Band 
Tome trente-deuxième.
Seite
654
JPEG-Download
 

fi S 4 T40

racine d’une plante de Pile de Madagascar,qui ressemble au nénuphar, & dont la fleurest violette. On fait cuire cette racine dansPeau ou fous la braise. Elle est recherchéepar la propriété qu’elle a d'exciter à Pacte

vénérien.

TANTE , s. f. ( Gram. & Jurisprud. )terme relatif par lequel on désigne la sœurdu pere ou de la mere de quelqu’un. Latante paternelle ou sœur du pere est appel-lée en droit amita , la tante maternelle ousœur de la mere , matertera. La grandetante est la sœur de P aïeul ou aïeule dequelqu’un ; on l’appelle grande tante, parcequ’elle est tante du pere ou de la mere decelui dont il s’agit ; cette qualité est rela-tive à celle de petit neveu ou petite niece.U y a grande-tante paternelle & grande-tante maternelle.

Dans la coutume de Paris, la tantecomme Ponde succède à ses neveux &nièces avant les cousins-germains ; elleconcourt comme Ponde avec le neveu dudéfunt qui n’a point laissé de freres ni desœurs. Paris , art. 338 & 3^9. (A)

TANUS , ( Géog. anc. ) fleuve de PAr-gie ; il avoit fa source au mont Parnou ,& son embouchure dans le golfe Thyréa-tique , selon Paufanias , liv. II- chap.ocxxi'iij „ Ortelius croît que c’est le Tanaiisd’Euripide, qui dit qu’il fervoit de borneentre le territoire d’Argie & celui deSparte.

TAOCE , ( Géog. anc. ) nom d’uneville & d’un promontoire de la Perfide, se-lon Ptolomée, liv. VI. c h. jv. qui placela ville dans les terres, & le promontoireentre le fleuve Oroatis & le Rhogomanus.

T AON, f. m. ( Hifl. nat. Infeclolog.)tabanus 5 mouche à deux ailes. M. Lin-jasus fait mention de six especes de taons ;cet insecte incommode beaucoup en été lesanimaux , & principalement les chevaux ,par les piquures qu’il leur fait avec sonaiguillon ; il leur suce le sang qui sort deles plaies, & il s’en nourrit. Swammer-dam a reconnu/que cet insecte a indépen-damment de cet aiguillon , une trompeavec laquelle il pompe le suc des fleurs, quilui sert de nourriture quand il n’est pas àportée d’avoir du sang des animaux. Col-

T A P

lection accad. tom. V. de la partie étran-gère. Voye\ Insecte.

Taon , ( Science microjc. ) le taon dé-pose ses œufs fur Peau ; ils produisent uneespece de petits vers, dont l’extrémité dela queue est cerclée de poils mobiles , quiétant étendus fur la surface de l’eau , lesmettent en état d’y flotter. Lorfqu’il veutdescendre vers le fond , ces poils Rappro-chent les uns des autres, & forment unefigure ovale , dans laquelle ils enfermentune petite bulle d’air : par le moyen decette bulle , le ver est capable de remon-ter ; si cette bulle 's’échappe , comme ilarrive quelquefois , le ver exprime d’abordde son propre corps une autre bulle sem-blable , pour suppléer à la premiere.

Sa gueule a trois divisions, d’où sortenttrois petits corps pointus , qui font dansun mouvement continuel, comme les lan-gues des serpens. Ces vers se rencontrentsouvent dans Peau que l’on prend à la sur-face des fossés. Le mouvement de leurs in-testins est assez facile à distinguer. II fautlire fur le taon Swammerdam , hijloire desinfect. (D- J.)

Taon Marin. Rondelet a donné cenom à un insecte que l’on trouve sur lecorps de divers poissons, tels que le thon,l’empereur , les dauphins , &c. Cet in-secte suce le sang de ces postions comme lasangsue,&Ies tourmente beaucoup pendantle temps de la canicule. Rondelet, hifi. desinfect. & Tfiophites , ch. viij. Voyez IN-SECTE.

TAOS, ( Géog. anc. ) Teus , nom mo-derne de Teos , ville de P Asie mineure ,dans la partie méridionale de la péninsuleMyonesus , au sud du cap Calonborum ,anciennement Argennum. Elle avoit unport, & étoit à soixante & onze mille pasde Chio , & à-peu-près à la même distanced’Erythrée. Voye\ Téos. ( D. J. )

Ta os Lapis , ( Hifl. nat.) nomdonné par les anciens naturalistes à uneagathe de différentes couleurs , & qui res-sembloit aux plumes de la queue d’unpaon.

TAP , f. m. ( Manne. ) on appelle tapsde pierriers , six pieces de bois de deuxpies de longueur, fur six pouces d’équar*