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milles ail sud de Péluse , suivant nanti-rai re d’Antonin. (D. J.)
TAPHRON , ou TAPHROS , {Ge' ?K .anc.) ville de l’Arabie heureuse. AmmienMarcellin , l. XXIIL c. vj. la met aunombre des plus belles villes du pays ;mais les manuscrits varient par rapport al’ortographe de ce nom. II y en a plu-sieurs qui lisent Taphara , au lieu deTaphron. ( D. J. )
TAPHRURÀ , ou TAPHRA,
( Ge'og. anc. ) selon Pline & Pomponius-Méla ; ville de F Afrique propre , fur legolfe deNumidie. L’anonyme de Ravenne,l. Iïl. c. xv. la nomme Taparura , dememe que la table de Peutinger. ( D. J.)
TAPIE, Tapi a, f. f. (Hift. nat. Bot.)genre de plante à fleur polypétale , ano-male, & composée de quatre pétales diri-gés en-haut ; le pistil fort du milieu ducalice , il est attaché à un long pédicule,& il devient dans la fuite un fruit rondcharnu , dans lequel on trouve plusieurssemences qui ont presque la forme d’unrein. Plumier , nov. plant. amer. gen.Voyez Plante.
TAPIJERETE , s. m. ( Hist. nat.Zoolog. ) nom d’un animal qu’on trouvedans quelques endroits de l'Amérique,& que les Portugais appellent auta.11 est de la t aille d’un petit veau , & à-peu-prcs de la figure d’un cochon ; fa tê-te est plus grosse que celle du cochon ,& finit en pointe vers le sommet ; il aune espece de bourse pendante à l’ouver-ture du groin , qui est attachée à un fortmuscle au moyen duquel il la refíèrre àsa volonté ; chacune de ses mâchoires estgarnie de dix dents incisives , avec uneespace vuide entre ces dents & les molaires,qui font groslbs , &c au nombre de cinqde chaque côté ; de forte que certe bêtea vingt dents incisives , &: vingt dents mo-laires ; ses yeux semblables à ceux du co-chon , font fort petits ; ses oreilles fontarrondies & mobiles ; ses jambes sontgrostes & basses comme celles de noscochons ; les cornes de ses piés sont divi-sées en quatre parties ; il n’a point dequeue ; fa peau est dure & coriace , cou-verte d’un poil court, brun , mélangé detachures blanches. II vit dans l’épaisièurTome XXXII,
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des bois , dort le jour , & ne paît que lanuit , ou de grand matin; il recherche sur-tout les tiges de canne de sucre \ il se ra-fraîchit quelquefois dans l’eau , & nage amerveille ; fa chair est d’un fort mauvaisgoût, mais les naturels du pays s’en ac-commodent. ( p J )
TAPIROUSSOU, f. m. ( Hifi. tut. }grand animal quadrupède du Breíil. II estde la grandeur d’un bœuf, mais il n’a pointde cornes ; son cou est plus court, sesoreilles sont longues & pendantes, ses piésne sont point fendus , & semblables à ceuxd’un âne ; fa queue est courte , ses dentssont aiguës & tranchantes ; son poil estassez long & d’une couleur rougeâtre. LesSauvages le tuent à coups de fléchés, oule prennent dans des pièges. Sa peau sertà leur faire des boucliers; lorsqu’elle a étése'chée , elle est à l’épreuve de la fléché.La chair de cet animal, soit fraîche , soitboucanée , est très-bonne , & ressembleà celle du bœuf.
TAPIS , s. m. ( Comm. ) espece de cou-verture travaillée à l’aiguille sur le métier ,pour mettre sur une table , sur une armoi-re , ou même sur le carreau. Les tapis dePerse & de Turquie sont les plus estimés,fur-toutles premiers. Les tapis qui n’ontque du poil ou de la peluche fur un côtéseulement, étoient nommés par les ancienstapetes & ceux qui en avoient des deuxcôtés , amphi tapetes.
Les tapis qui viennent en France despays étrangers ( car il ne s’agit pas ici deceux de ses manufactures ) , sont des tapisde Perse & de Turquie , ceux-ci, ou velusou ras , c’est-à-dire , ou à poil court, ou àlong poil. Les uns & les autres se tirentordinairement de Smyrne ; il y en a de troisfortes. Les uns qu’on appelle mosquets , sevendent à la piece suivant leur grandeur &leur finesse , & font les plus beaux & lesplus fins de tous. Les autres sc nommenttapis de pié , parce qu’on les achete au piéquarré. Ce sont les plus grands de ceux quis’apportent du Levant. Les moindres ta-pis qu’on reçoit de ce pays , se nommentcadene. ( D. J.)
Tapis. Manusaclure royale de tankfaçon de Turquie e'tablte à la Savonnerie,au Jauxbourgde ChcuUot, prés P ar i S . Les
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