dans fes petitscanaux excrétoires.
La portion qui couvre le bout du nez,des ailes du nez & du menton , &c. estchargée d’un grand nombre de folliculessébacées qui produisent une sécrétion d’unliquide huileux, lequel demeure arrêté dansles petits canaux excrétoires par une trans-piration retenue , à cause du défaut dechaleur qui la rend moins abondante danscette partie. Cette humeur arrêtée s’é-paiílit & fe durcit dans les follicules , d’oùon la fait sortir en forme de petits verspar l’expreílìon , & avec une épingle.
Les tannes ne font donc autre choiequ’une humeur blanchâtre, huileuse & ter-reuse de la sueur retenue dans les folliculessébacées du menton, du bout du nez ,qui forme comme des mailles ; tandis quela matière qui leur servoit de véhicul e