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seul des anciens qui mettè deux villes deCaposiris , à foccident d’Alexandrie. Tousles autres géographes n’en marquent qu’unedans ce quartier-là ; de forte qu on ne íàitâ laquelle des deux villes on doit rapporterce qu’ils disent de rapojiris , dont ils réé-crivent pas même le nom de la mêmemaniéré , Plutarque in Ofiride s austì-bienque Procope , sEdif. liv. VI. c. j. écri-vent Taphosiris. Ce dernier, après avoirremarqué que la côte qui s’étend depuis lafrontière d’Alexandrie jusqu’à Cyrene,villedu pays de Pentapole , a retenu le nomgénéral d’Afrique,dit, il y a dans cette côtenne ville appellée Taphq/iris , à une jour-née d’Alexandrie , & où l’on dit qu’Osiris,dieu des Egyptiens, efl entré. Jullinien afait bâtir dans cette ville un bain public, &des palais pour loger les magistrats. (D. /.)
TAPOUYTAPERE, ( Geog. moi. )c’est-à-dire, demeure des rapuysj contréede l’Amérique méridionale au Brésil, dansla capitainerie de Para ; elle fait une partiedu continent, & n’en est séparée que parun canal , qui va jusques dans la baie deMarannan. (D. J.) \
TAPROBANE , ( Gèogr. anc. ) Tapro-íana ou Taprobane , île célébré que Pto-lomée , lit-’. VU- ch. if , marque à l’op-posite du promontoire de l’Inde appel-lée Cory , entre les golfes Colchique &Argarique.
Les anciens ; savoir ,Pomponius-MeIa ,Strabon , Pline & Ptolomée , ont donnédes descriptions si peu ressemblantes deTaprobane , que plusieurs habiles gens ontdputé si file de Taprobane de Pline étoicla même que celle de Ptolomée : & commela plupart se font accordés à dire, que 1 an-cienne Taprobane étoit l’île de Ceyland’aujourd’hui, il s’est trouvé des auteursde nom , qui, voyant que tout ce qu’ondií'oir de cette ancienne île ne convenoitpas à file de Ceylan , ont été la chercherdans file de Sumatra. De ce nombre fontOrose , Mercator, Jule , Scaliger , Rha-musio & Stukius ; mais il n’est guereprobable que les Romains ni les habitansd’Alexandrie , aient navigé jufqu’à Suma-tra ; c’est en partie ceq"i a obligé Sanmaise,Samuel Bochart, Cluvier & Isaac Vostius,a prendre file de Ceylan pour file de Ta-
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probane. En effet, tout ce que dit Ptolo-mée de file de Taprobane , convient asterà file deCeylan, pourvu que l’on convienneque la description qu’il donne doit l’empor-ter sur celle de Pline, & qu’il s’est trompé enla faisant trop grande, en la plaçant trop aumidi, & en f avançant jusqu’au-delà de l’é-quateur. Cependant les difficultés qui setrouvent à concilier toutes ces différentesopinions, ont porté M. Castini à placer filede Taprobane dans un autre endroit j &voici le système qu’il a imaginé.
La situation de file de Taprobane, suivantPtolomée, an septieme livre de sa géogra-phie , étoit vis-à-vis du promontoire Cory.Ce promontoire est placé par Ptolomée »entre l’Inde & le Gange, plus près de l’Indeque du Gange. Cette île Taprobane étoitdivisée par la ligne équinoxiale en deux par-ties inégales, dont la plus grande étoit dansl’hémifphere boréal, s’étendant jusqu’à 12ou 13 degrés de latitude boréale. La pluspetite partie éroit dans f hémisphère austral,s’étendant jusqu’à deux degrés & demi delatitude australe. Autour de cette île , il yavoir 1378 petites îles , parmi lesquelles ils’en trouvoit dix neuf plus considérables, >dont Le nom étoit connu en occident.
Le promontoire Cory ne sautoir êtreautre que celui qui est appelle présente-ment Comori ou Comorin , qui est austìentre l’Inde & le Gange , & plus prèsde l’Inde que du Gange. Vis-à-vis cecap, il n’y a pas présentement une austìgrande île que la Taprobane qui soit divi-sée par l’équinoxial, & environnée de1378 îles : mais il y a une multitude depetites îles appellées Maldives , que leshabitans disent être au nombre de 12000 ,suivant la relation de Pirard qui y a de-meuré cinq années ; ces îles ont un roi,qui se donne le titre de roi de treize pro~vinces & de dou\e mille îles.
Chacune de ces treize provinces est unamas de petites îles , dont chacune est en-vironnée d’un grand banc de pierre, qui laferme tout - autour comme une grandemuraille : on les appelle attolons. Elles ontchacune trente lieues de tour , un peuplus ou un peu moins , & font de figure àpeu-près ovale. Elles font bout à boutl’une de faune, depuis le nord jusqu’au