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Tome trente-deuxième.
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qui se jette dans le golfe de Tarente , prèsde Torre de Taro.

2°. Taras , fleuve de l’Epire , selonVibius Sequester , de fluminibus , p. 83.

3 0 . Taras-, ville de l’Asie mineure, selonCuropalate cité par Orrelius.

4°. Taras , fleuve de Scythie , selonValerius Flaccus. (D. J •)

TARASCON, ( Ge'og. moi.') il y a enFrance deux petites villes de ce nom ;l’une est dans le pays de Foix , fur le bordde la riviere , à trois lieues au-desiùs de laville de Foix. Long. 19. t u ; latit. 43.

L’autre Tarascon , beaucoup plus consi-dérable , est en Provence, au diocèsed’Avignon , fur la rive gauche du Rhône,vis-à-vis Beaucaire, avec laquelle elle com-munique par un pont de bateaux. Sa situa-tion est à 4 lieues au midi d’Avignon , &à 3 d’Arles. II y a une viguerie, un cha-pitre & quelques couvens. Son terroir estdélicieux, & l'on y respire un air fort tem-péré. Elle députe aux assemblées généralesde la Provence , & ses députés y ont lepremier rang. Long. zz. 2,0 ; lat. 45. 4A.

Cette ville est très-ancienne ; carStrabonLt Ptoloméc en font mention fous le mêmenom qu’elle porte aujourd’hui ; ils la nom-ment Tarafco.

Alolieres ( Joseph Privât de ) physiciencartésien , y naquit en 1677 ; il devintprofesseur au college royal en 172.3 , mem-bre de l’académie des Sciences en 1 720,& mourut à Paris en 174 2 - II a publié desleçons de physique en 4 vol. in-1 z , danslesquelles il admet, non-seulement les tour-billons de Descartes , mais il croît pouvoiren démontrer l’existence dans le systèmedu plein. Les leçons de cet auteur nepasseront pas à la postérité. (D. J.)

TARASQUE , f. f. animal chimériquedont on effraie les enfans en quelques pro-vinces de France ; on le représente à leurimagination ayant sur son dos un panierd’où fort une marionnette qui danse & quifaute.

TARASUN , f. f. ( Diete. ) espece debiere ou de liqueur fermentée que font lesChinois ; elle est très-forte & très-propreà enivrer. Pour faire cette liqueur , onprend de forge ou du froment qu’on saitgefrner, & on le fait moudre grostiér»-

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ment ; on en met une certaine quantitédans une cuve, on l’humecte foiblementavec de seau chaude ; alors on couvre lacuve avec foin ; on verse ensuite de lanouvelle eau bouillante, &on remue le mé-lange , afin que seau le pénètre également,après quoi on recouvre encore la cuve ;on continue à verser de seau bouillante,& à remuer jusqu’à ce qu’on s’apperçoiveque seau qui surnage , a parfaitement ex-trait le malthe ou le grain germé, ce qu’onreconnoìt lorsqu’elleestfortement colorée,& devenue gluante & visqueuse. On laisserefroidir le tout jusqu’à devenir tiede ; alorson verse la liquenr dans un vaisseau plusétroit, que l’on enfouit en terre , aprèsy avoir joint un peu de houblon chinois ,qui est pressé, & à qui on donne à-peu-près la forme d’une tuile ; on recouvrebien de terre le vaisseau qui y a été en-terré , & on laissé la liqueur fermenterdans cet état. Le houblon des Chinois quia été pressé dans des moules, porte déjason levain avec lui ; ainsi il n’est pas besoind’y joindre aucune matière fermentante.En Europe où l’on n’a point de ce hou-blon préparé , on pourroit y suppléer enmettant du houblon bouilli en petite quan-tité , pour ne point rendre la liqueur tropamere, & en y joignant un peu de levureou de mie de pain , ce qui produiroit lemême effet. Lorsque la matière est entréeen fermentation , on observe si la fermen-tation est cessée, ce qu’on reconnoìt lors-que la matière qui s’étoit gonflée , com-mence à s’affaisser ; alors on la met dansdes sacs de grostè toile que l’on ferme enles nouant, que l’on met fous un pressoir,& la liqueur que le pressoir fait sortir deces sacs, se met sans délai dans des ton-neaux que l’on met dans la cave , & quel’on bouche avec foin ; de cette façonl’on a une biere qui est très-bonne , lorí-qu’elle a été faite proprement & avec soin.V. le voyage de Sibérie , par M. Gmélin.

TARATES, {Géog. anc.) Tarati, peu-ples montagnards de file de Sardaigne.Strabon, l. V.p. zzy. dit qu’ils habitoientdans des cavernes, &que quoiqu’ils eussentun terrein propre pour le froment, ils enuégligeoient la culture, aimant mieux pillerles champs d’autrui. lis s’adonnoient aussi